• 16 février 1989... Nous apprenions la disparition du petit Marchand de bonheur !

    16 février 1989... Nous apprenions la disparition du petit Marchand de bonheur !16 février 1989... Il y a aujourd'hui vingt-sept ans, nous apprenions le décès de notre baladin provençal : Jean-Pierre CALVET !
    Alors qu’il s’attendait encore, quelques mois auparavant, à passer une retraite à composer avec la complicité de ses amis GASTON et René MELLA, Jean-Pierre ne pourra assister aux adieux parisiens des COMPAGNONS DE LA CHANSON dès le mois de février 1984. Un groupe auquel l’enfant de Menton avait tant apporté. Injuste me direz-vous quand on sait combien son Marchand de bonheur aura été fredonné de fois… Maladie sournoise, une polynévrite, avait en effet décidé de le soustraire trop rapidement à l’affection des siens et de sa dernière épouse Annie. Au point qu’il ne sera pas en mesure de suivre dans l’intégralité la dernière campagne des Compagnons, celle de ces adieux à un public toujours aussi fidèle en dépit du nombre des années. Alors qu'il était encore parmi eux à l'Olympia au printemps 1983 ! Ce sera Paul MERY, un musicien de l'orchestre de Raymond LEFEVRE parfois entrevu dans des éditions du Palmarès des Chansons, qui s'efforcera, sur scène, de pallier à l'absence de Jean-Pierre.
    A Vaison-la-Romaine, en août 1984, durant ces adieux, René MELLA avec des mots touchants, regrettera l’absence de Jean-Pierre. Tant de choses les avaient unis. Jean-Pierre c’était, non seulement un Marchand de bonheur, le créateur de ce qui est un peu devenu l'emblème du groupe, mais aussi celui qui s’amusait avec délectation des petites plaisanteries en piémontais qu’il émettait et dont seuls les deux Frères MELLA comprenaient le sens… Celui aussi qui trouvait que la plus belle invention de l'homme était... la femme !
    Il est là, alité, se mouvant avec difficulté, mais il me serre la main avec le sourire… Allez voir mes guitares, mes partitions… c’est fini tout ça ! Je lis la fatigue dans son regard, je prends congé, il me serre la main chaleureusement. Revenez me voir !
    Comme l’a rapporté avec émotion l’un de ceux qui connaissaient le mieux tous les COMPAGNONS DE LA CHANSON, le méridional d'Uzès Jean-Louis JOSSERAND, ami de René MELLA, Jean-Pierre en le recevant un été dans sa maison d'Orpierre dans les Alpes savait déjà que le mal dont il était atteint allait l’emporter. Une jolie lutte d’un homme qui trouvera pourtant la ressource d’entreprendre un combat pour que l’esprit s’apaise dans une sorte de quête intérieure. Il reste de ces journées de lutte un ouvrage réalisé avec Arnaud DESJARDINS : Le Baladin et la sagesse publié aux éditions de la Table Ronde qui sortira quelques mois après son décès.

    « Si ça vous chante avec Guy Lux, l'intégrale de la fin 1968 !La dernière chez Drucker avec vidéo... Rappel »

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