• Une rencontre déterminante qui a aidé à comprendre...

    Une rencontre déterminante qui a aidé à comprendre...Ma rencontre avec l'homme qu'est Marc HERRAND (précédant à gauche Guy Bourguignon en 1948) obéit à coup sûr à une sorte d'alchimie que le destin s'est plu à provoquer. Car, en juin 2007, tandis que se profilait déjà la maquette de ce qui allait devenir un hommage aux Compagnons de la Chanson, j'étais encore loin de me douter qu'en me suggérant de prendre attache avec lui, mon confrère Jean BOEKHOLT, éditeur à Montpellier, l'une des mémoires des FRERES JACQUES, contribuerait à cette rencontre.

    Mais, comme quelques autres, je reconnais que j'en savais vraiment très peu sur cet homme qui avait quasiment disparu de l'univers des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Au point qu'en revisitant les quelques extraits vidéo qui circulaient encore, je me demandais ce qui avait bien pu se passer pour que la mémoire ait ainsi choisi de se passer de tout un pan de l'histoire de ce groupe.... et d'un homme. Car enfin, pour qu'il ait chanté avec Edith PIAF et qu'il ait ainsi disparu ensuite. Certes, me direz-vous, on l'avait retrouvé à Lyon à deux reprises au milieu de ses anciens camarades en 1990, puis en octobre 2002... sans que beaucoup sachent qui était cet homme. Comme si les médias n'avaient eu de cesse de parler de ceux de la dernière période en omettant déjà tous les fondements de l'histoire. A mes yeux la plus importante car, sans Les trois cloches et d'autres merveilles comme Mes jeunes années, qu'en serait-il advenu des COMPAGNONS DE LA CHANSON en février 1946 ?

    Louis PETRIAC

    Extrait de l'avant-propos de Marc HERRAND, un inoubliable grand Monsieur... ISBN n° 978-2-918296-29-4, juin 2014.


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  • Comprendre le couac d'Edith Piaf au Play House...


    Intéressant le témoignage que livre Simone de BEAUVOIR dans Piaf, la vérité d'Emmanuel BONINI, paru en 2008 chez Pygmalion. Un témoignage qui complète à merveille ce qu'Hubert LANCELOT avait consigné dans sa biographie sur les COMPAGNONS publiée en 1989. "Edith éclipsée par ses Compagnons... Bien sûr que la presse souligne son talent, sa voix prenante, sa simplicité, mais on sent bien qu'elle n'adhère pas à son tour de chant, plus désorientée même que franchement critique. En grande professionnelle, Edith va rapidement analyser son demi-échec. Il tient en effet à un malentendu. Pour le public américain Edith c'est Paris, le Gay Paris au Lido ou au Moulin Rouge. Strass, paillettes, plumes et costumes somptueux. Et voilà que la star se présente dans sa robe de quatre sous, sans maquillage, sans bijoux... ça n'est pas l'image de la Parisienne telle qu'on se la représente en Amérique. Et voilà qu'elle nous chante de sombres drames de la vie et de l'amour. Alors là non, ç'en est trop ! Ce que veut le spectateur américain, c'est de la gaieté, des histoires de fleur bleue, des romances qui finissent bien. En entrant, il a laissé ses soucis au vestiaire, il vient chercher deux ou trois heures de bonheur, d'oubli, d'enchantement..."

    Comprendre le couac d'Edith Piaf au Play House...Simone de BEAUVOIR écrira dans une lettre à propos de ce tour de chant d'Edith : "Vous m'avez interrogée sur Edith PIAF. Précisément, je reçois une lettre d'amie française de New York qui vient d'assister à un de ses concerts ; eh bien, les chanteurs qui l'accompagnent (1), qui n'ont pas la moitié de son talent, ont remporté infiniment plus de succès qu'elle."

    La compagne de Jean-Paul SARTRE s'était renseignée sur ce paradoxe auprès de son amie. "D'après elle, les Américains, confrontés avec la réalité française, réagissent exactement comme nous en France par rapport aux réalités américaines : ils apprécient ce qui, à leurs yeux, a l'air français. Les chanteurs en question, qui interprètent de vieilles chansons françaises, ils les ont compris et aimés. Mais les vrais phénomènes français n'ont pas l'air à ce point français, ils ne sont que nouveaux. En France, nous les goûtons parce qu'ils sont différents des vieilleries françaises. Par analogie, je perçois très bien que ce qui m'a d'abord attirée en Amérique a été ce qui à mes yeux paraissait typiquement américain. A présent que j'en sais un peu plus, les faits importants chez vous ne me paraissent plus si ouvertement américains, vous voyez ce que je veux dire ? Edith PIAF dans sa robe noire, avec sa voix enrouée et son visage ingrat, n'a guère l'apparence française, les Américains ne savent que trouver en elle, et restent froids. A nous, ici, elle nous plaît, nous la jugeons extraordinaire et étrange, de cette étrangeté qui naît quand beauté et laideur se rencontrent. Or, vous m'avez dit vous-même que vos compatriotes goûtent peu ce genre de mélange. Et puis, quand elle touche son cou, le tour de son cou, en un geste bizarrement sensuel et angoissé, le public n'aime pas ça : c'est l'endroit où les hommes souffrent de la gueule de bois le lendemain, c'est la place où les femmes frustrées désirent sentir les lèvres d'un homme et ne les sentent pas, si bien que tout le monde est mal à l'aise."

    On précisera ici que celle de que l'on considérait déjà en octobre 1947 comme une vieillerie française, rencontrera enfin le succès quelques jours plus tard dans un cabaret de New York, le Versailles. A la suite d'un article réhabilitant écrit par un chroniqueur local. Comme quoi... 

     

    (1) les COMPAGNONS DE LA CHANSON

     


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  • 036) Neuf garçons... un coeur 

    A propos de 9 garçons... un coeur, le film culte...Du film qu'Edith PIAF a tourné quelques jours avant leur départ pour les Etats-Unis avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON, il reste aujourd'hui avec ce 9 garçons un cœur un DVD qui est toujours aussi demandé. Sutout par ceux qui sont soucieux d'y découvrir à quoi pouvaient bien ressembler leurs idoles au tout début de leur carrière. Car, en dehors des films de l'accordéoniste d'Edith BONEL et de son épouse Danièle tournés la même année en Suède et lors de la tournée en Suisse, il ne reste rien en termes d'image. Si ce film laissait percevoir la fraîcheur des jeunes COMPAGNONS, il n'a cependant pas été une grande production. Fred MELLA lui-même dans Mes maîtres enchanteurs reconnaîtra qu'ils se comportaient à ce moment-là comme un troupeau de jeunes bisons en liberté.

    Ce film reste donc un document témoignage où leur aspect de l'époque, parfois juvénile, est parfaitement restitué et, sans doute aussi, un formidable outil de promotion dû, comme pour d'autres aspects, à la seule volonté d'Edith. Elle devait même y penser depuis un certain temps déjà puisque dès les débuts de leur partenariat, en mars/avril 1946, ils avaient enregistré plusieurs émissions à la radio sous le nom de : Neuf garçons, une fille chantaient !... L'idée était donc bien en place. Rien de surprenant, l'idée d'Edith était de mettre le septième art au service de ses chansons et de celui de ses protégés. En revoyant le film et en observant les moindres détails, on comprend très vite que PIAF a dû imposer un cahier des charges précis au metteur en scène Georges FRIEDLAND ! Lui qui avait au départ un scénario de Santons en Provence ! Seulement, c'était ça et rien d'autre ! Comme le dit du reste l'un des acteurs dans le film, lorsqu'il s'adresse à PIAF : "Vous êtes une véritable Providence pour vos camarades". Personne ne le niera.

    Cela étant, plusieurs questions se doivent d'être posées. Etait-il nécessaire de faire un tel film ? A plus forte raison avant de partir en tournée aux Etats-Unis ? Les COMPAGNONS avaient-ils besoin de croire à un conte de fées avant de tenter leur chance avec, dans leurs bagages, cet ours qui leur faisait si peur au départ et dont les Américains finiront par se faire un ami ? La réponse à notre première question tient dans un courrier adressé en date du 30 décembre 1947 par le responsable d'ASTRA FILMS qui était chargé de l'exploitation du film en France alors que celui-ci n'était pas encore sorti sur les écrans parisiens. Il le sera peu avant l'été 1948. Sa proposition à Clifford FISCHER, qui deviendra par la suite l'impesario américain des COMPAGNONS DE LA CHANSON, est sans ambiguïté aucune à ce sujet. TARCALI était prêt à céder à FISCHER un droit en vue d'une exploitation du long métrage aux Etats-Unis pour une somme de 15.000 dollars voire à envisager un partage des recettes pour une somme moindre de 10.000 dollars. Une proposition qui montre que, malgré la faiblesse de l'écriture du scénario, le film ne valait déjà que par la seule présence de PIAF et de ses protégés et, peut-être aussi, par l'interprétation de cet ours miraculeux qui plaira tant aux Yankees.

    Cela étant, ce film ne permettra pas à Georges FREIDLAND de faire une carrière inoubliable dans le septième art ! Suivra cependant, en 1960, treize ans plus tard, Une fusée vers l'amour dans lequel, et ce n'est pas banal, figurera dans l'un des rôles le Chancelier allemand Helmut SCHMIDT.

     


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  • Quasiment quarante ans après, les qualificatifs ne manquaient toujours pas ! Qu'on en juge au travers des quelques lignes qui suivent, rédigées par un certain A.V.L dont nous ne saurions dire qui il était exactement, ni à quel média il appartenait...
    Notre rédacteur ne devait cependant pas avoir assisté à beaucoup de représentations des COMPAGNONS dans les années cinquante ou soixante pour s'exprimer ainsi, et les qualifier d'austères avant d'avoir subitement découvert avec eux la fantaisie. A l'en croire, le maître d'oeuvre de ce passage de l'austérité à la fantaisie, avait pour nom : GASTON. Une analyse qui aurait sûrement fait bondir l'ami Guy BOURGUIGNON, metteur en scène attitré des premières années du groupe !
    Mais, chut, voyez un peu ce que vous invite à découvrir ce plumitif soucieux de vouloir trop bien faire en comparant des styles et des époques ! En se gourant parfois complètement !


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  • Notre ouvrage sur le duo magique... Un dossier de presse à découvrir

    A un peu plus d'un trimestre de la date de sortie de l'ouvrage consacré à Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET, le duo magique des COMPAGNONS DE LA CHANSON, nous venons de concevoir un premier dossier de presse. Il sera bien entendu complété au fur et à mesure qu'approchera la date de sortie. 

    En cliquant sur le lien, vous y trouverez quelques informations sur ce qui est en préparation et sur ce que vous trouverez dans cet ouvrage hommage préfacé par Fred MELLA si vous l'avez réservé. En espérant, très vite, que les Admirateurs avec un A majuscule qui se sont mis en grève n'oublient pas de nous adresser à leur tour leur réservation. Pour tout simplement nous permettre de donner un ordre de fabrication un peu plus conséquent en façonnage. Car nous pourrions dire avec un brin d'humour que vous êtes beaucoup trop, Mesdames et Messieurs les Admirateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON, à être encore restés sur le qui-vive attendant sûrement le dégel après l'hiver prochain pour vous décider. Ce serait dommage même si, en période de réchauffement climatique, tout porte à croire que celui-ci se fasse moins attendre ! 

     

     


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  • 1959... La course en tête équipés comme des coureurs !


    camion pathe-marconi des Compagnons 1958Alors que la GRANDE BOUCLE s'apprête une fois de plus à s'envoler pour un nouveau périple, les admirateurs des COMPAGNONS fanas de vélo ne pourront s'empêcher de repenser à l'édition de Juillet 1959 et à la victoire de l'Aigle de Tolède. N'est-ce pas Jean-Jacques BLANC ?

    Chez les COMPAGNONS DE LA CHANSON en effet, on avait très vite compris tout l'intérêt que l'on pouvait tirer de grands spectacles comme le Tour de France cycliste ! Aussi, cette année-là, ne seront-ils pas les derniers à se montrer et à recueillir de véritables plébiscites à chaque ville étape de la course. Pour des ensembles comme le leur, où aventure et action se mêlent parfois à des kermesses sportives très populaires comme le Tour, que pouvait-il en effet y avoir de mieux qu'une représentation donnée le soir sur un camion podium comme celui mis à leur disposition par Butagaz et visible facilement dans la caravane publicitaire ? Et y faire connaître la dernière chanson à la mode ? Une stratégie qu'ils avaient déjà eu l'occasion d'éprouver quelques années plus tôt sur un autre Tour de France avec un véhicule de leur maison de disques, la firme Pathé-Marconi (Photo ci-contre). Leur participation au Tour de France 1959 leur vaudra d'assurer chaque soir à 21h45 dans le cadre d'une Grande Parade patronnée par Butagaz et Propagaz, un spectacle dont Europe 1 retransmettra des extraits dans le cadre d'un Musicorama ! Aux côtés d'une icône du catch français, l'Ange Blanc qui deviendra un peu plus tard au grand dam du célèbre Roger COUDERC le garde du corps de l'acteur Alain DELON.

    Lors d'une émission de télévision, ils iront même jusqu'à endosser maillots et cuissards et jusqu'à monter à bicyclette pour l'enregistrement d'un mémorable Si tous les oiseaux (Photo en tête d'article). En maître tacticien et sportif accompli, Jean-Louis JAUBERT avait dû réfléchir au bienfait que pouvait avoir une telle opération. Stratégie qu'ils répéteront quelques années plus tard dans le cadre, cette fois, d'un match de football qui verra des COMPAGNONS DE LA CHANSON renforcés pour l'occasion affronter l'OM d'un autre célèbre suédois : Roger MAGNUSSON !    


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  • Un retour des Amériques agité !Ils sont deux à l'avoir évoqué dans leurs ouvrages respectifs ce retour des Amériques : Fred MELLA dans Mes maîtres enchanteurs et Hubert LANCELOT dans son Nous les Compagnons de la Chanson. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après avoir connu cinq mois d'insouciance aux Etats-Unis, les COMPAGNONS DE LA CHANSON ont bien failli rester en rade le 12 mars 1948 ! Soucieux de ménager ses arrières, leur impresario Clifford FISCHER ne les avait en effet dotés que d'un billet terminus Londres sans prendre en charge le surplus dû à des bagages volumineux. Ce qui les contraindra à demander de l'aide à quelqu'un qu'ils n'imaginaient pas rencontrer pour la première fois dans de telles conditions, le crooner Jean SABLON. Pour tout simplement pouvoir payer le rapatriement supplémentaire de ceux-ci d'Angleterre ! 

    "Comment terminer ce voyage alors que nous n'avions plus assez d'argent pour payer les retours ? Sans compter tous ces colis supplémentaires que nous avaient confiés Robert CHAUVIGNY et Irène de TREBERT, cadeaux pour des amis... Il nous fallait absolument trouver rapidement une solution..." se souviendra Fred dans son autobiographie. "Arrivés le 16 octobre 1947 comme de pauvres émigrants avec une petite valise, nous embarquerons sur le Queen Elisabeth avec trois tonnes de bagages... Avec nos trois tonnes sur les bras, nous avons l'air si misérables que deux bobbies nous offrent de partager leur thermos de thé et nous donnent un coup de main pour colmater nos colis éventrés d'où s'échappe du riz et ruisselle de la farine... Au matin, nous réalisons que nous n'avons pas les moyens d'acquitter le transfert de notre chargement". 

    La solution, ce sera Jean SABLON (en photo ci-contre), qui était une énorme vedette à l'époque et qui, fort heureusement pour toute la fine équipe, donnait un spectacle au Palladium de Londres. Devant l'embarras des jeunes gens, il leur prêta l'argent qui leur manquait et il leur remit un chèque qui leur permit de rentrer à Paris.


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  • Il aurait dû être Compagnons de la Chanson en 1946...... Le chef LIEBARD semble parfaitement sûr de lui et maître de la situation... Assentiment immédiat et prévisible de Maurice MEYER et de Jean VERLINE, dérobade du Trésorier Roger MANSUY. Puis se succèdent les «non» fermes et définitifs, jusqu'au dernier arrivé, Paul CATRIN, qui hésite, rougit et finit par murmurer un : Oui, je reste...  

    Ceux d'entre vous qui ont lu le « Nous les Compagnons de la Chanson » d'Hubert LANCELOT sorti en 1989, ou nos ouvrages sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE conduits par Jean-Jacques BLANC (ci-contre), savent dans quelles conditions s'est effectuée la scission des COMPAGNONS DE LA CHANSON avec l'ensemble dirigé par Louis LIEBARD les 14 et 15 février 1946 après une Saint Valentin houleuse... Et s'il avait dû y avoir un neuvième COMPAGNON DE LA CHANSON issu du vivier mis en place par Louis LIEBARD en novembre 1941, cela aurait donc dû être le ténor Paul CATRIN. Sur une photo prise lors de leur séjour à Ville-d'Avray en 1945, il arbore des lunettes et se trouve à la droite d'une Mireille LANCELOT habillée pour l'occasion en adepte de Ginger ROGERS... Sur un autre document publié ci-dessous, en bas d'article, une flèche permet de mieux le localiser.

    Hélas, lorsque le moment vint de décider si Paul devait rester fidèle ou pas à Louis LIEBARD, le mentor et animateur des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, Paul CATRIN fit un choix lourd de conséquences, choisissant de ne pas suivre les huit autres dissidents : Jean-Louis JAUBERT, Marc HERRAND, Guy BOURGUIGNON, Jean ALBERT, Hubert LANCELOT, Fred MELLA, Gérard SABBAT et Jo FRACHON. Une passe d'armes au cours duquel le destin de neuf hommes fut bouleversé ! Et sans doute celui de Paul CATRIN encore plus que celui des huit autres car il regretta longtemps cette décision qu'il évoqua en retrouvant Fred MELLA au cours d'un gala à Venage quelques décennies plus tard. CATRIN, que Jean-Jacques BLANC avait rencontré dans une chorale bien plus tard dans la région de Grenoble et qui avait aidé à ces retrouvailles, décédera hélas en 1998, renversé par un chauffard. C'est finalement un autre Paul : Paul BUISSONNEAU qui héritera en juillet 1946 de cette neuvième place qui devait être dévolue à Paul CATRIN. Juste pour l'enregistrement rue Albert à Paris dans un vieux hangar quasiment désaffecté du premier méga-succès Les trois cloches !
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  • En cette journée du samedi 18 juin, il sera sûrement souvent question du Général de GAULLE et de son célèbre appel lancé de Londres en 1940. Mais, peut-être, un peu moins des liens qu'il entretenait avec le monde artistique...
    On a pourtant souvent dit et reconnu que le Général appréciait beaucoup plus les artistes ou les sportifs que les autres grands de ce monde ! Ils seront effectivement quelques-uns à se succéder à l'Elysée ou à pouvoir l'approcher. Et pas seulement Marielle GOITSCHELL ou les cyclistes du Tour de France sur la route de Colombey-les-deux-Eglises ! De GAULLE, reconnaissait d'ailleurs que le seul comique qui le faisait rire, c'était... BOURVIL ! Peut-être trouvait-il les autres comiques de l'époque comme Jacques BODOIN ou Fernand RAYNAUD moins à son goût ?
    Les COMPAGNONS DE LA CHANSON auront naturellement l'occasion d'approcher le grand homme et ils en garderont longtemps un souvenir, surpassant de beaucoup ceux qu'ils garderont de bien d'autres responsables ou décideurs politiques. " Ah, mes Compagnons ", s'écrira-t-il, en les recevant un jour ! nous rapporte Hubert LANCELOT dans son ouvrage...
    Trés attaché au prestige culturel de la France, le Général n'était pas sans connaître la notoriété internationale dont bénéficiaient les COMPAGNONS et certains autres artistes de tout premier plan comme BECAUD ou AZNAVOUR. Et ceux qui contribuaient à hisser notre pays dans les plus hautes sphères jouissaient d'une certaine cote de faveur. Sans doute aussi avait-il été sensible à leur interprétation de la Complainte du Partisan de Marly dès 1946. 
    Une cote de faveur que les COMPAGNONS DE LA CHANSON auront du mal à conserver avec le Président GISCARD d'ESTAING qui donnait le sentiment d'ignorer à peu près tout de leur passé. Il commettra d'ailleurs l'une des bourdes qui sont restées en mémoire de l'historiographe des COMPAGNONS. Car, il les confondra avec... LES FRERES JACQUES ! De quoi rompre définitivement avec ce lapsus révélateur de son inculture dans le domaine des variétés, sous l'œil gêné d'Anémone (photo ci-dessous), le charme d'une si brève rencontre !

     


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  • Un Jean Broussolle blessé avec un infirmier modèle à ses côtés !

    Un Jean Broussolle blessé avec un infirmier modèle à ses côtés !Le sait-on assez, c'est juste après sa chute de cheval à Reno que le nouveau COMPAGNON DE LA CHANSON qu'était encore Jean BROUSSOLLE en février 1952, a pu compter sur un dévouement extrême ! Celui d'un Hubert LANCELOT qui veillera étroitement sur son nouveau partenaire, ce qui contribuera à l'émergence d'un lien amical entre les deux hommes. Cela facilitera d'autant durant cette nouvelle tournée américaine la création de sketches auxquels s'était attelé Jean, soucieux de mettre à profit une indisponibilité contrariante.

    Dans sa biographie Nous les Compagnons de la Chanson, Hubert revient sur cet épisode particulier. "Si nous voulons faire des économies et rapporter un maximum de dollars en France comme c'est bien notre intention, la vie monacale est de rigueur. Jean partage avec moi l'immense chambre à deux lits qui nous est invariablement réservée d'étape en étape... Etrange sensation que de vivre dans ce décor pour clients fortunés et de se priver de tout, sauf d'écrire à nos femmes qui ne recevront plus jamais de missives aussi abondantes, mélancoliques et nostalgiques ! Ecrire, lire, travailler, voilà notre emploi du temps. Longues séances de travail en chambre où naissent nouveaux sketches et chansons. Je m'étonne que personne ne se soit plaint du bruit. Au Waldorf Astoria de New-York spécialement où tubas et grosse caisse résonnaient des après-midis entiers alors que nous montions Le cirque... J'admire encore la patience de nos voisins d'hôtel - le Palmer House de Chicago - qui devaient supporter les inlassables exercices de Jean au violon qui, moi-même, me faisaient fuit de notre chambre".


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