• Bruno Coquatrix et les Compagnons de la Chanson...

         

    L'homme est encore considéré comme le père de l'Olympia, pour avoir su, dans les années cinquante, conquérir le coeur des amateurs parisiens de music-hall à un moment où l'ABC de Mitty GOLDIN agonisait. Mais sait-on que Bruno COQUATRIX savait aussi être à l'occasion un amateur éclairé de belles chansons ? Avec Si jamais, cette chanson écrite avec son ami LANJEAN à l'automne 1951 que les COMPAGNONS DE LA CHANSON chantent dans cet extrait vidéo, il le démontre. On lui attribue d'ailleurs en qualité d'auteur et de compositeur trois opérettes et près de trois cents chansons dont le célèbre Clopin-clopan resté l'un des succès phares de cette belle Chanson française des années d'après-guerre. Après avoir découvert la musique et le jazz alors qu'il était étudiant au Lycée Pasteur, il savait jouer du saxophone et avec un petit orchestre il avait tenté, un moment, de concurrencer les Collégiens de Ray VENTURA. Avant de se tourner vers une carrière plus prolifique de découvreur de talents.    

    Bruno Coquatrix CD

    Précédemment directeur de Bobino, artiste, impresario, découvreur de talents, Bruno COQUATRIX restera après ce Si jamais assez proche des COMPAGNONS qu'il accueillera à de multiples reprises à l'Olympia. On ne peut oublier leur premier passage en 1964, avec en prélude Enrico MACIAS, ni la tournée d'adieu qui les verra rester à l'affiche plusieurs semaines en 1983. Alors qu'ils ne devaient y rester qu'une semaine ! Son nom continue aujourd'hui de briller dans la nuit des soirées parisiennes en dessous de celui de son cher Olympia. C'est dans son appartement, juste au-dessus de sa célèbre salle que Bruno COQUATRIX s'est éteint en novembre 1979 des suites d'une crise cardiaque. Agé de 69 ans, il s'apprêtait à fêter son quart de siècle de présence à la tête d'un music-hall qu'il est parvenu à faire entrer dans la légende. Une rue Bruno-Coquatrix a été inaugurée en 2010 qui relie le groupe d’immeubles où se situe l’Olympia, commençant au 13 rue Edouard-VII et finissant au 18 de la rue de Caumartin dans le 9ème arr.   

    Au lendemain de la commémoration des 51 ans de la disparition d'Edith PIAF, on n'oubliera pas non plus avec quelle détermination elle était intervenue pour sauver l'Olympia au tout début des années soixante. Grâce à l'un de ses derniers grands succès : Non, je ne regrette rien.

         

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