• Les agendas de Marianne Chassot... une pièce rare !

    L'agenda de Marianne Chassot... une pièce rare !Marianne CHASSOT (photo ci-contre), la première Compagnonne dont nous avons évoqué le profil dans plusieurs articles déjà parus sur ce site fait partie de ces jeunes gens qui auront été les témoins privilégiés de l'ascension de huit garçons devenus en février 1946 COMPAGNONS DE LA CHANSON après avoir mis un terme à leur entente avec Louis LIEBARD. Avec l'auteur de l'ouvrage sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE : Jean-Jacques BLANC, nous avions pu en 2008, grâce à la fille de Marianne : Christine DESSERTENNE, passer en revue l'ensemble de ce que sa mère avait noté quotidiennement entre 1941 et 1945 dans ses agendas. Un condensé de tout ce que la PREMIERE COMPAGNONNE avait vécu villa du Point du Jour chez les LIEBARD durant les premières années de cette prodigieuse épopée et de ce qui avait précédé. Notamment quand elle avait fait partie avec certains des premiers éléments des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de l'association lyonnaise JEUNE FRANCE créée en 1940 montée des Carmélites par un polytechnicien de 22 ans, Pierre SCHAEFFER. Déjà aux côtés de Louis LIEBARD et de formateurs comme Maurice MEYER, Jean VERLINE et Roger HERMANN ! Marianne décédée en 2001 n'avait pu témoigner de son vivant et il y avait tant de choses à dire !...

    Ces données, précieuses, donnent une singulière idée de la vie que l'on vivait alors dans la mouvance des premiers COMPAGNONS DE LA MUSIQUE : le détail des représentations données par l'équipe de scène et leur localisation, les petits et grands événements... Les crises de fou rire aussi. Avec, en toile de fond une pression opérée crescendo à partir de la fin 1942 par la Milice et la Gestapo chargées de faire la chasse aux Juifs sous la haute autorité d'un dénommé Klaus BARBIE. A Lyon comme ailleurs dans l'ensemble de l'agglomération lyonnaise ! Il nous est devenu facile à la lecture des éléments contenus dans ces agendas de nous faire une idée de ce qu'avait pu être l'atmosphère lyonnaise parfois empoisonnée entre la fin de l'année 1942 et l'automne 1944. Avant que la cité rhodanienne soit libérée à l'automne 1944. L'histoire y a aussi gagné en consistance et c'était ce que nous brûlions d'obtenir voici déjà sept ans car on avait raconté tellement de choses extravagantes sans jamais pouvoir vérifier quoi que ce soit !

    Un grand merci donc à Christine DESSERTENNE pour avoir mis à notre disposition ces fabuleuses archives et merci à la complicité de la Famille DARODES et à Odile MICHAL-DARODES pour s'être jointes à cette quête de témoignages du passé ! Au moment de l'examen de ces pièces fantastiques, nous n'imaginions cependant pas encore que d'autres témoignages nous permettraient quelques années plus tard, à l'été 2014, de prendre connaissance de compléments de tout premier plan. Nous sommes indéniablement en mesure aujourd'hui de mieux cerner ce qui s'était réellement déroulé lors de la création des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE en octobre et novembre 1941, et après la scission de Février 1946. Que la Famille LIEBARD et la Famille MEYER en soient remerciées. En acceptant de nous apporter d'autres pièces et précisions que celles que nous détenions déjà, nous avons pu y voir un peu plus clair et nous atteler, six ans après une première édition, à une seconde version bien plus complète de Ils étaient Compagnons de la Musique. Ceux qui, comme nous le sommes, s'intéressent à cette période magique de la Chanson française y trouveront un intérêt.

     

    ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, Jean-Jacques BLANC, ISBN n° 978-2-918296-32-4


     
    Une photo du fameux agenda

    « Qui a dit qu'ils n'intéressaient plus personne ?Le maestro et la tèchnik ! »

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