• Ils ont été quelques Compagnons à avoir eu envie de tout dire...Hubert LANCELOT le confesse au tout début de son ouvrage, il se devait de tenir une promesse et de raconter l'histoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Guy BOURGUIGNON, précise-t-il, en avait toujours rêvé et Jean BROUSSOLLE lui-même y avait songé. Avant de disparaître bien trop brutalement à son tour, tout comme son ami Guy. Dommage qu'il ne s'y soit pas attelé sous ce beau soleil de Camargue à la fin des années soixante-dix. Eprouvait-il soudain des regrets et craignait-il de raviver ce qu'il ressentait après avoir choisi de laisser de côté ses aptitudes d'auteur à succès ! Mais l'histoire est ainsi faite qui se résume finalement aux occasions manquées et à ce qui, au bout du compte, est sorti. Au-delà des heurts et des désaccords que Gérard SABBAT le premier, jugeait dérisoires en 1986. Juste avant que GASTON entreprenne de raconter à sa façon à lui ou plus exactement à la façon de Yves TURBERGUE ce qu'il conservait de son expérience de quelques douze années au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON.

    Il est certain que si Jean BROUSSOLLE s'était lancé dans ce travail, nous serions sans doute entrés dans une plus grande aventure encore. Car, avec son Compagnon en tournée, il nous avait donné un aperçu de ce qu'il ressentait. Au-delà même de la satisfaction d'avoir pu créer une ribambelle de succès qui n'ont pas pris une ride quarante ou cinquante ans plus tard. Il aurait été intéressant de connaître par exemple son sentiment à propos du nouveau climat qui, sur la fin, s'était substitué à cet esprit cum panis et à cet esprit de communauté auquel était attaché notre ami Guy BOURGUIGNON. Que de questions restées sans réponse ! Surtout après ces retrouvailles en Camargue et ce : "Non, c'est fini tout ça, j'ai mes chevaux à présent et ça me suffit" lâché par Jean à son ami Francis LINEL mais sur un ton désabusé. Celui d'un homme qui avait été injustement oublié par toute une corporation qu'il avait honorée des années durant.    


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  • Il existe très peu de documents évoquant le long passé de notre ami GASTON avant qu'il devienne COMPAGNON DE LA CHANSON. Notre ami Bruno MALLET est cependant parvenu à retrouver un enregistrement effectué sur MELODY TV où l'on voit Claude FRANCOIS, l'un des anciens idoles des jeunes, au cours d'une représentation donnée à Ajaccio en 1967. Et si vous êtes perspicaces, en faisant preuve d'un petit peu de patience, vous devriez pouvoir apercevoir notre ami GASTON au saxophone. Juste derrière Claude et ses Clodettes. Il portait déjà la moustache et une coupe de cheveux très "bandit mexicain". Et ci-dessus, toujours aux côtés de Cloclo on le retrouve interprétant avec lui Guantanamerra.

    Pour visionner l'extrait vidéo du concert d'Ajaccio, les codes d'intégration ayant été désactivés, vous aurez cependant à cliquer sur un lien pour vous rendre sur la page Youtube concernée.


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  • Pierre Delanoë, un millier de chansons...

     Pierre Delanoë, un millier de chansons...Les admirateurs de la deuxième époque des COMPAGNONS DE LA CHANSON s'en souviennent encore, car c'est grâce à Pierre DELANOE qu'ils ont inscrit à leur répertoire Qu'il fait bon vivre. A la fin des années cinquante, à un moment où DELANOE travaillait déjà beaucoup avec Gilbert BECAUD, parce qu'il apportera effectivement avec Georges ABER ce succès aux COMPAGNONS.

    Né à Paris en 1918, sous le nom de Pierre LEROYER, cet ancien inspecteur des impôts - incroyable non ? - est entré dans le métier de la chanson, sous l’influence de son beau-frère, Frank GERALD, qui composait des mélodies. Ensemble, ils monteront un numéro de duettistes, dont, malheureusement, il ne reste aujourd’hui plus aucune trace. Et puis suivra une période BECAUD qui constituera un véritable démarrage pour celui qui avait choisi d'opter pour le nom de DELANOE. Avec Je t'appartiens et Le jour où la pluie viendra, les COMPAGNONS DE LA CHANSON ne tarderont pas à devenir des fidèles de l'intéressé. Jusqu'à ce Qu'il fait bon vivre enregistré en 1959 qui est aussi devenu le nom qu'on a donné en Suisse à René MELLA, toujours d'égale humeur et qui nous étonne encore aujourd'hui, en 2016 !

    Il serait difficile de s'attarder sur les nombreuses collaborations de cet auteur qu'est Pierre DELANOE qui aura pratiquement servi l'ensemble des interprètes de notre Chanson française. Car ce seront plus d'un millier de titres qui seront publiés sous son nom. Mais il en a écrit bien d'autres. Ancien président de la SACEM et également directeur d'antenne, Pierre DELANOE nous a quittés en décembre 2006, il était âgé de 88 ans.


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  • Y a rien à faire par verclaud 

    On ne saura jamais si c'est le fameux canard au sang à la mode de chez Gérard, ou la présence de l'ami Gilbert à la machine, qui font de cette vidéo un plaisir rare, mais, en tout cas, elle revient régulièrement en tête de toutes les vidéos qui figurent parmi celles qui sont les plus demandées ! Nous sommes même sûrs que ceux qui continuent d'arriver sur notre site et qui n'ont pas encore eu le plaisir de la voir, vont se régaler. Mais, puisqu'il n'y a rien à faire, nous ne les blâmerons pas...


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    Si vous êtes parfois près de cent cinquante, et quelquefois même davantage, à visiter quotidiennement notre site et à lire nos articles, vous êtes toujours trop peu à vous être abonnés à notre newsletter. Le moment est peut être venu de le faire, surtout au moment où se prépare la sortie de l'ouvrage hommage à Jean-Pierre CALVET et à Jean BROUSSOLLE. En vous abonnant, sachez aussi que vous contribuerez à augmenter notre référencement et donc à nous donner davantage de moyens. Ce qui n'en sera que mieux. Surtout que nous sommes les seuls médias avec Sybille et l'ami Bruno MALLET et sa page Facebook à œuvrer encore pour défendre l'image des COMPAGNONS DE LA CHANSON. A méditer !


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  • La chanson de Lara en version italienne ! Et qui plus est interprétée par Fred MELLA, avec son frère René deux enfants du Piémont ! Cela méritait bien cet extrait et nous sommes convaincus que beaucoup de nos amis d'origine italienne, qu'ils soient aujourd'hui en France ou en Belgique, se feront un plaisir de se livrer à un exercice de karaoké et de retrouver eux aussi la langue de leur jeunesse !


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  • Une invitation canadienne à débourser 40 $ pour dîner... en 1948 !Cela pourrait faire partie des gags mais nous avons tout lieu de croire que l'invitation d'un patron de restaurant canadien aux COMPAGNONS DE LA CHANSON leur est longtemps restée en travers de la gorge ! Si tant est qu'ils aient prise un simple : "Il faudra venir nous voir" pour une invitation à dîner ! En tout cas, d'après Hubert, ils s'en sont longtemps souvenus de cette Tour Eiffel canadienne ! En sont témoins ces quelques lignes glissées dans la biographie du regretté historiographe :

    "Autre leçon que nous avons apprise au Canada, celle de se méfier des invitations de patrons de restaurant, en particulier les plus grands ! Ainsi celui de La tour Eiffel à Montréal a tant insisté pour nous recevoir à sa table que nous finissons par accepter. Nous faisons un repas succulent arrosé de vins fins, accompagné de liqueurs et de cigares. Comme nous nous apprêtons à remercier notre hôte, et à le féliciter pour sa bonne chère, un maître d'hôtel nous présente l'addition sur un plateau d'argent. Stupéfaction ! Personne ne veut y toucher ! Enfin, Fred, en tant que trésorier de l'équipe se dévoue, déplie la note, pâlit, fait un rapide calcul mental et murmure d'un ton lugubre : J'espère que vous avez de l'argent sur vous ? Il y en a pour quarante dollars par personne... Une somme fabuleuse en 1948, que nous réunissons à grand-peine en raclant nos fonds de poches, à quelques dollars près.

    Dommage qu'Hubert ne nous ai pas compté dans sa biographie, toujours par le menu, quelle aurait pu être la réaction du maître d'hôtel devant tant d'embarras. Car il serait étonnant qu'il n'y pas eu quelques remous à la table des COMPAGNONS devant autant de générosité !


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  • L'anniversaire de René...Cela n'aura pas échappé aux plus avertis d'entre vous, c'est aujourd'hui 6 juin que notre ami René MELLA, celui que l'on baptise en Suisse "Monsieur qu'il fait bon vivre", fête ses 90 ans ! 90 ans ! Nous aurions même du mal à le croire quand on voit de quelle façon René occupe ses journées à Mirabel-les-Baronnies, à quelques kilomètres de l'endroit où il a passé son enfance !

    Autre signe qu'il n'a rien perdu de cette vitalité qui faisait de lui le successeur du P'tit Rouquin à la barre fixe du Cirque, sketch de Jean BROUSSOLLE cette volonté justement de participer à l'ouvrage que nous consacrons à Jean-Pierre CALVET et à Jean BROUSSOLLE. Les admirateurs y retrouveront un de ses petits clins d'oeil qu'il a joint à la préface de son frère. Jean, il le voyait assez souvent au cours des tout premiers mois de la nouvelle carrière d'arrangeur et de parolier des COMPAGNONS DE LA CHANSON de celui-ci. Surtout après que Jean eut rejoint l'équipe en février 1952. A une époque où Jean habitait encore chez Mimi et Hubert, rue de l'Université dans le 7ème parisien, dans la fameuse roulotte qui a, au cours des premières années, a vu beaucoup de COMPAGNONS DE LA CHANSON y loger, parfois même temporairement, comme ce sera le cas par la suite de Jean-Pierre CALVET tout faîchement débarqué de Menton. René en témoigne dans cet ouvrage à paraître, nous racontant ces années où ils étaient tous si jeunes et... plein de folie, côtoyant des artistes comme Henri SALVADOR ou quelques autres.


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  • Ils ont chanté du Compagnons de la Chanson... Colette DéréalTelstar, Ce bonheur-là, Le marchand de bonheur, Qu'il fait bon vivre, Bras dessus bras dessous... les titres des COMPAGNONS DE LA CHANSON que Colette DEREAL (en photo ci-contre) a interprété sont quelques-uns. Avec DALIDA, elle reste d'ailleurs l'une des chanteuses qui aura largement puisé dans le vivier de nos amis et de Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET.

    Mais, on le sait moins, Colette DEREAL a également été comédienne et elle écrira même un feuilleton diffusé sur la 1ère chaîne en mars 1972, Le manège de Port-Bacarès, dans lequel elle jouait un rôle aux côtés de Marc CASSOT et de l'intrépide Gérard BARRAY. C'est pourtant après l'interprétation d'un autre rôle aux côtés du célèbre Commissaire BOURREL dans un non moins célèbre épisode des Cinq dernières minutes à la fin des années cinquante qu'elle prendra la décision de se tourner vers la chanson. Après avoir chanté inopinément une chanson de Jean CONSTANTIN durant la célèbre série et avoir provoqué un embouteillage au standard de la RTF de l'époque ! Ce seront pour elle une dizaine d'années vécues au plus haut sommet.

    Colette DEREAL nous a quittés en 1988 à 60 ans, victime d'une crise cardiaque ! Elle avait encore tant de choses à faire, elle qui savait faire preuve d'une polyvalence affirmée.


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  • Le 4 juin 2008, il fêtait ses 100 ans !Louis LIEBARD (ci-contre avec l'une de ses filles) a, sans conteste, été à l'origine du succès rencontré à partir de février 1946 par les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Comme nous l'avons déjà souligné ici son objectif était cependant différent de celui de ses élèves et il s'était borné à leur apprendre au sein des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE les rudiments de la chanson folklorique traditionnelle. Un concept auquel il était très attaché.

    « Nous sommes en train de former sous l’égide des Compagnons de France un groupe de jeunes qui enseignera, donnera des représentations et propagera le chant choral grâce aux chansons folkloriques françaises. Cette équipe dont le centre se trouve à Lyon sera dirigée par Louis LIEBARD… » Ainsi Jean VERLINE, assistant et répétiteur de l’ensemble, présentait-il alors les choses aux quelques jeunes susceptibles de venir grossir les rangs des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE qui comptera parmi ses postulants, filles et garçons ayant fui la France occupée et se retrouvant sans ressources en zone libre. 

    Prisonnier de guerre évadé à Nancy, ancien adjoint du maître de chapelle de la cathédrale de Dijon et ancien Chef de Chœur de la Perdriole - il dirigera un peu plus tard celui de la Faluche -, Louis LIEBARD a effectivement créé avec les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE une véritable structure innovante dans une maison appartenant à la famille Chomel, rue de Champvert à Lyon. En faisant appel pour la mise en scène de leurs représentations comme la presse de l'époque l'avait souligné à un véritable concept d’une stylisation extrême, faite de pureté et de dépouillement soulignant cependant l’action. Beaucoup concèdent qu’il a réalisé au passage une révolution dans la chanson folklorique en y adjoignant les principes de la chanson animée. Une véritable magie quand on sait que l’apport du jeu visuel à la partie chorale permettait au spectacle de devenir au passage une véritable petite comédie. Perrine était servante en est l’illustration même. Mise au point par les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE sous l'autorité de Louis LIEBARD, elle figurera même par la suite dans le répertoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON.
    Le nom de LIEBARD, revient régulièrement sous la plume des uns et des autres dans la prodigieuse épopée des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et pour cause ! "Le chef", comme il aimait à se faire appeler, était pour Fred MELLA un technicien, une sorte de sorcier qui avait une perception fine du détail, une oreille musicale sans défaut capable de déceler une erreur de ton si minime soit-elle. Celle de l’un des plus grands spécialistes du chant choral, un statut que beaucoup s'accordent d'ailleurs à lui reconnaître. Donnant une impression de sévérité, autoritaire, éternellement insatisfait, déjà père de cinq enfants à trente-trois ou trente-quatre ans, Louis LIEBARD (en photo ici avec son épouse), infatigable et rageur, était réputé mener son entourage avec une main de fer. Il laisse encore longtemps après l’image d’un homme entier peu ouvert aux concessions qui choisira en février 1946 d'aller jusqu'à l'affrontement plutôt que de céder. Faire répéter ses élèves debout, parfois face à un miroir afin de pouvoir cerner le moindre défaut pendant de longues heures sans prévoir une seule pause, leur apprendre à travailler la justesse d’un ton, à articuler convenablement et à travailler leur souffle, mettre en place une parfaite harmonie… 

    Les souvenirs sont restés longtemps en mémoire des futurs COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et les "travaux extérieurs" comme se plaît encore à le souligner avec malice Marc HERRAND, aussi. Les activités de cette vie communautaire chemin de Champvert dans un cadre spartiate étaient très dures, les horaires stricts. Au lever du lit, il fallait que tout le monde se rassemble dans le parc pour l'appel et le lever des couleurs. Après un petit déjeuner fait d'un affreux café et de pain noir, commençaient les corvées quotidiennes : la ratissage des allées, le ménage, les courses au village pour se procurer de quoi manger en faisaient partie. Suivaient immanquablement un décrassage des voix grâce à quelques vocalises et ce n'est que l'après-midi que chacun pouvait donner libre cours à son imagination et à sa personnalité. Ne s’agissait-il pas de donner à des jeunes peu attirés par un embrigadement au STO, les rudiments d’un art qui en attirait même beaucoup. Selon Marc HERRAND, quatre-vingt s’y succéderont et les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE compteront jusqu’à plus d’une vingtaine de postulants alors que les représentations étaient données par seulement une dizaine d’entre eux triés sur le volet !


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