• C'était le Lolo de la bande...

    Né le 29 août 1920, Louis-Lazare JACOB était le « Lolo » de la bande ! Devenu durant la guerre Jean-Louis JAUBERT pour des raisons de sécurité pendant la traque aux Juifs, en endossant un nom qu'il ne quittera plus, Jean-Louis a toujours donné le sentiment d'être le patron du groupe ! Même s'il n'en n'était rien ! Et cela bien qu'il ait été nommé en février 1946 PDG de la toute nouvelle Société Coopérative de Production Ouvrière « LES COMPAGNONS DE LA CHANSON ». Au moment précis où, avec ses amis, ils avaient décidé de voler de leurs propres ailes et de mettre un terme à leur association avec Louis LIEBARD, leur mentor lyonnais. 
    Disons que par son calme et son attitude posée face aux difficultés de toute sorte, par son humour, son charisme et son flegme aussi, ce "séducteur-né" dont les conquêtes féminines ne se comptent plus, était bien perçu. C'est donc fort logiquement s'il occupait un véritable rôle d'attaché de relations et s'il était l'un des gestionnaires les plus avisés du groupe, celui le plus capable en tout cas d'apporter au groupe les contrats dont les COMPAGNONS DE LA CHANSON avaient besoin. On se souvient aujourd'hui encore de certaines de ses réparties pleines d'humour dont Christian FOUINAT donne un exemple dans le livre hommage que nous avons publié fin 2007. Cet humour éclate également dans une répartie de 1946 restée célèbre. Lorsqu'il s'est agi de savoir si les Compagnons devaient interpréter ou non Les trois cloches que leur avait proposé Edith PIAF, Jean-Louis avait alors craint qu'on ne les prenne pour neuf cloches !...
    Organisé autour d'une règle simple, celle du 3 X 3 (3 ténors, 3 barytons et 3 basses), Jean-Louis pensait que la force des Compagnons résidait dans le fait qu'à neuf ils ne couraient pas le risque de se tromper tous les neuf en même temps. Ce qui facilitait d'autant les prises de décision de l'ensemble ! Sans lui, qui restera toujours aux yeux de tous l'un des personnages-clé de la fabuleuse histoire des Compagnons, rien n'aurait été possible. Au plan musical, il en était également l'une des voix basses très appréciées après avoir failli devenir... footballeur professionnel avant la guerre ! Juste avant un exode salutaire à Massiac dans le Cantal parce qu'il fallait fuir l'Alsace et l'occupation nazie ! Il assumera d'ailleurs quelques temps des fonctions de Conseiller Technique au sein de la Commission de la Coupe de France de Football à la Fédération, après que les Compagnons aient cessé de se produire en 1985.
     
    C'est au sein d'un mouvement de jeunesse "JEUNESSE et MONTAGNE", après cet exode, que l'idée lui est venue de monter une équipe de chanteurs attirés par le chant choral qui serait en mesure d'interpréter du folklore français... Un endroit où il côtoiera... Guy BOURGUIGNON.
    L'idée fera son chemin et le conduira, lui, l'admirateur de Ray VENTURA, à rejoindre à Lyon en octobre 1941 les COMPAGNONS DE FRANCE pour y promouvoir au sein d'un groupe d'expression musicale : LES COMPAGNONS DE LA MUSIQUE "la chanson animée". Devenu sous l'égide de Louis LIEBARD, l'ancien assistant du maître de chapelle de la cathédrale de Dijon, une véritable pépinière de talents le groupe prendra vite un certain essor. Ils y resteront à huit jusqu'en Février 1946 avant d'exploiter plus à fond sous le nom de COMPAGNONS DE LA CHANSON la piste parisienne qui semblait leur promettre plus de réussite que leur expérience lyonnaise du Point du Jour. Surtout après qu'Edith PIAF, l'amie des débuts, ait choisi de les emmener avec elle d'abord en tournée en Alsace et de les imposer aux Etats-Unis juste après avoir enregistré avec eux : Les trois cloches.

    Jean-Louis vient hélas de nous quitter en juin 2013. Il allait avoir 93 ans ! 


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  • Tiré d'une lettre adressée à Marc HERRAND fin 2007 par Daniel SAURFELD, l'auteur de la version vidéo de "mes fidélités" chantée par Fred MELLA (à voir sur votre gauche)

    J’ai découvert les COMPAGNONS DE LA CHANSON en… 1947 ! J’avais neuf ans quand mon instituteur du Cours Elémentaire 2ème année fit écouter à sa classe : Perrine était servante et qu’il décida que ses élèves la chanteraient. Ce qui fut dit, fut fait ! C’est ce jour-là que je tombai dans le chaudron !

    Mais, qui étaient donc ces COMPAGNONS DE LA CHANSON dont il nous parlait avec tant de délectation ?… Il n’y avait pas de tourne-disques à la maison ni de photos qui m’auraient permis de les voir ! Et j’avais un fort désir de les entendre de nouveau mais, à part la TSF, point de salut ! Il m’arrivait donc d’attendre plusieurs heures à côté du poste radio et, souvent, mes attentes étaient vaines. Un jour, la municipalité de Fourmies, dans le Nord, vint installer dans mon village natal de Monthermé dans les Ardennes un centre de vacances et un moniteur-enseignant créa une chorale scolaire qui y séjourna plusieurs semaines. Elle donna, en 1949 je crois, quelques concerts auxquels les habitants furent conviés. Cette jeune chorale avait un répertoire unique, celui des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Quelle joie fut-ce pour moi de découvrir alors, en plus de Perrine, Les yeux de ma mère, Dans les prisons de Nantes, Céline, Les trois cloches, Le roi a fait battre tambour, L’ours, Les marins de notre ville, Ukraine, La Marie, Les gendarmes s’endorment sous la pluie, Le prisonnier de la tour, Cinq filles à marier, Maître Pierre… Autant de joyaux pour lesquels on ne vous remerciera jamais assez Marc HERRAND ! Avec l’aide de ces colons chanteurs appelés " les gars qui braillent ", le virus continua de se développer et il est toujours présent… Définitivement ! Eu égard à la longévité du groupe, votre passage au sein des COMPAGNONS pourrait paraître court mais, pour le fan que je suis, je devrais même dire les fans, nous qui apprécions sans forfanterie en connaisseurs, je dirai que vous avez laissé une marque indélébile chez eux… et au-delà !

    Je fais aujourd’hui partie d’une chorale d’amateurs d’une quarantaine de personnes environ qui donnera dans quelques jours un concert dont le programme sera constitué uniquement de chants de Noël et notre chef de chœur, une dame, m’a demandé d’être soliste dans " A Noël ". Ce n’est pas la première fois que je suis ainsi désigné mais là… avec une chanson des COMPAGNONS arrangée par Marc HERRAND !… Je suis fier de porter la bannière et, en plus, dans mon village natal ! J’aurai à cette occasion une pensée pour vous, tout en espérant ne pas sombrer dans l’adage : " Nul n’est prophète en son pays ". Pour être certain de le faire mentir, il me faudrait la voix de Fred… Or, il n’en existe qu’une et je devrai donc faire au mieux ! Vous avez été l’une des toutes premières personnalités à croire et à encourager l’initiative de notre ami Christian FOUINAT dont le résultat aura comblé de bonheur les " fans des Compagnons " dont je suis. Je tenais particulièrement à vous en remercier. Je n’ai pu hélas me rendre à Lyon le 1er décembre 2007 pour l’avènement de son livre et je n’ai pu vous rencontrer. J’avais eu le plaisir de converser avec vous le 19 octobre 2002 et de vous faire dédicacer la partition " mes jeunes années ".

     Dans ce concert justifié d’éloges compagnonnesques, il serait parfaitement injuste d’oublier votre épouse, Madame Yvette GIRAUD et sa brillante carrière. Elle a laissé en moi et dans ma famille (ma mère et ma sœur l’adoraient) des traces définitives. Pas seulement chez nous, mais aussi dans la Chanson française et je me réjouis de retrouver Madame GIRAUD dans le catalogue " Marianne Mélodie ". A ma demande, vous me l’aviez présentée à Lyon et j’ai eu le grand honneur de discuter avec elle. Hélas trop peu pour moi ! Je me souviens qu’elle m’avait demandé quelle était ma chanson préférée et j’avais répondu : La danseuse est créole. C’était vrai, mais j’ai beaucoup aimé aussi : Mademoiselle Hortensia, Ma guépière, Cerisier rose et pommiers blancs, Je vais revoir ma blonde, Les lavandières du Portugal, Quadrille au village. Toutes ces chansons ont enchanté mon adolescence avec un faible pour Avril au Portugal. J’écoute d’ailleurs souvent dans ma voiture le double CD Odéon Pathé que votre épouse a bien voulu me dédicacer à Lyon ; il fait partie de mes trésors. Merci pour tout chère Yvette GIRAUD !
    Avec toutes mes amitiés et mes chaleureux remerciements pour ce que vous avez apporté avec votre épouse à la Chanson française.

    Daniel SAURFELD


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  • Margoton va-t-à l'iau par verclaud

    Nouveau saut dans le temps avec cette vidéo significative de la période LIEBARD ! Margoton va-t-à-l'iau est servie ici par des prouesses supplémentaires, celles de l'acrobate qu'était notre P'tit Rouquin issu, il est vrai, du monde du cirque ! Merci Claude pour ce nouvel apport ! Un véritable bijou qui donnera un aperçu de ce qu'était la chanson animée qui aura sans doute permis ensuite à Jean BROUSSOLLE de créer des sketches comme Les perruques, Les Tourlourous ou les Ecossais !


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    De magnifiques photos nous sont parvenues prises par notre amie Sybille qui témoignent de l'événement qu'a été le spectacle parisien de Fred MELLA à l'Olympia le 14 décembre dernier !
    Avant (l'enseigne lumineuse), pendant, avec la participation des deux complices d'hier, GASTON et René MELLA, et la présence symbolique sur scène de l'affiche créée par KIFFER, et après avec les retrouvailles des admirateurs avec leurs idoles (dédicace, etc...). Il y a sûrement des visages que vous reconnaîtrez !
    Sans aucun doute pour tous, un grand moment !

     


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  • Marie-Madeleine LIEBARD aurait largement eu sa place au sein du trombinoscope des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE qui a été réalisé dernièrement sous la conduite de Jean-Jacques BLANC et publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS. Aux côtés de son époux Louis et de ses enfants qui nous avaient fait l'amitié d'assister à la dédicace de Cran Gevrier le 25 octobre dernier, elle fêtait encore le 4 juin dernier les 100 ans du créateur de la structure d'expression musicale des COMPAGNONS DE FRANCE. Une structure où elle aura tenu son plein rôle puisqu'elle avait souvent en charge, et l'ouvrage l'évoque même en photos, bien des problèmes rencontrés par les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE. Qu'il s'agisse de leurs déplacements dans le vieux car affrêté pour l'occasion voire même d'apprendre aux jeunes à danser avec Miss PLEDGE et la regrettée Odile MICHAL dont nous annoncions également la disparition récemment.

    Sur la photo ci-dessus, prise lors de la création de la structure au Belvédère, Marie-Madeleine LIEBARD figurait au second plan derrière son époux Louis, entre Odile MICHAL et Miss PLEDGE.
    Décidément, cette fin d'année 2008 n'aura guère été favorable aux anciens de l'équipe LIEBARD avec les disparitions successives de Gilles ARRIVE, Odile MICHAL et maintenant de Marie-Madeleine LIEBARD survenue quelques heures après celle d'Odile.

    A toute la famille de Madame LIEBARD, le site présente toutes ses condoléances attristées.


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  • Comme on l'a déjà dit ça et là, il s'agit désormais avec lui de plus d'un demi-siècle de Chanson Française ! Et le 14 décembre dernier, Fred MELLA donnait à l'Olympia un nouveau spectacle succédant à une partie "Valses viennoises". Probablement l'un de ses derniers, car celui qui a enchanté les foules avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON s'apprête à fêter ses... 85 ans. Ce sera pour le 10 mars prochain ! Juste avant de donner un concert à Reims au Centre des Congrès. Mais venons-en à cette représentation à l'Olympia... 

    Difficile de sélectionner les moments forts de ce récital, car nous avons eu droit à un best-off. Relevons en hommage à son ami Georges BRASSENS : Y'a rien à jeter. Avec Le Marchand de bonheur pour débuter dont Fred oubliera quelques paroles au comble d'une émotion palpable. Car l'émotion était bien présente à l'Olympia ce 14 décembre ! A coup sûr ! Une surprise attendait ceux qui avaient répondu présents. Du sur-mesure pour ces retrouvailles avec le public parisien. Doit-on y voir la plume d'AZNAVOUR, ou celle de son fils Michel ? Au résumé de ce qu'aura été sa vie et en voyant la passion contenue dans son regard, c'était en tout cas un très grand moment. En chantant sa jeunesse, Fred évoquera son amitié avec AZNAVOUR qui a pris naissance pendant la tournée avec Edith en Suisse (deux fils d'émigrés avec des origines qui les auront rapproché !), son amitié avec BRASSENS, avec lequel les sujets de conversation ne manquaient pas : les femmes par exemple, Marinette, Fernande entre autres... Il n'oubliera pas pour autant TRENET et ses jeunes années, BEART et ses souliers ! Ni, bien entendu, les COMPAGNONS avec une longue évocation ponctuée par l'affiche de KIFFER qui occupera la scène pendant un medley de leurs succès. Il donnera cependant libre cours à son goût pour le classique avec l'Ave Maria de Schubert et Je chante pour tous ceux qui s'aiment. Sans oublier, après l'émotion, le rire. On le verra demander au public de chanter avec lui après quelques répétitions Le petit oiseau joli. CUI CUI CUIT... Un exercice qui mettra en valeur le don de ses admiratrices rapport à celui, moins convaincant, de ses admirateurs masculins ! Le panachage observé lors de ce tour de chant sera subtil* ! La mamma lui permettra de dire que son père a rangé ses instruments après son départ... etc...

    Fred nous a baladés, c'est indéniable, nous réservant une belle surprise lorsque René et Gaston sont montés sur scène pour chanter avec lui Le temps des étudiants. Les spectateurs ravis l'ont d'ailleurs rappelé. Son épouse québecoise n'a pas été oubliée pour annoncer : Je reviens chez nous. Le public a eu l'impression de revoir celui qui, avec les COMPAGNONS, leur annonçait en fin de représentation, lorsqu'ils demandaient un supplément, qu'ils auraient tout... ou presque ! Nous avons effectivement eu Lara, les trois cloches, Ce n'est pas un adieu et, une fois le guitariste et le pianiste partis, des rappels. Il entonnera a capella Parlez-moi d'amour. Il aurait été difficile de ne pas être sous le charme quand le rideau est tombé et beaucoup se sont demandés s'ils ne rêvaient pas ! Et le rêve se poursuivra à la sortie car certains d'entre nous auront la possibilité de pénétrer dans les coulisses pour y retrouver notre amie Mimi LANCELOT, Gérard SABBAT, ZANINI, Diane DUFRESNE, AZNAVOUR... Malgré des vigiles impassibles et peu disposés à se montrer conciliants. Même au moment de la dédicace de Mes maîtres enchanteurs !

    (*) Liste des titres interprétés
    Le marchand de bonheur Seul sous la lumière Mes jeunes années Ave Maria de Schubert La grande dame Mes fidélités Florilège Brassens dont "Fernande", "une jolie fleur"...Le galérien Je chante pour ceux qui s'aiment 

    Pot pourri : Allez savoir pourquoi, Gondolier, Bras dessus bras dessous, Vénus, Le temps de étudiants, accompagné par les instruments de Gaston et de René (outre le pianiste et le guitariste de la totalité du récital) Ce n'est pas un adieu, La Mamma, Le petit oiseau joli, Sa jeunesse, Je reviens chez nous, La chanson de Lara, Les 3 cloches avec en rappel : Parlez-moi d'amour.

     


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  • Les comediens par verclaud

    Guy LUX et ce qu'il savait faire de mieux dans un numéro de Si ça vous chante... L'animation Chanson française ou Variétés comme en produisait notre télé de jadis. Alors, pour la petite nièce d'Hubert : Marie-Françoise, voici deux couplets des Comédiens par nos amis les COMPAGNONS DE LA CHANSON !

    Vous connaissez tous l'histoire de la chanson, Fred MELLA en parle abondamment dans Mes maîtres enchanteurs et Jean-Louis JAUBERT en a également dit deux mots avec Hubert... Au départ, les Compagnons n'étaient guère emballés par l'affaire et lorsqu'ils se sont ravisés, notre "voix d'or" s'est un peu fait prié pour la chanter tellement il avait été confus de devoir dire non à Charles AZNAVOUR...


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  • En cette période où l'on s'apprête à fêter Noël et à faire quelques cadeaux, il n'est peut-être pas inutile de revenir sur les rééditions des succès de nos amis les COMPAGNONS et d'apporter quelques précisions. Nous l'évoquions du reste en parlant du coffret MARIANNE MELODIE des premiers succès des COMPAGNONS DE LA CHANSON sorti en 2005. Les nombreuses rédactions biographiques que contiennent la plupart des coffrets comportent en effet, souvent, des imprécisions et des données parfois totalement fantaisistes. Notamment lorsqu'ils font place à la mémoire en essayant de classer les faits et surtout de les dater.  

    Nous avions déjà regretté que lors de la pose d'une plaque commémorative sur la maison Chomel rue de Champvert à Lyon, on ait indiqué comme année de création : 1942 au lieu de 1941 ou que l'arrivée de Guy BOURGUIGNON chez les LIEBARD ait donné lieu à autant d'approximations ! 

    Dans un autre coffret, une notice biographique évoque également cette création des COMPAGNONS DE LA CHANSON soulignant que c'est grâce à une quinzaine d'amis originaires de la région lyonnaise que les Compagnons ont vu le jour. Serait-ce oublier que le groupe contenait deux Alsaciens (Marc HOLTZ et Louis JACOB), deux garçons originaires du Sud-Ouest avec Guy BOURGUIGNON et Jean ALBERT, alors que Jean VERLINE était né à Paris et issu de la Maîtrise de N-Dame de Paris et que Jean SERRY venait, lui aussi, de la région parisienne ? En dehors d'Hubert LANCELOT seul Lyonnais de la bande avec Marianne CHASSOT, le groupe ne contenait donc que très peu de gônes. Sauf à y inclure les jeunes Lyonnais provenant de l'ensemble JEUNE FRANCE dans lequels, certes, Louis LIEBARD a largement puisé pour créer ses COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ! Quant à l'existence des COMPAGNONS DE FRANCE, nous aimerions préciser ici que cette entité créée par Vichy n'a rien à voir avec le groupe d'expression musicale auquel appartenait nos amis dont l'appellation précise était les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ! Il est donc là encore faux de dire que les COMPAGNONS DE LA CHANSON sont d'anciens COMPAGNONS DE FRANCE ! Cela serait même source de confusion ! Même si les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de LIEBARD s'en sont inspirés !

    Mesdames et Messieurs les biographes, attention !


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  • Que de souvenirs qui se bousculent encore dans nos esprits longtemps après ! Comme si les années n'avaient pas de prise sur nous ! Cette journée du 3 Mars 1964, notre ami Jean-Pierre C. du Sud-Ouest s'en souvient comme si c'était hier ! Au point d'y avoir consacré quelques lignes dans l'hommage de Christian FOUINAT : LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : des marchands de bonheur, allez savoir pourquoi !

    En Mars 1964, je vais connaître un grand bonheur, écrit-il dans cet hommage, puisqu'à l'occasion de l'un de leurs passages à Bordeaux, mes parents m'offrent une place pour leur concert. La gala se déroule à 21 heures au Théâtre de l'Alhambra. Pour l'anecdote, cette salle qui fut un haut lieu du music-hall à Bordeaux, a depuis été rasée pour laisser place à une luxueuse résidence... Avant la représentation, je suis légèrement inquiet. A l'heure où l'on parle tant de play back, ne vais-je pas être déçu ? Vont-ils être vocalement aussi performants que sur le disque ?... Après les traditionnels trois coups, l'immense rideau rouge s'ouvre enfin ! Trois micros sur pied sont installés au centre de la scène. Jaillissant de derrière les rideaux, du pourtour des coulisses, les neuf Compagnons, vêtus de chemises blanches et de pantalons bleus, bondissent sur le plateau, s'alignent face au public et saluent ce dernier qui les acclame. Ils se regroupent aussitôt telle une corolle autour de Fred Mella et attaquent Allez savoir pourquoi. A cet instant, comme il le confesse, Jean-Pierre C. a du mal à réaliser ce qu'il est en train de vivre !...

    Ce soir-là, les spectateurs conquis ne voudront pas les voir partir. C'est un indiscutable triomphe écrit-il. Il aurait voulu que cela ne s'arrête jamais alors que le spectacle a duré deux heures ! Ses craintes quant aux méfaits du play-back se sont envolées. Il n'a pas été déçu devant une prestation d'une grande finesse, pleine de charme et d'humour.

    Comme vous le verrez ci-dessous, l'article paru dans la presse bordelaise est à l'unisson de toute cette émotion.

     

     


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    Comme le dit si joliment Marc HERRAND dans LA ROUTE ENCHANTEE qu'il a écrit à quatre mains avec son épouse Yvette, il y eut d'abord quelques étincelles annonciatrices dans son ciel Taureau, sous le signe de Vénus... Il se plaisait à imaginer que l'élue de son coeur puisse porter un collier de perles autour de son cou qui avaient, chacune, leur propre nom : beauté, gentillesse, douceur, sensualité, passion, compassion, intelligence... et quelles seraient leurs prochaines retrouvailles. Au gré de leurs tournées respectives. Facile donc d'imaginer le tourment auquel était confronté ce jeune homme de 27 ans qui n'aspirait plus qu'à se jeter dans les bras de l'être aimé et qui vivait de plus en plus mal le fait d'être continuellement séparé d'Yvette... Envisager de continuer leur carrière chacun de leur côté n'était-il pas le plus sûr moyen d'arriver à l'échec d'une rencontre qui était autant porteuse d'espoir ?

    C'est au début du Printemps 1952, aux Etats-Unis, après qu'il a trouvé l'occasion de dire à ses partenaires quel était son dilemme que Marc HERRAND (photographié ci-dessus par LIFE) mettra un terme à ses premières années COMPAGNONS de la CHANSON. Celles qui lui avaient valu six ans auparavant d'être le premier directeur musical de l'ensemble et d'apporter tout son talent d'arrangeur dans la mise au point de morceaux d'anthologie restés célèbres. Dont le fameux Les trois cloches qu'ils chanteront tous les neuf avec Edith. Des mois difficiles car le succès américain promis aux jeunes COMPAGNONS (croqués ci-dessous par LIFE lors de leur nouvelle tournée du début 1952) ne se dément plus depuis l'automne 1947 et ils vont devoir trouver celui qui aura la lourde tache de remplacer un homme difficile à remplacer.

    Ce sera Jean BROUSSOLLE ! Les COMPAGNONS DE LA CHANSON mettront quelque temps à encaisser ce départ qualifié par Hubert de coup de poignard dans le dos avant que la raison ne finisse par reprendre le dessus et que tout le monde ne garde qu'un seul souvenir : celui d'un Marc auxquels les COMPAGNONS doivent quelques jolies choses qui immortaliseront cette première époque vécue par un ensemble résolu à se tourner vers la chanson populaire de qualité.  

     


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