• Septembre 1956... Jean-Pierre Calvet devient ParisienComment ne se serait-il pas souvenu de ces deux mois passés au domicile des LANCELOT rue de l'Université à l'automne 1956 et de ses débuts parisiens au Théâtre des Ambassadeurs ? Entre Mimi, Hubert et leur petite Dominique ? Des débuts effectués face à ses parents Antoine et Jeanne qui ne devaient pas être peu fiers de leur Jean-Pierre ! 

    Pour Jean-Pierre CALVET, encore musicien au sein d'un petit ensemble quelques jours plus tôt, cela a dû être un bouleversement total en ce mois de septembre. Devoir quitter Menton, ses citronniers et l'élevage de poules de ses parents, pour gagner une ville trépidante comme Paris ! On imagine facilement les capacités d'adaptation qu'il aura fallu à ce musicien d'à peine trente ans pour changer d'habitudes du jour au lendemain. A coup sûr, l'hospitalité des LANCELOT, d'Hubert et de Mimi, entourés de leur fillette de six ans Dominique rue de l'Université aura été importante dans une acclimatation qui aurait pu être moins aisée sans leur implication chaleureuse. Surtout s'il avait fallu que le jeune homme se mette en quête d'un logement pour trouver un pied-à-terre afin de pouvoir y mettre sa guitare de troubadour.

    Que de souvenirs ! Alors que se projetait à très court terme un nouveau challenge pour les COMPAGNONS DE LA CHANSON avec leur opérette Minnie Moustache conçue par Jean BROUSSOLLE et André HORNEZ sur un livret musical de Georges VAN PARYS. Quand on pense qu'ils venaient de renoncer à une nouvelle tournée Columbia concerts aux Etats-Unis afin de mieux être en mesure de la préparer et de préparer une reconquête du public hexagonal !

    On a dit si peu de choses à propos de ces premiers jours vécus par Jean-Pierre CALVET qu'il nous a paru essentiel d'y consacrer un ouvrage. Comme nous l'indiquions au sympathique René MELLA que nous avions à ce propos au téléphone jeudi dernier, il paraîtra en octobre prochain. 

     


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  • Les BohémiensL'une des plus belles chansons des années soixante que ces Bohémiens enregistrée en 1966 ! A ne pas confondre avec leur devancière : Les gitans enregistrée en 1958. La chanson figurera sur un super 45 tours Polydor d'anthologie (ci-contre) où il n'y avait rien à jeter ! Pas même les versions B.

    La chanson est due à un certain Frank GERALD qui a été duettiste avec son beau-frère... Pierre DELANOE. Compositeur, Frank aura l'occasion un peu plus tard de travailler avec Gilbert BECAUD puis avec Marcel AMONT, une fois séparé de DELANOE. Des roses rouges pour un ange blond chanté par Lucky BLONDO, ce sera lui ! L'intéressé travaillera également avec LES PARISIENNES auxquelles il proposera Il fait trop chaud pour travailler et L'argent ne fait pas le bonheur. Il composera pour Nana MOUSKOURI Roses blanches de Corfou et pour Mireille MATHIEU Qu'elle est belle. On lui doit bien d'autres succès comme ceux de Michel POLNAREFF à ses débuts : La poupée qui fait non et Love me please love me.

    Après une quinzaine d'années de folie, Frank GERALD choisira de retourner un jour à sa planche à dessins. Il avait tout de même fait partie de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs avant de choisir un temps la chanson !


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  • Bon anniversaire Fred !

    92 ans aujourd'hui ! Que le temps passe vite ! Nous ne pouvions décidément oublier un tel anniversaire ! Et nous sommes sûrs, amis fidèles des COMPAGNONS DE LA CHANSON, que vous aurez une pensée pour Fred MELLA photographié ci-dessus avec ses arrières petites filles car tout de même, 92 ans, après avoir autant donné à la Chanson française !...

    Portrait Ginette BOBEDA

     


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  • Un sacré noyau d'admirateurs !

    8 mars 2007... Voici neuf ans commençait une aventure !...9 mars 2007... Neuf ans déjà ! Un noyau d'admirateurs qui échangeait depuis l'inauguration de la place des Compagnons à Lyon, quatre ans auparavant, apparaissait prêt à tout pour lancer une gigantesque offensive sur le net ! Regroupés sous une bannière due à l'ingéniosité d'un commerçant de la route de Lausanne en Suisse ! C'est avec ces admirateurs qu'a été lancé ce site, dès le lendemain matin d'un premier contact avec l'un d'entre eux, d'abord sur Over blog avant d'émigrer ici sur Eklablog  voici maintenant un an ! Afin que l'on profite à plein à ce moment-là de la sortie du film La Môme avec Marion COTILLARD pour rappeler qui étaient les... COMPAGNONS DE LA CHANSON et de notre décision de publier ce premier ouvrage hommage des admirateurs à ceux qu'ils aimaient toujours, vingt-deux ans après le dernier récital du Pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne.

    Ce n'est pas sans une certaine émotion que nous avons retrouvé ce document dernièrement. Certains s'y reconnaîtront. Une grande campagne était lancée au cours de ces premiers jours de mars 2007 et d'un printemps qui s'annonçait chaud ! Avec le secours d'un Internet encore balbutiant car, à l'époque, peu d'entre nous étaient reliés par la seule magie de la toile. Il fallait apprendre à communiquer, autrement qu'avec une simple enveloppe et le téléphone, d'autant que le portable n'avait pas encore conquis toutes les populations. Surtout en secteur rural ! 


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  • 8 mars 2007... Voici neuf ans commençait une aventure !...Jeudi 8 Mars 2007... voici déjà neuf ans ! Au moment où démarre une aventure aussi palpitante autour de l'ouvrage d'un duo magique, je ne peux empêcher mon esprit de revenir en arrière ! Je m'apprêtais à créer cet espace qui en est tout de même à sa neuvième année d'existence et où nous avons pu archiver près d'un millier d'articles !

    Il est un peu plus de dix-huit heures... Pour la première fois, j'ai au fil un interlocuteur dont le calme et la gentillesse sont impressionnants. Il dit s'appeler Christian FOUINAT, se présente et me raconte ce qu'il a vécu aux côtés des COMPAGNONS DE LA CHANSON en me disant qu'il vient de relire le court hommage que je viens de publier à sa demande sur Internet...
    J'ignore encore en échangeant quelques mots avec lui que je vais entrer dans l'un de ces défis que jamais on ne regrette de s'être lancés. Et pour cause, les COMPAGNONS DE LA CHANSON et Fred MELLA, mes idoles de début d'adolescence !... Je devais avoir douze ou treize ans... Cet homme m'avait déjà, c'est vrai, adressé un mail, peu de temps après le témoignage que je venais de déposer sur la page d'un "livre d'or" découvert par hasard sur Internet. J'y avais recherché ce que les COMPAGNONS DE LA CHANSON étaient devenus après toutes ces années. Je reconnais ici que je les avais un peu perdus de vue. Cela faisait combien de temps d'ailleurs que je n'y songeais plus ? trente ans, davantage même ?... J'avais fini d'y songer au moment de mon départ à l'armée. Certes, il me restait bien quelques enregistrements d'eux sur une cassette que j'écoutais parfois après avoir perdu toute une collection, mais voir ainsi le visage de Fred MELLA réapparaître sur mon écran de télévision un dimanche après-midi dans l'émission de DRUCKER a, je l'avoue ici, fait ressurgir tout un passé depuis longtemps enfoui.

    Je ne voudrais pas que l'on oublie les COMPAGNONS DE LA CHANSON, disait cet homme sur le mail qu'il m'avait adressé. Il enchaînait en m'invitant à lui adresser quelques lignes destinées à paraître dans un hommage et à dire en quelques phrases comment je les avais connus, rencontrés. Pourquoi je les avais aimés... 

    Je dois dire qu'au terme de cette première discussion avec lui, les choses se sont très vite emballées. D'autant qu'il avait déjà recueilli quelques témoignages et pris la décision de tous les regrouper en les illustrant dans un recueil qu'il soumettrait à un éditeur. Touché par sa sincérité et par ce que j'avais moi-même ressenti en écrivant mon propre hommage sur ce livre d'or, je me revoyais tout enfant. Sans me prendre pour Jeanne à Donrémy, ni avoir entendu de voix, ce qui était clair, c'était qu'il fallait effectivement faire quelque chose ! Mais comment et avec quoi ? Je n'en n'avais pas encore la plus petite idée. Ce que je savais, c'est qu'il allait falloir profiter de la rampe de lancement DRUCKER. Et puis, n'y avait-il pas ce film hommage sur PIAF qui devait déjà être sorti sur les écrans et dont il avait été question dans ce Vivement Dimanche du début de mois écoulé ?... Inutile de dire qu'après cet entretien, j'ai eu toutes les peines du monde à m'endormir. Je me revoyais tout gosse, les yeux rivés sur la vitrine du marchand de disques, près de mon lycée, à guetter chaque nouvelle apparition de microsillon des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Après un premier Bras dessus, bras dessous qu'une tante m'avait offert, m'entendant siffloter Si tous les gars du monde, je m'étais procuré Vénus puis quelque semaines plus tard un grand 30 cm avec tous les succès des premières années. En y réfléchissant, il était impensable que je m'en tienne à la seule écriture d'un hommage et que je n'appuie pas cette initiative en trouvant même des moyens que je n'avais pas. 

    Le jour suivant, une décision fut prise. Si je décidais de collaborer à cette entreprise, il allait falloir se tourner vers Internet et recenser par le détail tous ceux qui avaient jeté leur nom sur ce même livre d'or. Puis que, nous deux aussi, nous disposions d'un site  sur lequel seraient évoqués quantité d'articles parlant des COMPAGNONS et où ce projet d'hommage de mon nouvel interlocuteur Christian FOUINAT serait abordé, passé en revue, décortiqué. Pour qu'il puisse avoir une chance de devenir enfin un vrai livre, celui qui récompenserait l'attente d'un homme qui avait cru, pendant des années et des années, que son idée d'hommage pourrait voir le jour. J'étais cependant encore loin d'imaginer qu'en moins de quinze jours se constituerait autour de ce projet une chaîne relationnelle semblable à celle qui a été mise en place voici neuf ans aujourd'hui et dont le nombre d'adhérents a cru fortement ces derniers mois sur Facebook ! Comme quoi !

    Louis PETRIAC

     


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  • Germaine Roger-Montjoye... Des poules à Minnie Moustache

     Germaine Roger-Montjoye... Des poules à Minnie MoustacheGermaine ROGER (en photo ci-contre) est une actrice et chanteuse née en 1910 à Marseille dont il reste surtout chez les admirateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON cette invitation de décembre 1956 à assister à la générale (bristol ci-dessus).

    Tournée plus jeune vers la chanson avec des interprétations plutôt lyriques qui allaient à merveille au timbre de la soprano  qui semblait en savoir long sur ce que c'était d'être une poule, Germaine ROGER s'était toujours intéressée aux créations populaires. Comme promettait de l'être l'opérette Minnie Moustache. Précisons qu'au cinéma, elle avait également tourné, durant huit ans, dans plusieurs films. Surtout connue pour avoir tourné aux côtés d'ALIBERT les adaptations filmées des opérettes marseillaises, très à la mode dans les années 1930 après le succès de la trilogie de Marcel PAGNOL, il n'est pas étonnant qu'elle en soit arrivée ensuite, à produire après avoir participé à tout ce qui se faisait en termes d'opérettes. Sans doute animée dans les années cinquante d'une volonté d'aider dans la discipline où elle s'était illustrée.

    Le plateau réuni autour d'acteurs et de figurants de tout premier ordre comme le sociétaire de la Comédie Française Robert MANUEL, comme le compositeur Georges VAN PARYS, et comme Roger HORNEZ ou encore Jean BROUSSOLLE le méritait indiscutablement. Et reconnaissons au moment où nous essayons de faire revivre Minnie Moustache qu'elle a produite, qu'il aurait été injuste que nous ne nous attardions pas sur toutes les personnalités qui s'y sont illustrées, et donc sur Germaine ROGER-MONTJOYE ! Au vu des quelques données que nous avons pu collecter, il est facile de comprendre en s'attardant sur cette œuvre ce qui a pu séduire cette productrice. Car produire une telle opérette se défendait, d'autant plus qu'il apparaît que les deux versions précédentes de cette histoire de "Fille du Far West" avaient trouvé un public. Tant pour la première version de l'histoire écrite au théâtre par un certain David BELASCO que pour la deuxième, due à Giaccomo PUCCINI, dont la version opéra est encore proposée à l'heure actuelle. Tout était donc réuni pour que la création de Jean BROUSSOLLE soit couronnée de succès ! Et il est dommage qu'elle ne l'ait pas davantage été ! Autant pour la productrice que pour l'un des créateurs ! 

    C'est la disparition de son mari qui vaudra à Germaine ROGER-MONTJOYE de prendre en mains les destinées du théâtre de la Gaîté Lyrique quelques années plus tard. Sans hélas obtenir la consécration que son engagement aurait mérité ce qui sonnera le glas de la salle de spectacle. 

    Elle nous a quittés en 1975. Elle n'avait que 65 ans !

     

     


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  • 6 mars 1975... L'accident de Fred Mella !

    6 mars 1975... L'accident de Fred Mella !Un document puisé dans l'ouvrage hommage de Christian FOUINAT* qui revient sur l'accident de voiture des Frères MELLA voici déjà... 41 ans ! C'était dans les environs de Toulouse et l'affaire vaudra à la "Voix des Compagnons" une fracture de la clavicule soignée aussitôt à l'Hôpital de Toulouse !

    Comme le révèlera Gaston dans son ouvrage publié chez Michel LAFON en 1985, Fred s'étonnait ce jour-là de la hardiesse de son frère René au volant. Mais sans que celui-ci ne modifie en rien sa façon de piloter. Jusqu'à ce qu'une malencontreuse pile de pont, vicieusement dressée à l'entrée d'un virage, ne stoppe leur véhicule ! Plus de peur que de mal et juste de quoi chanter à Sète avec tout de même... une clavicule dans le plâtre !

     

    * LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : des marchands de bonheur, allez savoir pourquoi !


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  • Le duo magique... Mieux vaudrait réserver !

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  • Ce que Ginou pensait de son époux... Guy Bourguignon...

     

    Ce que Ginou pensait de son époux... Guy Bourguignon...L'ouvrage de Ginou RICHER sorti au même moment que le film La môme d'Olivier DAHAN, et écrit en collaboration avec le chroniqueur Bernard PERSIA, évoque dans le détail, et ce n'est pas une surprise, chacun des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et sans énormément de détails ce qui l'avait séduite chez Guy BOURGUIGNON. Alors qu'elle était encore adolescente et Parisienne bon teint.

    Celui qui était devenu "son mouton" pour reprendre les propres expressions de la jeune fille, était tombé amoureux de la gamine de seize ans. Sans se douter que celle-ci n'avait cédé à ses avances que pour avoir une chance d'approcher Edith PIAF qu'elle admirait depuis longtemps en secret. Pour la demoiselle qui aimait regarder les hommes droit dans les yeux, Guy, très érudit élégant et plein de classe était le plus intelligent de tous les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Mais, jaloux comme un tigre, Guy avait aussi entrepris de l'éduquer et de lui faire découvrir les plus grands écrivains en la laissant enfermée dans la chambre de l'hôtel qu'ils partageaient lorsqu'ils voyageaient. Du moins où jusqu'au jour où Edith PIAF qui avait interdit aux COMPAGNONS d'emmener avec eux leurs régulières ou leurs petites amies, se rendit compte que le jeune Périgourdin lui avait désobéi.

    D'après la demoiselle, Guy était aussi un farfelu, et c'est ce qui l'attirait chez lui. Parce qu'il aimait, selon elle, s'inventer des personnages. Elle raconte qu'un matin, pour son plus grand plaisir à elle qui rêvait déjà de rencontres fabuleuses, elle avait dû se travestir en vedette de cinéma devant tout un parterre de sommités dans une bourgade que les deux jeunes gens traversaient. On imagine aisément Guy, avec sa pipe au coin du bec, filmant en cinéaste averti sa bien-aimée avec sa caméra en faisant croire aux uns et aux autres que la Cinecitta avait transporté ses valises depuis l'Italie. La scène ne devait pas manquer de sel ! 


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  • Minnie Moustache... Parmi les oubliés, citons... Yves Thomas !

    Ils étaient quelques-uns qui avaient tenu un rôle de tout premier plan dans Minnie Moustache, l'opérette de Jean BROUSSOLLE proposée à la Gaîté Lyrique en décembre 1956 ! Jean LEFEBVRE, Thérèse LAPORTE, Ginette BAUDIN et, ne l'oublions pas... Yves THOMAS (photo ci-dessus) !

    Minnie Moustache... Parmi les oubliés, citons...Yves THOMAS (ci-contre en compagnie de nos auteurs C. FOUINAT et J-J. BLANC en 2005), tous les noctambules parisiens le connaissent ! Car c'est lui qui, à plus de 80 ans, anime toujours l'un des plus célèbres cabarets parisiens, un temps propriété d'Aristide BRUANT. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si l'endroit est considéré comme le doyen des cabarets de Montmartre ! Après une carrière de chanteur d'opérette à laquelle il a mis un terme, Yves THOMAS, également connu sous le nom de Yves MATHIEU, a en effet repris le Lapin Agile en 1972. Alors qu'il  disposait pourtant d'un fort joli filet de voix, comme peuvent en témoigner les extraits vidéo ci-dessous, où on le voit interpréter une célèbre chanson : Rose blanche puis Sancho, due à Hubert GIRAUD et Claude NOUGARO. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Yves, fils de la chanteuse Yvonne DARLE et ami du regretté Claude NOUGARO, cousin aussi de Jean-Roger CAUSSIMON, est né dans le sérail et que tout le poussait à entrevoir au départ une carrière artistique. C'est sûrement ce qui l'a amené à répondre favorablement à la proposition de la production de l'opérette Minnie Moustache et à y camper ce rôle de Wells FARGO amoureux transi de la belle Ginette BAUDIN, la tenancière du saloon. Il y chantera deux chansons : La chanson du fouet et Le cœur en peine ! L'intéressé sortait à l'époque du Conservatoire Supérieur de Musique ! Rien que ça !

    Yves THOMAS se souvient encore des COMPAGNONS DE LA CHANSON. "Ils vivaient, dit-il, une période fantastique et cette production pas ordinaire pour eux était une étape de plus et l'occasion de faire complètement autre chose. Jean BROUSSOLLE, le concepteur de l'opérette était quelqu'un de formidable. Le fait de voir cet ensemble de garçons perfectionnistes et méticuleux s'organiser avec un tel esprit d'équipe et puis leurs femmes qui les supportaient, de loin, sans jamais bouger ni jamais s'immiscer dans la vie de groupe, c'était captivant. Avec un tel esprit, on se serait cru sur un voilier. Il n'y avait d'ailleurs aucune concurrence entre les membres des Compagnons ! Fred était le soliste. OK, mais de l'autre côté, Jean-Louis organisait. Et puis il y avait quelques autres personnalités que l'on prenait plaisir à côtoyer : Jo FRACHON, Monsieur Mots croisés et Hubert LANCELOT, Gérard SABBAT qui s'était parfaitement trouvé face aux premières pitreries d'un jeune comédien du nom de Jean LEFEBVRE singeant un colporteur ivrogne !

     

     


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