• Entre malice et tendresse... C'était Gérard !

    122) Gérard dans Le clown et l'enfant triste 

    « Mes Compagnons, vous me manquez, et je vous écris car en ce moment j’ai besoin de vous. Je ne veux pas de réponse, mais j’ai besoin de vous moralement, de votre présence invisible, des fils qui se sont tissés entre nous malgré les heurts ou les désaccords, bien dérisoires aujourd'hui. Ce que je viens chercher auprès de vous, c’est cette chose impalpable qui nous a unis tous, depuis quarante ans. Et je ressens mieux maintenant cette richesse qui a été la nôtre et que nous avons gagnée au fil des ans sans nous en apercevoir... J’ai cru un moment trouver quelque chose de similaire, mais rien ne ressemble à mes Compagnons ! Le spectacle était notre joie de vivre, nous étions Compagnons. Mais Compagnons, nous l’étions aussi en sortant du théâtre, en dînant, en partant en vacances… Partout, à tout moment, nous avons été Compagnons ! C’est là la différence avec tous les autres gens du théâtre, et cela, rien, jamais, ne pourra l’effacer… Voilà mes Compagnons de toujours, je n’avais pas besoin de vous le dire par le passé : votre présence effective rendait tout discours inutile. La seule chose que je regrette, c’est de ne plus être parmi vous, mais je me dis aujourd'hui que, grâce à vous, j’ai réussi ma vie…»

    A lire cette magnifique lettre  touchante d'émotion adressée à Hubert, leur historiographe, quelques mois avant que ce dernier entreprenne de mettre en pages leur fabuleuse épopée dans Nous les Compagnons de la Chanson, on découvrait alors un Gérard SABBAT quasiment inconnu de beaucoup. Un Gérard qu'il aurait été impossible à Hubert de cacher plus longtemps, ce qui justifie ce choix d'intégrer ce document à cette biographie. Avec ces quelques mots, on découvre un Gérard qui regrettait cette fin d'aventure prodigieuse des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Certes, on avait bien eu un aperçu de cette propension à émouvoir lorsque, déguisé en clown triste (photo ci-dessus), il lui était arrivé de s'illustrer dans un registre opposé à celui qu'il se plaisait à afficher en temps ordinaire. Notamment depuis le départ du P'tit Rouquin Jean ALBERT ! Mais cette lecture nous fait regretter encore plus sa disparition survenue trop tôt car, entre malice et tendresse, l'homme nous aura régalés jusqu'au bout avec sa complicité et ce sourire espiègle que nous aimions tant.

     

    « La mouche avec un Gaston au sommet de son art !30 décembre 1969 au matin... C'est le drame ! »

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  • Commentaires

    1
    Bruno
    Lundi 25 Janvier 2016 à 23:15

    Merci Louis.Amitiés. Bruno.  

     

     

     

     

    2
    decala
    Mardi 26 Janvier 2016 à 07:57

    Normal Bruno ! Boone journée à voius !

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