• Au départ de l'histoire, ils étaient toute une bande de musiciens folk qui avaient déjà à leur répertoire plusieurs succès dont A Taste Of Honey ou From Russia with love, bande du célèbre film Bons baisers de Russie. Mais ces STOMPERS VILLAGE venaient aussi d'enregistrer un titre : The Bird Of Bleeker Street qui avait flashé dans l'oreille de Fred MELLA. Il n'en fallut pas plus pour que "La voix des Compagnons" alerte leur parolier et que Jean BROUSSOLLE s'attèle à une adaptation de ce rythme très jazz New Orleans dont il fera Le temps des étudiants. En écrivant toutefois des paroles qui se désolidarisaient complètement du message initial mais qui contribueront à faire de cette chanson l'un des grands succès des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Peut-être aussi parce qu'elles évoquaient les premières années de Jean à Paris, juste après son arrivée de Vendée.


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    C'était voici déjà cinq ans... Grâce à l'aide de deux admirateurs : Pierre MICHAUD et Michel YVANNE, nous avions pu réaliser un clip vidéo du reportage que FRANCE 3 PERIGORDS avait consacré à la sortie en Périgord de la biographie : Entre mythe et évidences. Avec des extraits du lancement de l'ouvrage filmé chez DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions à Périgueux et de l'interview de l'un des fils de Guy BOURGUIGNON : Jean-Michel venu assister au cocktail de présentation avec quelques amis et quelques diapositives. Un reportage qui aura considérablement aidé à la diffusion de cette biographie, notamment chez Marianne-Mélodie à partir des jours suivants cette présentation.

    Conçue à la suite d'une idée développée en octobre 2008 durant le Festival de la Chanson vivante à Annecy, et proposée par les deux auteurs à Mimi LANCELOT, ce document revient sur l'ensemble de la carrière des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Quelques notes prises par Edith PIAF entre 1946 et 1949 donnent, il est vrai, un éclairage particulier sur leurs débuts et le profil de chacun d'entre eux. Des précisions qui ont été apportées par un des admirateurs rochelais de la grande Dame : Jean-Marie GAILLARD. Christian FOUINAT et Louis PETRIAC ont également cherché à compléter ce que l'on savait déjà de la disparition tragique de Guy BOURGUIGNON en décembre 1969 en interrogeant Jean-Michel BOURGUIGNON. Abondamment illustré, des photos donnent par ailleurs une idée plus exacte de la stature de l'ensemble. Témoin, celle prise ci-dessous à Tel Aviv en Israël où on en aperçoit quatre, grimés en seigneurs du désert, que vous aurez peut-être un peu de mal à identifier.   

    071) Compagnons déguisés Tel Aviv

    L'ouvrage aborde également le défaut de stratégie d'image qui a été préjudiciable au groupe à partir de 1990. Faute d'avoir pu trouver, après la cessation de fonctions de Jean-Louis JAUBERT, un relais utile permettant de retrouver plus facilement les COMPAGNONS sur le petit écran, il y a visiblement eu là un couac. Comme l'avait confirmé aux auteurs, l'ancienne secrétaire de l'organisateur de spectacles Christian JUIN* : Anne-Marie VELINES, les COMPAGNONS n'ont jamais eu recours, durant leur longue carrière, au moindre impresario. Et Jean-Louis JAUBERT, en qualité de boss, ne déléguait à personne le soin de gérer le relationnel du groupe. C'est lui qui était en charge de la promotion de l'ensemble, de la négociation des contrats et donc, de tout ce qui le concernait. Devenu chargé de mission à la Fédération Française de Football en 1985, il n'est donc pas étonnant que l'image et la préservation de la mémoire du groupe aient pâti de cette cessation de fonctions de Jean-Louis. D'autant que les médias ne s'étaient pas bousculé lors de la sortie de Nous les Compagnons de la Chanson d'Hubert LANCELOT et qu'il y aurait eu fort à faire pour entretenir cette mémoire ! En intervenant régulièrement auprès des sociétés de production pour que l'on continue à évoquer une carrière exemplaire. Pourtant des occasions auraient pu être exploitées, qui n'ont pas manqué depuis 1985 ! Comme la pose à Lyon en 1990 d'une plaque sur le portail de la maison occupée par les LIEBARD et les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, rue de Champvert. Et, surtout, lors de l'inauguration de la place des Compagnons de la Chanson dans le 5ème arrondissement en octobre 2002 ! Quel dommage !   

    * Il avait succédé à Marcel CHANFREAU

     Entre mythe et évidences, 354 p., C. FOUINAT et L. PETRIAC, 26 € - ISBN n° 978-2-918296-02-7 

     

    Vous excuserez l'erreur de saisie qui s'est glissée dans le titre donné au référencement. Merci !


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  • Jean Broussolle rendant hommage à Sacha DistelDans ces quelques lignes rédigées par Jean BROUSSOLLE lui-même et rendant hommage à l'ami Sacha DISTEL avec lequel, rappelons-le, il a collaboré après avoir quitté les COMPAGNONS DE LA CHANSON, on retrouve toute la maëstria du fin lettré qu'il savait être. Il suffit de se souvenir de son "Compagnon en tournée", véritable sommet de drôlerie,  pour avoir une idée de ce talent d'écriture qui en côtoyait tant d'autres.
    En cliquant sur ce lien, vous pourrez visionner ce document hommage à son amitié avec Sacha le plus confortablement possible. 

    Les documents qui nous ont été adressés par notre amie Ginette du Mans rappellent très concrètement quel aura été cet engagement de Jean BROUSSOLLE au sein de l'équipe de Sacha... Une nouvelle ère aussi créative que la précédente pour notre ancien Compagnon qui s'estimait fatigué par la cadence de l'équipe des dernières années... Mais qui, hélas, n'apportera pas une plus large reconnaissance que cela aurait mérité. Nous l'évoquons dans l'ouvrage à paraître consacré à Jean et à son complice Jean-Pierre CALVET.

     


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  • A propos des Trois cloches...Lors d'une conversation téléphonique avec Allbert URFER en personne, qui remonterait à la fin des années soixante, au cours d'une émission radiophonique suisse romande où les auditeurs pouvaient dialoguer librement avec l'invité, est apparue une donnée ignorée de beaucoup.

    Il s'avèrerait en effet que Les trois cloches dont on prête les paroles à GILLES JEAN VILARD lui serait due. Alors quoi, les deux hommes étaient-ils ensemble dans ce petit cimetière sur la tombe du dénommé Nicot ? Albert URFER, aurait-il osé mentir lors de cet échange téléphonique avec un auditeur de la radio sachant que l'émission était diffusée en direct sur les ondes et qu'un tel parjure aurait pu ruiner sa carrière et mettre fin à une relation qu'il continuait d'entretenir avec GILLES ? Pire, il n'y a jamais eu de démenti formel à cette assertion. De l'avis d'une grande majorité d'amateurs et même de chroniqueurs spécialisés, on continue à nommer GILLES comme auteur-compositeur de ce succès mondial, car son nom à lui est plus connu que celui de son comparse. Il est hélas peu probable que la radio suisse romande ait conservé l'enregistrement de cette émission dans ses archives. Mais, si c'était le cas, cela vaudrait sans doute la peine de creuser un peu la chose... D'autant que GILLES nous a, depuis, quittés.

    Dans un précédent article, nous nous étions procurés une version (extrait ci-dessous) peu connue des Trois cloches où l'on percevait une seconde voix qui serait justement celle de ce Albert URFER.

    Mais qui est Albert URFER ? On a retrouvé très peu de choses à propos de lui sinon qu'il a joué, très tôt, du piano tout en s'intéressant à l'art choral. Mobilisé pendant la guerre, il a ensuite dirigé un petit orchestre militaire. De 1945 à 1951, il jouait à Genève et même, parfois, à l'étranger. De 1953 à 1956, il part à Paris travailler l'art dramatique, jouant pour le théâtre, le cinéma, la télévision et revient en Suisse se produire au Centre dramatique romand. C'est surtout en tant que partenaire et accompagnateur du chansonnier GILLES dit Jean VILLARD durant 25 ans, qu'Albert URFER s'est fait connaître. Une de leurs chansons fétiche est Le Bonheur

    S'il est établi qu'URFER a pris la relève d'Edith BURGER en 1948 dans ce cabaret à Lausanne, il se peut très bien qu'il ait fait "un boeuf" avec GILLES deux ans plus tôt lors de la visite d'Edith PIAF et d'Odette LAURE. D'autant que le texte était prêt depuis quelque temps déjà puisqu'on dit aussi qu'il aurait été écrit en 1939. Que de mystères donc autour de ces Trois cloches !

     

     


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  • Yves Joly, le formateur de Guy Bourguignon

    Yves Joly, le formateur de Guy BourguignonVoici trois ans, le 24 mai 2013, s'éteignait l'une des grandes figures du domaine de la marionnette, un certain Yves JOLY qui était tout de même âgé de... 105 ans ! Ce qui nous vaut de parler de cet homme aujourd'hui tient à un fait rattaché à l'histoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON et de l'un de ceux qui sont à l'origine de la création de l'ensemble... Guy BOURGUIGNON qui, lui, aura hélas disparu longtemps avant Yves JOLY.

    Yves JOLY était en effet, en 1941, l'un des premiers à avoir cru au talent de notre ami Guy et pour lui avoir donné une chance au sein de sa troupe de jeunes marionnettistes. C'était en 1942 en Périgord, où Guy venait de se réinstaller après une parenthèse dans le nord de la France et Guy venait de lier connaissance l'année précédente avec Lolo JACOB pas encore devenu le Jean-Louis JAUBERT que l'on connaît. Au sein d'un chantier de jeunesse Jeunesse et Montagne. Chez l'enfant de Tulle qui avait regagné un Périgord familial (son père était directeur de l'agence du Crédit Lyonnais de Périgueux), il y avait déjà un peu de passion pour le métier de régisseur. Parallèlement au cinéma ! Et Yves JOLY avait incité ses jeunes élèves à concevoir des spécimen de marionnettes d'une taille imposante qui amusaient beaucoup le public. Mais on était encore loin de la chanson qu'il découvrira par la Chanson animée et un dénommé... Louis LIEBARD à Lyon à l'automne 1943 ! Après toutefois cette parenthèse au sein de Jeunesse et Montagne !

    Je reviens sur cette fantastique odyssée dans l'ouvrage que j'ai conduit et publié en 2013 et dont il était question ici voici quelques jours. Et que le comédien Roland GIRAUD avait préfacé pour rendre hommage à Guy ! Ceux d'entre vous qui n'ont pas connu les débuts des COMPAGNONS DE LA CHANSON apprendront sans doute quelques petites choses utiles à découvrir !

    Louis PETRIAC

    GUY BOURGUIGNON, le Compagnon de la Chanson périgourdin, ISBN n° 978-2-918296-24-9.


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  • Une chanson magnifique conçue par le duo Jean-Pierre CALVET et Gérard BOURGEOIS avec un ton empreint de gravité. A un moment où, au début des années soixante-dix, on assistait à un exode rural. Nous vous avions invité voici quelques semaines à découvrir un tout autre extrait mais celui-ci n'est pas mal non plus !


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  • Le bien joli présent de Paul Michel de... Rosselange

     

    Le bien joli présent de Paul Michel de... RosselangeNous en sommes les premiers ravis, notre travail sur le duo magique des COMPAGNONS DE LA CHANSON est en train de faire des partisans, après quelques vicissitudes. Défiance que ne méritait pas cet ouvrage qui nous aura demandé quelques heures d'enquête et de travail. Ainsi, vient de nous parvenir de Rosselange en Lorraine, à proximité de l'endroit où Jean BROUSSOLLE a vécu son enfance, une figurine qui le représente.

    Un travail que Paul MICHEL (ci-contre), c'est le nom de cet ancien ouvrier des Acieries de WENDEL qui avait eu l'occasion d'y croiser le père de Jean BROUSSOLLE, a mis treize heures pour réaliser. Et qu'il nous a gentiment offert comme pour nous encourager. Nous l'avions eu au téléphone et cet homme de 82 ans nous a avoué avoir consacré quelques heures à sculpter sur un bois venu d'Afrique 306 figurines qu'il a présentées dans plus de soixante-dix expositions. Certaines représentent évidemment les plus grands de ce monde, mais aussi des personnalités locales dont l'intéressé garde un excellent souvenir. Merci Paul MICHEL ! Votre réalisation sur Jean BROUSSOLLE figurera dans notre ouvrage à paraître !

    Nous vous rappelons que vous pouvez toujours rejoindre la centaine d'admirateurs qui se sont déjà manifestés et nous soutenir en réservant ce document préfacé par Fred MELLA à l'aide du document joint.

     


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  • A propos de Telstar, nos amis belges pensent que...Retrouvé pour vous dans un magazine belge des années soixante, ce commentaire d'un média à propos de Telstar. Une chanson qui avait été enregistrée au tout début de l'année 1963 (ci-contre).

    "La chose est bien connue et vérifiée depuis de longues années : les COMPAGNONS DE LA CHANSON ont le talent de mettre à leur répertoire des chansons à succès, les élevant quelquefois au-dessus d'un niveau pas toujours éloigné de la guimauverie. Est-ce le cas pour Telstar ? Déjà Colette DEREAL avait mis cette interprétation à son répertoire et c'était sympathique. Avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON il semble cependant que Telstar gagne encore d'excellents défenseurs. C'est une chanson agréable d'ailleurs. Elle a le mérite, sur un ton et un rythme allègres, de tenter une liaison poétique entre des terriens romantiques et une remarquable invention technique : un petit point d'argent qui fait rêver alors qu'il aurait pu rester sèchement du domaine des réalités scientifiques ou utilitaires. Une chanson l'a fait un peu glisser dans le domaine du rêve. C'est heureux.

    Dans une telle optique, l'harmonieuse chaleur des voix des COMPAGNONS se trouve bien sûr dans son élément.


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  • Eux et les Compagnons... Théodore BikelIl vous rappellera sûrement quelque chose cet extrait vidéo ci-dessus de Théodore BIKEL que vient de nous envoyer Chantal, une admiratrice des COMPAGNONS... Eh oui, il s'agit bien de la version originale de Tumbalala de Jean BROUSSOLLE et de Jean-Pierre CALVET créée par le duo magique des Compagnons en 1965 qui se sont inspirés d'une vieille chanson du folklore hébreu Tumbalalaïka. Pour qu'on en arrive de cette façon-là à en faire l'un de leur plus grands succès de la fin des années soixante, l'un des derniers du duo magique CALVET/BROUSSOLLE, c'est incontestablement que les COMPAGNONS DE LA CHANSON souhaitaient conserver ce rayonnement international qu'ils avaient déjà développé avec les deux hommes.

    Theodore BIKEL, acteur et chanteur américain juif d'origine autrichienne est décédé en juillet l'an passé à Los Angeles. Sachez qu'Il avait interprété plus de deux mille fois sur les scènes de Broadway l’air mythique de la comédie musicale Un violon sur le toit, d’après l’œuvre de Sholem ALEICHEM dont les COMPAGNONS avaient tiré, outre ce Violon sur le toit magistralement joué au violon par Jean BROUSSOLLE, Ah si j'étais riche. Celui qui restera sans aucun doute le plus grand chanteur yiddish contemporain, a eu une vie d’une incroyable richesse, de Vienne à New York, en passant par la Palestine mandataire.


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  • A-t-il regretté de ne pas avoir été Compagnon... de la Chanson ?

    En juillet 1946, après que les jeunes COMPAGNONS ont choisi de s'appeler COMPAGNONS DE LA CHANSON, il sera approché par ses anciens partenaires de la Villa du Point-du-Jour pour veiller à la formation de la nouvelle recrue qu'était Paul BUISSONNEAU ! Formation qu'il acceptera de conduire. Musicien doté d'une oreille incroyable, le parcours de Paul LEVY-LEBLOND aurait donc pu être totalement différent de celui qu'il a, par la suite, emprunté pour finalement se retrouver à la fin de son existence dans la peau... d'un représentant multi cartes. Un statut qui lui laissera beaucoup de regrets et aussi, semble-t-il, pas mal d'amertume. Sa croisade entreprise en 1989 contre Hubert LANCELOT au moment de la publication d'un ouvrage sur les COMPAGNONS DE LA CHANSON le montre, tant les traits et intentions prêtés à l'historiographe des COMPAGNONS semblent déformés.

    A-t-il regretté de ne pas avoir été COMPAGNON... DE LA CHANSON ? Telle est la question que l'on pourrait se poser en évoquant son parcours ! Celui qui sera finalement resté toute son existence un brin provocateur puisque de confession juive il avait choisi le nom d'emprunt de LEBLOND pour faire la nique aux nazis ! Alors que notre ami Marc HERRAND trouvait qu'il avait un physique de... Levantin qui ne trompait personne !

    Dans une lettre adressée aux LANCELOT, Paul se plaint en effet d'imprécisions voire d'inexactitudes commises par Hubert auquel il reproche d'avoir pris quelques libertés avec les faits. Même si certaines remarques ne sont pas dénuées de fondement ! Et notamment les quelques lignes évoquant le mouvement des COMPAGNONS DE FRANCE qu'Hubert voit dissous en 1942, alors qu'ils ne l'ont été qu'en 1944 ! Il n'en reste pas moins que le ton avec lequel Paul énumère ses observations aurait gagné à être moins vindicatif ! Mais on peut être bon musicien et se révéler être un mauvais communicant ! Une bien triste évolution des relations entre les deux hommes. Hubert aurait sans doute gagné à répondre à cette démarche et à se dédouaner car, de l'avis d'un certain nombre d'autres témoins, son travail d'autobiographie évoquant les COMPAGNONS DE LA CHANSON reste assez précis. Et cela d'autant que l'intéressé s'est appuyé pour le réaliser sur un carnet de bord qui, les premières années et jusqu'au début des années soixante, reprenait l'intégralité des événements touchant le groupe.


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