• A nos amours,
    Puisque tu vas partir,
    C'est l'instant de nous dire
    Que nous nous aimerons longtemps, toujours
    A nos adieux,
    Lorsque tu seras loin
    Chaque jour je le crains
    Je vais mourir un peu...

    Personne n'a oublié ces paroles mais que sait-on au juste de l'un des créateurs de cette chanson : Jacques PLANTE ?
    Né en 1920, la vocation du jeune Jacques PLANTE se révèle alors qu'il habite encore chez ses parents dans le 17ème. Il commence à écrire avec Lawrence RIESNER, fait ensuite équipe avec Louguy et la toute jeune Yvette GIRAUD. "Mademoiselle Hortensia" est leur premier succès. Saisissant les finesses et les impératifs du genre, il module, adapte, couplets et refrains, à l'évolution de l'artiste
    Véritable maître des mots, il traduit "Etoiles des neiges" de l'américain WINKLER, pour Line RENAUD, et "Ma petite Folie" de MERRILL, il écrit "Domino" pour André CLAVEAU, "Maître Pierre" pour Georges GUETARY, "Les Grands Boul'vards" et "j'aime t'embrasser" pour Yves MONTAND, "Chariot" pour Pétula CLARK, "Dès que le printemps revient", pour Hugues AUFRAY, "La Famille", et "Adios Amor", pour la petite SHEILA. Auteur prolifique qui a écrit pour plusieurs générations, Jacques PLANTE fait partie de ces auteurs de la Chanson française qui sont sortis trop peu souvent de l'ombre. Peu de gens savent d'ailleurs qu'un certain nombre de chansons chantées par Charles AZNAVOUR sont de son cru.
    Les COMPAGNONS DE LA CHANSON lui devront quelques succès comme Maître Pierre arrangé par Marc HERRAND, J'ai promis à mon amour, Sarah, La longue marche, Chaque jour à la même heure, Peggy o, A nos amours, et avec AZNAVOUR : Camarade, Ce n'est pas un adieu, Les comédiens, Le Mexicain, Les aventuriers, sans oublier d'autres adaptations comme Telstar, une étoile en plein jour. Auteur prolifique et homme d'affaires avisé, il montera sa société d'éditions "Caravelle" qui comporte un répertoire de qualité. Jacques PLANTE nous a quittés en 2003.


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    Ci-dessus, la pochette du super 45 tours avec Le Mexicain.


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  • Renée Lebas

    Née à Paris le 23 avril 1917 de parents juifs roumains réfugiés en France, Renée LEBAS s'est éteinte le 18 décembre dernier à 92 ans. C'est une autre grande représentante de la Chanson Française d'après-guerre qui disparaît avec elle !
    Artiste d'origine modeste, elle avait emprunté un cheminement artistique difficile, au sein de la Fédération des théâtres ouvriers de France (FTOF). Elle donnait de petits concerts dans les cafés de gauche et les cinémas de quartier et, p
    arallèlement, il lui arrivait d'être dactylo, danseuse, ou journaliste. En 1937, un radio-crochet organisé par Radio-Cité va lui permettre de donner une suite plus enviable à un parcours jusque là difficile. Elle est engagée dans un cabaret de la rue Fontaine, la Conga, et remarquée par Raymond ASSO, le second bienfaiteur de PIAF. Cela lui vaudra d'enregistrer son premier 78 tours en 1939 et de signer un contrat avec Pathé en mai 1940.
    Hélas, un mois plus tard, l'occupation nazie lui complique singulièrement les choses. Juive, elle ne peut plus y chanter. Réfugiée en zone libre, à Nice, elle rencontre des compositeurs d'importance, également passés au sud dont le pianiste Michel EMER, et Paul MISARKI qui lui propose de créer Insensiblement. En juillet 1942, sa soeur cadette et son père sont pris dans la rafle du Vel'd'hiv' et déportés. Elle abordera un peu plus tard la Shoah dans une chanson d'Eddie MARNAY et d'Emil STERN, La Fontaine endormie.
    A la Libération, elle est la première à enregistrer un disque dans des studios parisiens, se produisant à l'ABC et au Théâtre de l'Etoile. Ensuite, on la retrouve à l'Européen, à L'Alhambra et à Bobino, entourée de musiciens exceptionnels. Parlant de l'incidence étrangère dans la culture et de son appoint, elle voulait "Faire rentrer ce folklore dans la chanson française", ce qui n'était pas pour elle incompatible avec l'envie d'enregistrer d'autres spécificités. Renée LEBAS sera la première, en 1948, à enregistrer une chanson de Léo FERRE. Elle a beaucoup chanté le jeune AZNAVOUR (Au creux de mon épaule, Sa jeunesse), a créé La Mer de TRENET, chanté Garde l'espérance. En 1963, se trouvant "trop vieille pour chanter des chansons d'amour", elle mettra un terme à sa carrière, se consacrant à la promotion d'artistes, dont REGINE ou Serge LAMA, puis à l'importation de dessins animés créés en Europe de l'Est.


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  • Allez bon Noël à tous ! Avec comme cadeau celui que nous offre notre ami Pierre MICHAUD : Je reviens chez nous interprété le temps d'une Chance aux Chansons de SEVRAN par Fred MELLA ! Merci à lui !

     


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  •  camion pathe-marconi des Compagnons 1958

    Lors de grands spectacles comme le Tour de France cycliste, les COMPAGNONS DE LA CHANSON n'étaient pas les derniers à se montrer et à recueillir auprès du public de véritables plébiscites à chaque ville étape. Pour des ensembles comme le leur ou aventure et action se mêlent parfois à des kermesses sportives très populaires comme le Tour, qu'aurait-il pu y avoir de mieux dans les années cinquante qu’une représentation donnée sur un camion podium pour faire connaître la dernière chanson à la mode ? Et la faire apprécier ?
    Remarquons au passage qu’ils ont vite appris à se fondre dans la course, en épousant même les concepts propres à la manifestation. Et puisqu’un maillot jaune est décerné au leader de la course, les COMPAGNONS feront, eux, l’effort d’apparaître également en jaune et en décontracté s’il vous plaît, arborant des polos de la couleur des leaders sur les photos des magazines people de l’époque. Une de leurs couvertures de microsillons leur vaudra d'ailleurs d'apparaître eux-mêmes en coureurs cyclistes (photo ci-dessus) ! Au plan de l’image, il n’y a rien à redire ! On en déduirait presque que tout a été pensé et repensé avec justesse !
    Ainsi leur participation au Tour de France 1959 leur vaudra d’assurer chaque soir à 21h45 dans le cadre d’une Grande Parade patronnée par Butagaz et Propagaz, un spectacle dont Europe 1 retransmettra des extraits dans le cadre d’un Musicorama ! Aux côtés d’une icône du catch français : l’Ange Blanc qui deviendra un peu plus tard le garde du corps d’Alain DELON, il était difficile à Louis MERLIN le directeur de la station de radio, de ne pas inviter les COMPAGNONS DE LA CHANSON à se joindre à une grande manifestation populaire comme la Caravane du Tour de France pour y donner une représentation à chaque ville étape.
    Pourquoi revenir sur les COMPAGNONS et leur passion pour la course ? Parce que quelques passionnés viennent d'organiser un musée où sont entreposées quelques pièces rares à Reims. Le média l'UNION a longtemps évoqué cette initiative. L'une de ces pièces est une pièce rarissime, qui servait de support publicitaire à Pathé-Marconi lors du Tour. Long de plus de 14 mètres et dessiné par Philippe CHARBONNEAUX, le créateur du musée, ce mini-bus était bourré de petits gadgets et de recoins assez incroyables comme ce petit « salon VIP », cette « table de mixage » qui permettait avec 125 boutons et manettes, dix amplificateurs de faire résonner le son tout autour. Étonnant aussi à l'arrière de ce véhicule, caché de l'extérieur, ce mini-monte charges par lequel les chanteurs accédaient au toit pour se produire devant le public. Edith PIAF y est passée tandis que ce sont les COMPAGNONS DE LA CHANSON qui ont baptisé le véhicule. S'il est en parfait état aujourd'hui au musée, le car Pathé-Marconi a connu de nombreuses vicissitudes depuis ses heures de gloires dans les années 50. La remorque avait d'ailleurs été retrouvée dans un cirque tandis que le tracteur lui était à la casse ! Des petites perles comme celle-là, le musée de Reims en possède de nombreuses. Certaines ne sont d'ailleurs même pas exposées faute de place, d'argents ou de temps pour les restaurer. C'est le cas notamment d'un ancien camion publicitaire du Coq Sportif, un Berliet acheté il y a quatre ans à Romilly-sur-Seine. A l'intérieur on y trouve encore les traces de sa présence sur un tour de France dans les années 60. Historique.


     


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  • Nouvelle collaboration de notre ami Claude VERRIER qui a pu récupérer sur un cassette des BAYARD lyonnais une interprétation qui nous remémorera les COMPAGNONS DE LA CHANSON de la première époque avec un Jean Le Pêcheur magnifiquement interprété ! Merci Jean-Paul et merci les BAYARD !
    Voilà encore un joli cadeau de Noël !


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  • Nous avions il n'y a pas si longtemps encore Claude VERRIER et Bruno MALLET auquel s'était joint dernièrement Pierre MICHAUD... Sans oublier au passage Sybille BRENDEL. Nous avons à présent une cinquième en la personne de notre amie Ginette BOBEDA qui s'est essayée à un chant de Noël très COMPAGNONNESQUE que nous avait arrangé Marc HERRAND, voici déjà quelques années. Fred MELLA chantait encore à l'époque avec "sa voix de jeune homme". En ce vendredi, c'est d'actualité !
    Le résultat est appréciable et elle mérite nos encouragements !


    A NOËL
    envoyé par gibi72. - Clip, interview et concert.

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  • Une autre vidéo mise en boîte par notre ami Claude VERRIER ! A voir pour ceux des admirateurs qui viennent de découvrir notre site !


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  • Une performance et une fidélité qui n'est pas passée inaperçue ! Celle de Mireille TESTAUX de Frontignan ! Du moins s'il faut en croire l'article paru dans un média au lendemain du dernier récital de Fred MELLA à Nyons dans la Drôme !

    Le carnet ci-dessus, c'est d'ailleurs l'un de ceux que Mireille a conservés. Avec un billet de représentation, ce carnet soigneusement étiqueté avec une dymo est le témoin de toutes ces années passion vécues à leurs côtés. Celles d'une admiratrice de base qui, bien entendu, n'a pas raté la rencontre de Cran Gevrier. Pas plus qu'elle n'avait raté la journée de Lyon en décembre 2007 !
    Pourquoi les Compagnons me direz-vous ? La question est revenue, souvent…
    A la maison, si les siens étaient fans de BECAUD, c’est le film : Si tous les gars du monde et un intérêt décuplé pour les chanteurs qui interprétaient le générique du film qui aura amenée Mireille aux COMPAGNONS DE LA CHANSON. Ils n’avaient pas chez eux à l’époque de télé ni de tourne-disques, seulement une radio qui leur permettait d’écouter des émissions comme Musicorama sur Europe 1, la toute nouvelle station. Il a donc fallu attendre 1958 et qu’un Teppaz entre à la maison pour qu'elle achète un premier disque. Ce fut : Le marchand de bonheur et verte campagne. D’autres ont bien entendu suivi.
    En 1962, alors qu'elle avait commencé à travailler, elle put enfin se payer une place à Bobino où elle eut la surprise de constater que les Compagnons couvraient les deux parties du spectacle alors qu'elle s’était attendue à ce qu’il y ait également d’autres artistes. Alors qu'elle avait eu peur de la longueur du spectacle et d'envisager partir à l’entracte, elle y retournera trois fois pour voir le spectacle dans son intégralité. Un véritable coup de foudre ! Elle n'est pas la première à dire qu'il fallait avoir vu les Compagnons sur scène avec leurs sketches pour apprécier toute la différence qu’il pouvait y avoir avec un microsillon !
    Après un autographe cueilli en coulisses, elle découvrira des êtres charmants, simples et disponibles qui avaient, pour chacun, un mot gentil. Son intérêt pour eux s’accroîtra sans qu'elle se doute à Bobino en 1968 que cette passion l’emmenera... jusqu’en 1985 et à plusieurs de leurs spectacles avec parfois quelques autres admirateurs rencontrés ça et là ! Repérés par les Compagnons, ceux-ci multiplieront les gentillesses à son égard. Fred leur serrera la main et, à l’issue d’un spectacle, René leur proposera un jour de les raccompagner sur Paris en voiture ! Un véritable rêve ! Les connaissant mieux, il lui arrivera progressivement d'assister parfois à certaines de leurs répétitions d’avant spectacle et d'avoir la possibilité d'obtenir d'eux programmes et disques.

    C'est en assistant à une représentation en novembre 1969 qu'elle s'apercevra que Guy BOURGUIGNON était absent. Ils apprendront quelques jours plus tard la gravité de son état puis le drame… et sa disparition ! En 1972, départ de Jean BROUSSOLLE ! Elle lui en voudra quelque temps car trois ans après le décès de Guy… partir comme ça ! Comme beaucoup d'autres, elle avait craint le départ de ce pilier et vu d’un mauvais œil l’arrivée de GASTON avant… de pleinement apprécier par la suite ses qualités de musicien et sa gentillesse.
    Durant quinze ans et jusqu’à leurs adieux, elle partagera leurs joies et leurs peines conservant en mémoire et dans ses cahiers et ses répertoires des souvenirs de toute sorte. Parfois emplis de tristesse à l'annonce d'une disparition. Celle de la femme de Jean-Louis ou le décès de Jean BROUSSOLLE. Parfois comme au Casino de La Baule où lors d’une représentation le public attendra trois chansons pour se dérider. Elle pense qu’ils faisaient un peu partie de sa famille et c’était toujours avec plaisir qu'elle les a retrouvé plus de vingt ans et qu'elle en retrouvera deux à Cran Gevrier. Nous avions fini par nous serrer la main, nous embrasser, nous a-t-elle dit, et je connaissais leurs femmes et leurs enfants au point qu’au Pavillon Balthard à Nogent sur Marne, lors de la der des der, elle ne pourra retenir ses larmes à l’idée de les voir une dernière fois entrer sur scène. Dans cette passion des Compagnons, c’est avant toute chose leur respect pour le public, leur simplicité et leur talent qui l’auront séduite. Elle pense qu'ils ont écrit une grande page de l’histoire de la Chanson française !


    Testaux à Nyons en 11.2009


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  • Il n'y a décidément rien à faire, cet extrait des COMPAGNONS DE LA CHANSON avec le regretté Gilbert BECAUD reste l'une des vidéos les plus demandées depuis deux ans et nous ne pouvions pas faire plus que de la rediffuser à l'intention des nouveaux fidèles de notre espace convivial...


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  • L'un des titres phare des COMPAGNONS DE LA CHANSON que ce Marchand de bonheur et le voir et l'entendre chanté par Fred MELLA à la fin des années cinquante et un peu plus de trente ans plus tard va en ravir quelques-uns !



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