• La photo n'est pas de très bonne qualité mais c'est un témoignage essentiel de ce qu'était le PATHE PALACE à Lyon durant ces terribles années de guerre ! Au moment même où la ville occupée par les Nazis depuis la fin 1942 avait bien des épreuves à affronter ! C'est pourtant là que l'aventure a véritablement commencé et où, en présence de Louis SEIGNER, sociétaire de la Comédie Française, les COMPAGNONS de la MUSIQUE ont été remarqués au terme d'une représentation des plus brillantes dont toute la presse parlera en Rhône-Alpes.

    "Une salle véritablement transportée par les délicieuses harmonisations des jeunes Compagnons de la Musique... sous le regard émanant d'un visage impassible, celui de leur responsable Louis LIEBARD. Un homme qui reconnaît que ses jeunes protégés travaillent beaucoup et pour ainsi dire toute la journée. Dans un autre article publié ci-dessous, on souligne que, jeunes et sincères, ils conduisent de bout en bout un programme plein de goût, de saine gaieté et de valeur artistique indiscutable !"  
    C'était un 23 novembre 1943, un Ardéchois de 19 ans Alfredo MELLA venait tout juste de faire ses premiers pas dans le groupe à un moment où Jean VERLINE, l'ancien soliste de l'équipe, croupissait dans une geôle pour avoir involontairement craché par la fenêtre d'un wagon de chemin de fer un noyau sur un représentant de l'ordre ennemi !

    On sait ce qu'il adviendra d'eux après cette brillantissime prestation qui leur vaudra d'honorer une invitation au Gala des cheminots à la Comédie Française en avril 1944 ! A Paris ! Une soirée qui leur permettra également de croiser leur "Grande Dame" ! Grâce au comédien Louis SEIGNER, présent dans cette salle du Pathé-Palace.


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  • Eté 1941, JEUNE FRANCE avec les prémisses même de ce que sera la toute première formation des Compagnons de la Musique

     

    Et la première fois c'était quand ? Telle est la question que nous serions tentés de nous poser en évoquant les premières prestations des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE et en lisant la presse abondante que nous avons réussi grâce à vous tous à nous procurer !
    Longtemps, j'ai cru que les COMPAGNONS (à l'époque pas encore de la Chanson) avaient chanté la première fois devant un public à la fin de l'année 1942. Parce que je supposais qu'interpréter des merveilles comme PERRINE ETAIT SERVANTE ou d'autres trésors aussi bien ciselés, ça demandait quelques mois de travail ! Que nenni ! D'ailleurs, la presse ne manque jamais une occasion de sortir une date fantaisiste qui arrange finalement tout le monde !
    Pour la DERNIERE HEURE LYONNAISE, c'était... le 13 février 1942 ! Vingt ans avant le passage à Bobino ! Pour d'autres, c'était au cours de l'été de la même année ! Et si l'on se réfère aux archives de la Compagnonne Marianne CHASSOT, mieux placée que quiconque pour dire si oui ou non ils y étaient, ce serait plutôt en décembre 1941, à peine deux mois après le lancement de la galaxie COMPAGNONS de la MUSIQUE de ce bon Monsieur Louis LIEBARD ! Et l'expérience me direz-vous ? On sait à présent que la plupart des premiers éléments de la troupe étaient issus de l'Association JEUNE FRANCE dont Louis LIEBARD était déjà le responsable et que Jean-Louis JAUBERT venait d'effectuer quelques travaux pratiques au sein de différents camps de jeunesse où il avait appris la base même de ce que le chef Louis entendait inculquer à son bataillon de jeunes recrues. D'ailleurs, si vous regardez attentivement la photo des éléments de JEUNE FRANCE prise à Morestel à l'été 41 (ci-dessus), vous n'y retrouverez pas beaucoup de visages connus, ce qui n'empêchait pas certains des futurs COMPAGNONS DE LA MUSIQUE déjà dirigés par Louis LIEBARD, comme Jean VERLINE et Maurice MEYER d'honorer des engagements et de montrer une voie nouvelle ! Et de proposer, déjà, des formations aux tout nouveaux COMPAGNONS DE FRANCE créés à l'été 1940. Il faut dire qu'un an plus tard, peu s'attendaient à un tel bouleversement dans le domaine choral ! L'arrivée de Jean-Louis JAUBERT, de Marc HERRAND et de Jean ALBERT y a sûrement été pour beaucoup ! Avant que suive l'arrivée des autres !

    Louis PETRIAC


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  • Ce n'est pas une surprise, Marc et Yvette (photo du dessus prise au Japon en 1996) seront avec nous pour "ATTENTION LES FEUILLES" la manifestation de la Chanson Vivante de CRAN-GEVRIER du 25 octobre prochain !
    Aux côtés de Christian FOUINAT et de Jean-Jacques BLANC, Marc y dédicacera la ROUTE ENCHANTEE qui les a menés au Japon, un pays où Yvette a longtemps été et reste encore l'une des chanteuses françaises les plus appréciées. Publié en 2005 aux Editions du Signe de Strasbourg cet ouvrage revient également sur les premières armes de Marc au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON.
    D'autres personnalités nous ont déjà fait l'amitié d'accepter notre invitation parmi lesquels notre ami Gérard SABBAT, sans doute Brigitte BROUSSOLLE la femme de Jean et les enfants de Louis LIEBARD qui nous ont dit qu'ils feraient ce qu'il fallait pour être avec nous à CRAN GEVRIER. Roger MANSUY, Compagnon de la Musique et auteur de la postace de l'ouvrage de Jean-Jacques BLANC sera également là avec les siens. Notre confrère Jean BOEKHOLT y proposera également son magnifique travail sur les FRERES JACQUES qui avait été édité voici quelques années et un aperçu de ce qu'aurait pu être le Répertoire COMPAGNONS si le projet avait davantage été soutenu. Avec Jean, notre Mimi LANCELOT qui mettra à profit cette journée de retrouvailles pour dédicacer les quelques exemplaires restants du livre d'Hubert : Nous les Compagnons de la Chanson qui avait été publié en 1989 chez Aubier-Archimbaud. Une occasion à ne pas manquer pour ceux qui n'ont toujours pas cet ouvrage, l'un des premiers évoquant la prodigieuse épopée des Compagnons !
    Avec leurs multiples sketches et autres représentations de chansons animées parmi lesquels LE CIRQUE, PERRINE ETAIT SERVANTE, LE BARON GONTRAN, MARIANNE S'EN VA AU MOULIN, L'OURS... pardonnez, la liste est longue, les COMPAGNONS DE LA CHANSON avaient tout à fait leur place dans un festival de chanson vivante où il s'agira une fois encore de commémorer l'une des plus belles pages de la Chanson française !


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  • Nous l'avions prévu, voici une série de documents qui devraient vous permettre de vous rendre plus facilement à la manifestation de Chanson Vivante organisée dans le cadre de ATTENTION LES FEUILLES à la Médiathèque de CRAN-GEVRIER le 25 octobre prochain (photo de face ci-dessus).
    Et notamment un plan d'accès routier au centre ville où se trouve la médiathèque La Turbine que vous pourrez éditer en cliquant sur le lien ci-dessous aussi bien en format A4 qu'en format A3 si vous demandez à un reprographe de le faire pour vous : Cran-Gevrier Programme

    Puis la plaquette de la manifestation éditée également en format PDF* dans laquelle vous trouverez tous les renseignements pratiques vous permettant de réserver hôtel et restauration et de vous déplacer éventuellement en bus. Nous avons privilégié dans ce document les établissements faciles d'accès et situés à proximité de la Médiathèque de CRAN-GEVRIER. Il nous a en effet paru difficile d'ajouter quatre ou cinq hôtels d'Annecy auxquels nous pensions tout d'abord car il en existe une soixantaine dont les prix sont extrêmement proches les uns des autres. A un peu plus d'un mois de la manifestation, nous sommes par ailleurs déjà en mesure de vous donner le nom des participants qui ont bien voulu répondre à notre invitation et dont les noms suivent ci-après :
    Marc HERRAND et Yvette GIRAUD,
    Mireille LANCELOT,
    Gérard SABBAT,
    Roger MANSUY l'un des derniers Compagnons de la Musique et sa fille Anne,
    Brigitte BROUSSOLLE,
    Louis-Dominique LIEBARD (sous réserve) le fils de Louis LIEBARD,
    Laure-Hélène VERLINE la fille de Jean VERLINE le bras droit de Louis LIEBARD,
    Jean BOEKHOLT éditeur à Montpellier
    Christian FOUINAT, notre auteur crangevrien
    Jean-Jacques BLANC, auteur de l'ouvrage récemment paru sur les Compagnons de la Musique.


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  • Passionné de bons mots et verbicruciste à ses heures, Jo FRACHON, auteur chez les COMPAGNONS de la CHANSON de plusieurs textes à succès, avait fini par trouver une occupation à la taille de ses multiples connaissances : un rôle de juge de paix dans l'émission d'Armand JAMMOT : DES CHIFFRES ET DES LETTRES qui a quelque peu perdu de son aura ces dernières années.

    Pourtant cela n'avait pas été simple pour cet ancien étudiant en Droit et en Sciences Politiques arrivé chez les COMPAGNONS de la MUSIQUE au début de l'année 1945. Surtout au moment de la décision prise par les COMPAGNONS de la CHANSON de mettre un terme à leur carrière ! Mais qu'allaient-ils donc tous devenir après avoir occupé, quasiment quarante ans pour certains, le haut de l'affiche ? Après deux longues années d'atermoiements, Jo, comme ses amis et partenaires, se l'était demandé. Il faut dire qu'il n'imaginait pas une seule seconde pouvoir trouver une activité en lien avec sa passion des mots croisés. Il se voyait tellement mal à 65 ans aller soudain à la pêche à la ligne ou chasser le gibier dans les sous-bois... Et puis, au moment même où il produisait déjà pour le média FRANCE DIMANCHE quelques grilles de mots croisés, c'est sa rencontre avec l'un des verbicrucistes renommés : Max FAVALELLI qui précipita les choses ! Max cherchait justement un remplaçant pour occuper le poste qu'il tenait depuis quelques années dans la célèbre émission de télévision. La suite, on la connait.

    Dès la fin octobre 1985, dix mois après la der des der avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON, la belle carrure de Jo FRACHON, basse barytonnante de l'ensemble, apparaissait sur nos petits écrans. Un complément à une carrière déjà riche qui lui avait même valu au sein du groupe de camper les solistes (à l'occasion) à la place du pays Fred MELLA. Notamment dans Le petit oiseau joli comme en témoigne un document retrouvé en Suisse que nous publions ci-dessous.

     


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  • Ils étaient Compagnons de la Musique... C'est lui !Ce sont les derniers jours avant le verdict, les dernières mises au point des textes, les corrections et un soin particulier apporté à l'emplacement des images et autres documents. Il s'agit parfois d'une attention à un détail qui décide de l'avenir d'un ouvrage parce qu'avec la maquette on est jamais assez précautionneux et que la qualité de l'impression attendue risque de ne pas être à la hauteur si... Et puis parce que cet ouvrage que certains imaginaient en... livret ou en opuscule est devenu à force d'enquêtes et de recherches... un ouvrage de quasiment 200 pages où l'on va tout de même trouver une centaine de reproductions d'images et de documents ! 

    Il avait fallu refaire deux fois la couverture de l'ouvrage hommage de FOUINAT à l'automne 2007 !  Parce que le graphisme romain de la quatrième n'était pas conforme à celle qui avait emporté notre adhésion. Et nous étions déjà en retard de trois semaines ! Christian FOUINAT doit s'en souvenir... Le bon à tirer était arrivé le même jour que celui choisi par un virus pour s'infiltrer à l'atelier et donner encore un peu plus de piment à l'affaire. Juste histoire d'avoir le grand privilège de recomposer la plupart des fichiers détruits ! De 5-6 heures du matin à parfois 20 ou 21 heures le soir, tout peut donc arriver ! Même l'obligation de devoir répondre à un desiderata un peu particulier ou de s'excuser de ne pas avoir compris le sens d'un message faute de ne plus y voir très clair après dix à douze d'heures d'écran ! Je sais, toutes ces choses-là ça fait partie du jeu mais, à chaque fois, c'est épouvantable à vivre.

    Oh, les éditeurs se plaignent rarement. Même si quelquefois passablement écoeurés, ils menacent d'envoyer tout balader ! Avant de reprendre les choses en main le lendemain même ! Mais sans doute sont-ils convaincus de faire un beau métier qui demande à être un peu plus "allumé" que la moyenne des autres et de pouvoir aussi résister à la suspicion ! Putain de force morale ! La seule consolation c'est de pouvoir de temps à autre revivre une soirée comme celle vécue à Lyon le 1er décembre dernier où des larmes de bonheur et d'émotion ont du mal à être contenues parce que oui, une nouvelle fois, on a réussi à s'en sortir alors que tout le monde pensait que... Si vous êtes convaincus de la détermination de notre équipe, rien ne vous interdit de la supporter en réservant cet ouvrage : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/58/97/52/Commande-livre.doc

    Et Jean-Jacques BLANC (à gauche sur la photo, avec Marc HERRAND et Jean BESACIER) me direz-vous ? Heu-reux ! Il pense que c'est trop beau pour être vrai !... D'ailleurs, à l'entendre, on est sûr que cet homme-là, l'harmonie, il sait ce que c'est... et que scrogneugneu... Et, voulez-vous qu'on vous dise, tant mieux !


    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/58/97/52/Trop-beau-pour--tre-vrai-avec-JJ-Blanc.wma

    Louis PETRIAC


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  • Cran-Gevrier 25.10... Gérard viendra !

    Nous y pensions déjà depuis un bon moment et nous n'avons pas cessé de multiplier les contacts depuis le Printemps dernier... UNE NOUVELLE SEANCE DE DEDICACE aura lieu à Cran-Gevrier au-dessus d'Annecy le 25 octobre 2008 prochain entre 14 et 18 heures.
    La médiathèque de l'endroit organise effectivement dans le cadre d'un programme "ATTENTION LES FEUILLES" CHANSON FRANCAISE (le Festival de la Chanson Vivante) qui nous permettra le 25 octobre de proposer en clôture de ce festival une dédicace de l'ouvrage hommage de Christian FOUINAT, ainsi que celle de la Route enchantée de Marc HERRAND et Yvette GIRAUD et une présentation de :
    ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE... de Jean-Jacques BLANC.
    Nous ne manquerons pas, évidemment, de revenir plus en détails sur ce Festival des Belles Feuilles et ferons tout notre possible pour que, cette fois-ci, un maximum de ceux que nous aimons soient présents qui n'avaient pu être parmi nous à Lyon. Sachez déjà que la participation de nos deux fidèles Marc HERRAND et Gérard SABBAT (en photo ici avec René) est acquise pour le 25.10 (voir la lettre que nous venons de recevoir de Gérard ci-dessous). A noter qu'ils ont été tous les deux COMPAGNONS DE LA MUSIQUE avant de devenir en février 1946 COMPAGNONS DE LA CHANSON.
    Sera également prévue une plaquette que nous diffuserons, pour que ceux qui décident de participer à ce Festival et à cette dédicace puissent trouver sur place où se loger ainsi qu'un itinéraire.


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  • Petit à petit nous avons pu retrouver quantité de ceux qui avaient croisé nos amis les COMPAGNONS de la CHANSON et, en dernier lieu... Roger MANSUY qu'il était intéressant d'entendre avant la publication de ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE..., l'ouvrage à paraître de Jean-Jacques BLANC que vous êtes déjà quelques-uns à avoir réservé
    C'est en sept. 1944 que Roger MANSUY s'est présenté à la Villa du Point du Jour après avoir entendu dire que l'on recherchait une basse au sein des COMPAGNONS de la MUSIQUE, la troupe d'expression musicale des COMPAGNONS de FRANCE. Une audition loin d'être concluante mais la promesse d'un essai et d'un stage... puis l'aventure au sein d'un ensemble qui lui vaudra dès le Printemps suivant de découvrir l'univers des tournées et un souvenir inoubliable en Allemagne. Un souvenir qui reste omniprésent en lui et qui, encore aujourd'hui, a le don de le faire fondre. Il avait compris à ce moment-là, au sortir d'un épouvantable conflit que le peuple allemand aspirait, avec celui de France, à préparer "un ciment de la paix".
    C'est le manque d'argent et sans doute aussi les visées un peu utopistes d'un idéaliste épris de créativité et pétri de connaissances dans le domaine du chant choral, un thème déjà abordé ici, 
    qui feront éclater le groupe en février 1946 ! La suite, on la connaît ou du moins, on la devine... Il y eut beaucoup d'appelés et seulement... huit élus !
    Roger MANSUY a retrouvé, assez souvent, ses anciens partenaires au cours de leurs représentations ou passages comme ici, sur la photo du bas où on le voit aux côtés d'Hubert LANCELOT lors de la tournée d'adieux des COMPAGNONS de la CHANSON aux Célestins à Lyon en 1982 ainsi qu'aux côtés de Marianne CHASSOT la première COMPAGNONNE DE LA MUSIQUE de l'épopée LIEBARD.


    Roger MANSUY avec à sa gauche Hubert et à sa droite Marianne CHASSOT-GUERRIER. C'étaient les adieux des COMPAGNONS à Lyon en 1982...


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