• A propos de 9 garçons... un coeur, le film culte...

    036) Neuf garçons... un coeur 

    A propos de 9 garçons... un coeur, le film culte...Du film qu'Edith PIAF a tourné quelques jours avant leur départ pour les Etats-Unis avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON, il reste aujourd'hui avec ce 9 garçons un cœur un DVD qui est toujours aussi demandé. Sutout par ceux qui sont soucieux d'y découvrir à quoi pouvaient bien ressembler leurs idoles au tout début de leur carrière. Car, en dehors des films de l'accordéoniste d'Edith BONEL et de son épouse Danièle tournés la même année en Suède et lors de la tournée en Suisse, il ne reste rien en termes d'image. Si ce film laissait percevoir la fraîcheur des jeunes COMPAGNONS, il n'a cependant pas été une grande production. Fred MELLA lui-même dans Mes maîtres enchanteurs reconnaîtra qu'ils se comportaient à ce moment-là comme un troupeau de jeunes bisons en liberté.

    Ce film reste donc un document témoignage où leur aspect de l'époque, parfois juvénile, est parfaitement restitué et, sans doute aussi, un formidable outil de promotion dû, comme pour d'autres aspects, à la seule volonté d'Edith. Elle devait même y penser depuis un certain temps déjà puisque dès les débuts de leur partenariat, en mars/avril 1946, ils avaient enregistré plusieurs émissions à la radio sous le nom de : Neuf garçons, une fille chantaient !... L'idée était donc bien en place. Rien de surprenant, l'idée d'Edith était de mettre le septième art au service de ses chansons et de celui de ses protégés. En revoyant le film et en observant les moindres détails, on comprend très vite que PIAF a dû imposer un cahier des charges précis au metteur en scène Georges FRIEDLAND ! Lui qui avait au départ un scénario de Santons en Provence ! Seulement, c'était ça et rien d'autre ! Comme le dit du reste l'un des acteurs dans le film, lorsqu'il s'adresse à PIAF : "Vous êtes une véritable Providence pour vos camarades". Personne ne le niera.

    Cela étant, plusieurs questions se doivent d'être posées. Etait-il nécessaire de faire un tel film ? A plus forte raison avant de partir en tournée aux Etats-Unis ? Les COMPAGNONS avaient-ils besoin de croire à un conte de fées avant de tenter leur chance avec, dans leurs bagages, cet ours qui leur faisait si peur au départ et dont les Américains finiront par se faire un ami ? La réponse à notre première question tient dans un courrier adressé en date du 30 décembre 1947 par le responsable d'ASTRA FILMS qui était chargé de l'exploitation du film en France alors que celui-ci n'était pas encore sorti sur les écrans parisiens. Il le sera peu avant l'été 1948. Sa proposition à Clifford FISCHER, qui deviendra par la suite l'impesario américain des COMPAGNONS DE LA CHANSON, est sans ambiguïté aucune à ce sujet. TARCALI était prêt à céder à FISCHER un droit en vue d'une exploitation du long métrage aux Etats-Unis pour une somme de 15.000 dollars voire à envisager un partage des recettes pour une somme moindre de 10.000 dollars. Une proposition qui montre que, malgré la faiblesse de l'écriture du scénario, le film ne valait déjà que par la seule présence de PIAF et de ses protégés et, peut-être aussi, par l'interprétation de cet ours miraculeux qui plaira tant aux Yankees.

    Cela étant, ce film ne permettra pas à Georges FREIDLAND de faire une carrière inoubliable dans le septième art ! Suivra cependant, en 1960, treize ans plus tard, Une fusée vers l'amour dans lequel, et ce n'est pas banal, figurera dans l'un des rôles le Chancelier allemand Helmut SCHMIDT.

     

    « Comment la presse les voyait trente ans après leurs débuts ?Comprendre le couac d'Edith Piaf au Play House... »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :