• C'était hier... Oui, comme dirait la célèbre chanson, c'était hier et pourtant je n'ai pas oublié ! Comment pourrait-on oublier d'ailleurs...
    Voici un an en effet, se mettait en place une passerelle d'échanges et quelle passerelle entre ce grand Monsieur qu'est Marc HERRAND et le petit noyau d'admirateurs que j'étais résolu à fédérer en vue de la sortie de l'hommage aux COMPAGNONS de notre ami Christian FOUINAT ! Un an déjà, quasiment un an aujourd'hui 29 juin !
    Après René MELLA, Marc a été effectivement le deuxième Compagnon à nous apporter son soutien. A un moment où avec Christian, nous nous demandions encore comment nous allions parvenir à nos fins. 
    Il me semble que c'est à partir de ce moment-là que les barrières ont commencé à tomber les unes après les autres et que la route s'est ouverte ! Davantage ! Nous venions de trouver l'indiscutable soutien dont nous avions besoin. Mais je n'osais encore imaginer que Marc nous apporterait cette complicité qu'il nous apporte aujourd'hui en compagnie de celle qui est devenue notre Mademoiselle Hortensia !
    Au nom de tous ceux qui fréquentent ce point d'informations, je voudrais vous en remercier cher Marc HERRAND. Du fond du coeur ! M E R C I !

    Louis PETRIAC 


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  • On peut aimer ou ne pas aimer l'homme, il n'en reste pas moins que Charles AZNAVOUR reste un créateur exceptionnel au grand talent ! D'ailleurs ses réussites parlent pour lui avec quelques beaux titres sur lesquels nous ne reviendront pas, ils sont trop nombreux !
    C'est donc avec un certain intérêt que nous avions lu l'ouvrage paru voici quelques années avant la déferlante de l'an passé et consacré aux... Temps des avants du grand homme !
    Savoureux pourrait être le terme que nous emploierions pour qualifier le ton avec lequel ce livre a été écrit ! Notamment quand on y évoque ce qu'a été la tournée entreprise en Suisse avec Edith PIAF et... les COMPAGNONS DE LA CHANSON ! Et aussi quand il s'agit d'évoquer ce que furent ses relations de travail avec Edith. D'ailleurs, cette Edith-là, comme il le dit dans le bouquin, il l'a toujours gardée bien présente dans son coeur ! Sur un autre plan, le chapitre consacré aux premiers émois amoureux de certains de nos amis COMPAGNONS vaut son pesant d'or. A le lire,les Compagnons n'étaient pas très enclins à les fréquenter Pierre ROCHE et lui. L'intérêt que portaient ces deux-là aux jupons qui passaient choquait leur éducation boy-scout. Nous étions quant à nous, ajoute Charles, persuadés qu'ils étaient tous puceaux ! 
    On le voit, l'oeil du grand frère, déjà averti, qui avait goûté au fruit défendu avant tous les autres, se posait là quand il s'agissait de parler de ce que tous les garçons évoquent avec discrétion et pudeur ! 

    Il y a dans cet ouvrage, dont on a moins parlé, de très bons mots et, personnellement, je me suis bien diverti en lisant tout cela. Une autre façon de parler de la relation de Charles et des COMPAGNONS DE LA CHANSON et des liens amicaux qui l'unissaient à PIAF !

    LES TEMPS DES AVANTS (Mémoires), Charles AZNAVOUR, Editions Flammarion
    ISBN n° 978-2-7441-6828-9
     


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  • Décembre 1969... Tragédie et fin d'une organisation

    A la vue de la presse people de l'époque et des gros titres qui s'alignaient à la une, chacun se souvient encore de ce mois de décembre qui aura mis un terme à un édifice. Du moins dans ses fondements même puisqu'à partir de ce mois-là l'organisation décisionnelle basée sur un fameux 3 X 3 (3 ténors, 3 basses et trois barytons) va être appelée à devenir un 4 X 2 générant ce qu'on appellera aussi : ceux de devant et ceux de derrière ! En effet, les COMPAGNONS DE LA CHANSON prendront la décision fin décembre de ne pas remplacer leur ami Guy et de poursuivre leur carrière... à huit ! Ce qui ne sera pas sans créer d'autres problèmes dont le professionnalisme affiché viendra à bout !
    Sale mois de Décembre en effet que celui de cette année 1969 ! L'article ci-dessous paru par ailleurs dans la presse belge évoque lui aussi l'absence de Guy BOURGUIGNON qui vient d'être hospitalisé au début du mois. Lui qui était toujours le premier arrivé à toutes les séances de travail et de mise au point n'était pas à l'heure à la dernière répétition d'Angelo ! Dans son Nous les Compagnons de la Chanson, Hubert revient sur cet épisode dramatique. Sous anticoagulant depuis trois ans à la suite d'un accident de l'oeil, on se rendait bien sûr compte que Guy changeait. Ses traits s'étaient empatés et il arborait constamment ses lunettes ! Mais de là à prévoir cette hospitalisation due à un début d'hémorragie en plaque de la paroi stomacale ! Comme le souligne M. DE JONG (voir l'article de presse paru dans A L'ANCIENNE BELGIQUE), Guy devait chanter avec les Compagnons en Belgique et pour la première fois, ceux-ci devront se produire... Sans lui ! Vingt-cinq ans sans se séparer un seul instant !

    Décembre 1969... Tragédie et fin d'une organisation


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  • C'est ici que sont nées Les trois cloches et que le Suisse Gilles-Jean VILLARD a trouvé l'inspiration...
    Un grand merci à une de mes amies : Michèle RUSSIAS de Decize qui, connaissant ma passion pour les Compagnons, m'a adressé ces quelques photos qu'elle avait prises à Baume-les-Messieurs même ! 

    Jean-Pierre PRUDENT 


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  • Louis LIEBARD qui fête aujourd'hui 4 juin 2008 ses cent ans a, sans conteste, été à l'origine du succès rencontré à partir de février 1946 par les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Comme nous l'avons déjà souligné à deux reprises son objectif était cependant différent de celui de ses élèves et s'était limité à leur apprendre au sein des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE les rudiments de la chanson folklorique traditionnelle.
    « Nous sommes en train de former sous l’égide des Compagnons de France un groupe de jeunes qui enseignera, donnera des représentations et propagera le chant choral grâce aux chansons folkloriques françaises. Cette équipe dont le centre se trouve à Lyon sera dirigée par Louis LIEBARD… » Ainsi Jean VERLINE, assistant et répétiteur de l’ensemble, présentait-il alors les choses aux quelques jeunes susceptibles de venir grossir les rangs des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE qui comptera parmi ses postulants, filles et garçons ayant fui la France occupée et se retrouvant sans ressources en zone libre.
    Prisonnier de guerre évadé, ancien adjoint du maître de chapelle de la cathédrale de Dijon, ancien Chef de Chœur de la Perdriole - il dirigera un peu plus tard celui de la Faluche -, Louis LIEBARD a effectivement créé avec les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE une véritable structure innovante dans une maison appartenant à la famille Chomel, rue de Champvert à Lyon. En faisant appel pour la mise en scène de leurs représentations à un véritable concept d’une stylisation extrême, faite de pureté et de dépouillement soulignant cependant l’action, beaucoup concèdent qu’il a réalisé au passage une révolution dans la chanson folklorique en y adjoignant les principes de la chanson animée. Une véritable magie quand on sait que l’apport du jeu visuel à la partie chorale permettait au spectacle de devenir au passage une véritable petite comédie. Perrine était servante en est l’illustration même. Mise au point par les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE sous l'autorité de Louis LIEBARD, elle figurera même par la suite dans le répertoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON.
    Le nom de LIEBARD, ancien responsable de la Chorale des Résonances revient régulièrement sous la plume des uns et des autres dans la prodigieuse épopée des COMPAGNONS DE LA CHANSON. " Le chef ", comme il aimait à se faire appeler, était pour Fred MELLA un technicien, une sorte de sorcier qui avait une perception fine du détail, une oreille musicale sans défaut capable de déceler une erreur de ton si minime soit-elle. Celle de l’un des plus grands spécialistes du chant choral, un statut que beaucoup s'accordent d'ailleurs à lui reconnaître. Donnant une impression de sévérité, autoritaire, éternellement insatisfait, déjà père de cinq enfants à trente-trois ou trente-quatre ans, Louis LIEBARD, infatigable et rageur, était réputé mener son entourage avec une main de fer. Il laisse encore longtemps après l’image d’un homme entier peu ouvert aux concessions. Faire répéter ses élèves debout, parfois face à un miroir afin de pouvoir cerner le moindre défaut pendant de longues heures sans prévoir une seule pause, leur apprendre à travailler la justesse d’un ton, à articuler convenablement et à travailler leur souffle, mettre en place une parfaite harmonie…
    Les souvenirs sont restés longtemps en mémoire des futurs COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et les "travaux extérieurs" comme se plaît encore à le souligner Marc HERRAND avec malice aussi. Les activités de cette vie communautaire chemin de Champvert dans un cadre spartiate étaient très dures, les horaires stricts. Au lever du lit, il fallait que tout le monde se rassemble dans le parc pour l'appel et le lever des couleurs. Après un petit déjeuner fait d'un affreux café et de pain noir, commençaient les corvées quotidiennes : la ratissage des allées, le ménage, les courses au village pour se procurer de quoi manger en faisaient partie. Suivaient immanquablement un décrassage des voix grâce à quelques vocalises et ce n'est que l'après-midi que chacun pouvait donner libre cours à son imagination et à sa personnalité. Ne s’agissait-il pas début 1943, au sein d’un groupe, de donner à des jeunes peu attirés par un embrigadement au STO, les rudiments d’un art qui en attirait même beaucoup. Selon Marc HERRAND, quatre-vingt s’y succéderont et les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE compteront jusqu’à plus d’une vingtaine de postulants alors que les représentations étaient données par seulement une dizaine d’entre eux triés sur le volet !
    Cette époque aura indéniablement donné envie d'en savoir plus et nous avouons nous être piqués au jeu en découvrant petit à petit quel avait été cet univers. Il justifie o combien que nous ayons pris la décision de publier à l'automne un second ouvrage hommage évoquant ces années. Un ouvrage qui parle également de tous ceux qui ont participé à cette magnifique épopée et dont on avait pas assez parlé jusqu'à présent.

    Nous vous souhaitons tous un joyeux anniversaire Monsieur LIEBARD et tout le monde ici aura aujourd'hui une pensée pour vous !


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