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    En hommage à leur ami Charles TRENET, cette chanson de 1945 du "Fou chantant" ne pouvait que trouver sa place dans le répertoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Ce sera le cas en 1967 au même moment que quelques autres grandes chansons comme Sous le ciel de Paris, Ne me quitte pas et : Et maintenant de Gilbert BECAUD.

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  • Jean-Louis Jaubert... Sans doute le plus sérieux !S'il faut en croire Ginou RICHER, la seconde épouse de Guy BOURGUIGNON et amie d'Edith PIAF, "Jean-Louis JAUBERT, de son vrai nom Louis JACOB, est le seul à avoir été l'amant d'Edith, entre MONTAND et CERDAN". Malgré ce qui a pu être rapporté par ailleurs, serait-on tenté de dire après avoir pris connaissance d'une foule de documents et d'écrits produits ça et là ! "Il était sans doute le plus sérieux, le plus mature du groupe. Il la rassurait. De lui, précise-t-elle, je me souviens, étant Juif, que quand il prenait le train pendant l'Occupation, et qu'il y avait des contrôles, il se mettait un masque, commençait à chanter, faisant mine de répéter un spectacle. Et il continuait à chanter, masqué, tout en montrant ses papiers avec son faux nom, pour ne pas attirer l'attention sur ses origines, que son visage pouvait laisser deviner.

    Autre voyageur masqué, pour le même type de raison que Jean-Louis, Marc HERRAND ajoute-t-elle, de son vrai nom HOLTZ. Il était alors Alsacien et avait été enrôlé dans les jeunesses hitlériennes avant de s'échapper et de se réfugier chez les Compagnons. Lui aussi, il arborait un masque et chantait à chaque contrôle d'identité... Autre camarade pour le moins original, Jo FRACHON. Ou plutôt Jo FRACHON de MONTGOLFIER, descendant de la famille du même nom. Une description de Jo que la dame se plaît à illustrer d'une anecdote. Du temps de sa jeunesse, il était de tradition que le frère aîné emmène ses cadets au bordel, pour leur faire découvrir les plaisirs de la chair. Jo n'a pas dérogé à la règle sauf que le jour de son baptême, juste avant de monter, attablé à la terrasse d'un bar, sa marraine a voulu le mettre en appétit en déboutonnant discrètement sa braguette d'où s'est échappée... une mite. Une mite qui est devenue la gaudriole préférée et incontournable des Compagnons."


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  • Un reportage de Roger HOUZE pour TF1 tourné en 1982 à un moment où les COMPAGNONS DE LA CHANSON effectuaient leur tournée d'adieu. Si les images et le son yirés d'une ancienne version VHS sont quelquefois d'une qualité médiocre, le reportage à lui seul par l'ensemble de ce qui est abordé rattrape largement le tout.


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  • L'un des plus beaux témoignages retenus par Christian Fouinat en 2007...

    L'un des plus beaux témoignages retenus par Christian Fouinat en 2007...Quand il s'est agi de sélectionner les témoignages qui pourraient paraître dans le recueil hommage* de Christian FOUINAT publié en déc. 2007, certains de ceux qui lui étaient parvenus ont d'emblée été retenus. Parce qu'on y trouvait de tout dedans : le style, l'émotion et qu'ils rendaient parfaitement hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON. C'est l'un de ces témoignages que nous vous donnons à lire. Si vous aimez les belles pages et la bonne littérature, vous allez être ravis ! Il est signé de la main de notre ami Jean-Claude AMRHEIN (à gauche sur la photo prise avec GASTON, Jean CHARRAS, Christian FOUINAT et Mireille TESTAUX début 2008).

     

    Comment passer sous silence les Compagnons de la Chanson ! écrit Jean-Claude.

    J'étonne toujours les jeunes que je fréquente quand je leur explique que mon chanteur préféré est Fred Mella. Mais c'était bien autour de ce ténor soliste que s'organisaient les représentations et les disques de ces gars inoubliables. Pantalon bleu et chemise blanche, ils avaient gardé de leurs premières chansons, et de leur présence au Jamboree de la paix en 1947 (où j'ai longtemps cru qu'ils avaient chanté Si tous les gars du monde, apparemment plus tardif), une inaltérable et si précieuse teinte boy-scout ! Si je ne suis pas tout à fait un vieil idiot réac en saluant un groupe aussi peu dans le vent (mais allez plutôt en parler aux amis Africains souvent très jeunes qui, là-bas, entonnent avec moi leurs airs à tue-tête), c'est que leurs enregistrements reparaissent en CD, lentement mais sûrement. Et que j'aimerais que ceux qui ne les connaissent pas les écoutent.

    "Ecoutez leurs voix s'aligner l'une à l'autre, pareilles aux feux de la Saint-Jean qui se communiquent de collines en collines. Ecoutez-les se taire et se répondre, écoutez-les s'éparpiller et se regrouper comme le mercure."

    Ecoutons-les donc, à l'invitation de Jean Cocteau qui, outre le texte ci-dessus, avait écrit celui de la présentation à la Comédie Française d'un groupe connu jusqu'alors comme Compagnons de France puis de la Musique, jusqu'à ce qu'en 1946, Les trois cloches, chantée avec Edith Piaf dans le monde entier, les consacrent pour quarante ans Compagnons de la Chanson.

    Ces troubadours de notre époque s'accompagnent eux-mêmes avec toutes sortes d'instruments, certains ramenés de leurs tournées : crécelles dans Si tu vas à Rio, castagnettes dans La Costa Brava, ou même instruments de leur invention... Ils sont tour à tour bateleurs et même clowns... à moins qu'ils ne se fassent plus graves devant la guerre (La chanson de Lara) ou un monde perdant la poésie des chansons (Ma terre). Ils offrent un spectacle visuel autant que sonore, avec des instruments cocasses et variés accompagnant des chansons animées à rebondissements.

    Groupe folklorique, ils ne le sont pas. Pourtant c'est avec une parfaite maîtrise qu'ils ont fait leurs les rythmes de la Nouvelle-Orléans, de la Provence... Groupe classique, ils ne le sont pas, bien que la parodie qu'ils savent donner en perruques et costumes d'époque d'une musique de chambre du XVIIIème dénote une parfaite connaissance de l'art de la clarinette et de la contrebasse.

    La multiplicité de leurs dons, la générosité de leur inspiration les font échapper à l'analyse et décourager qui voudrait leur accoler une étiquette. Celle du génie seule semble leur convenir, à condition de ne pas oublier, à côté de ce génie, l'extraordinaire travail de répétition à base de jeux de scène parfaitement au point.

    Pour en revenir à la voix de Fred Mella, c'est un soleil qui coule. Cette voix chaude, qui sait s'amplifier graduellement, comme dans l'espoir qu'il nous jette au cœur à la fin des Trois cloches : "ne tremblez pas cœurs fidèles", fait de lui le principal instrument. Et c'est grâce aux variations permises à cette voix que les Compagnons peuvent à certains moments déposer tout instrument, ou s'accompagner d'une discrète guitare, instrument dont Yves Duteil remarque très joliment qu'elle transmute un arbre mort en chanson. Et ces instants privilégiés et plus émouvants, ce n'est plus que le chœur, les voix à nu de neuf puis huit, hommes parfaitement synchronisés qui entonnent, sur fond d'hymne au bonheur et aux couleurs du temps, un plaidoyer sans mot pompeux pour l'harmonie.

    Ecoutez ou réécoutez la Chanson pour l'Auvergnat. Qu'elle me paraissait insipide quand je l'entendais, alors impubère participant à des colos ! Mais comme, à l'explorer et à avoir un peu vécu, sa vérité frappe ! L'Auvergnat ! Mais c'est celui, souvent inattendu qui, au prix d'un écart avec le troupeau, et nonobstant le risque d'une telle attitude, saura trancher, s'inscrire en faux. Ce "bout de pain", ce "sourire", ce "feu de bois" : c'est par eux qu'on tient à certains moments-clés, c'est bon de les recevoir, il est nécessaire de les donner. Comme ils sont essentiels ! Au point que, quand j'entends "Brassens", je ne vois plus qu'eux...

    Une autre de mes chansons préférées reste Le marchand de bonheur. Quel plaisir de voir Fred l'interpréter, voici peu, chez Pascal Sevran (l'un des seuls animateurs télé qui pensent à "nos" Compagnons), en duo avec lui-même à travers les années. Il est vrai, vu le travail à fournir, qu'un marchand de bonheur dédoublé n'est pas de trop !

    Veinard que je suis ! J'ai eu l'occasion de voir et revoir in vivo les Compagnons de la Chanson, non seulement à Bobino, à l'Olympia, dans diverses salles où je les ai suivis des années durant, dont un cinéma à Rosny-sous-Bois, mais aussi à "Télé-Dimanche" où ils chantaient entre autres La complainte du Partisan, et encore à "RTL NON STOP" de Philippe Bouvard, cela de nombreuses fois.

    Il en a été de même pour Fred Mella au petit café chantant de Langan près de Fougères. Je l'ai de nouveau rencontré le lendemain à la réunion conjointe des deux associations des Amis de Piaf et de Cocteau dont je faisais partie. Gérard Sabbat était aussi de la fête, et je fus alors ravi d'approcher ce boute-en-train du groupe qui m'avait tant fait rire. L'intérêt marqué de ces deux comparses, particulièrement de Fred, pour mon ami le dessinateur Pierre Joubert, illustrateur du scoutisme mais aussi de centaines de livres fleurant bon l'aventure et l'amitié, est apparu manifeste à travers nos divers échanges. Il le qualifie de "(son) Marchand de bonheur", assurant notamment qu'il a "enchanté (sa) jeunesse".

    Une de mes amies à l'association de reportage Objectif Aventure d'Evreux, Bernadette, pensait "ne jamais voir Fred Mella et, plus encore, ne jamais entendre autrement que sur les ondes ce Marchand de bonheur de (son) enfance". Comme elle l'ajoute : "Après avoir obtenu des places pour un concert de Fred à Langan, et être partis à trois un dimanche en direction de la Bretagne sans nous demander si nous pourrions être au travail le lendemain suite à un aussi long déplacement, jamais nous ne l'avons regretté ! Quel accueil, quelle chaleur dans ce café chantant où il se produisait ! Elle poursuit : non vraiment, si les ondes oublient nos Compagnons de la Chanson, leurs admirateurs, eux, ne les oublient pas. Et ce jour-là ils étaient nombreux ceux qui, resserrés autour d'un Fred Mella superbe et entraînant, reprenaient en chœur ses refrains inoubliables. Vous raconter Fred Mella serait difficile si vous restiez sans le voir ni l'écouter ! C'est un bonheur qui se donne et vous entraîne à le suivre. On se plaît à chanter sans retenue, à sentir sa propre voix s'élever, unie à celle de tous ces inconnus avec lesquels on partage un moment d'admiration, de communion.

    Ce jour-là, le soir est venu trop vite et nous avons maudit le lundi qui arrivait. Mais nous avions pour longtemps la tête pleine de chansons, le cœur plein de souvenirs, ceux que nous avions laissés derrière nous dans ce petit coin de Bretagne tout retentissant de mélodies de Trénet, Brassens et tant d'autres".

    Pour ma part, je voudrais ajouter que Fred répondait à quelques admirateurs le prenant "en privé" après sa prestation, que c'était par son public qu'il tenait bon. Mais il doit savoir qu'il nous aide lui aussi et que, plus d'une fois, c'est à la force des chansons des Compagnons, à l'énergie qu'ils diffusent encore comme personnes, que j'ai dû de voir plus belle la vie, d'écarter certaines idées (très) noires et de me retrouver Le cœur en fête. Oui, enseignant la philosophie, je peux dire que j'en trouve plus dans certains de leurs couplets que dans bien des traités.

    J'ai croisé voici peu Jean-Louis Jaubert. Heureux d'avoir été abordé, il m'a tendu la main et dit : "ça prouve qu'on a marqué". J'ai trouvé très juste ce dernier verbe, qu'on emploie aussi, d'ailleurs dans le même sens, au football, discipline prisée par Jean-Louis.

    Ils sont de notre bord, ils donnent forme à nos espoirs. Tant de leurs chansons savent, en trois ou dix minutes, nous proposer une échappée à notre vie quotidienne !

    Bravo les Compagnons ! Toutes les générations qui vous ont entendus - et ce n'est pas fini - peuvent témoigner que vous disiez vrai dans Le marchand de bonheur :

    "Vous me verrez passer

    Chacun à votre tour,

    Passer au vent léger

    Au bon vent de l'amour."

     

     * LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : des marchands de bonheur, allez savoir pourquoi, ISBN n° 978-2-952411-71-9 


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  • Voici un titre resté complètement méconnu : Le beau dimanche, fruit d'un premier travail mené en commun par le tout nouveau duo Jean-Pierre CALVET et GASTON que les COMPAGNONS DE LA CHANSON ont versé à leur répertoire au début de l'année 1973. Ceux qui assisteront au Grand échiquier de Jacques CHANCEL le 31 décembre 1972 auront le plaisir de découvrir ce titre lors du départ de Jean BROUSSOLLE et de l'arrivée de GASTON !


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  • Quand on visionne cet extrait des Petits musiciens des marchés mexicains, on a toujours une petite pointe de tristesse car on y retrouve notre ami Guy BOURGUIGNON dans l'une de ses dernières apparitions avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON ! Personne n'aurait imaginé ce jour-là qu'il décéderait aussi brutalement peu de temps plus tard laissant derrière lui un vide qui ne sera plus jamais comblé ! Comme l'évoque Hubert LANCELOT dans son Nous les Compagnons de la Chanson, "ils étaient dans une période excitante de création, de renouvellement du répertoire".


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    En écoutant mon coeur chanter...Nous sommes sûrs que beaucoup se posent quantité de questions à propos de certaines des chansons dont vous raffolez et dont, pourtant, on ne parle guère. Celle que nous vous proposons aujourd'hui vous permettra peut-être même Mesdames, de vous rappeler que c'était sur cet air-là que votre futur vous avait invitée à danser.

    Beaucoup de titres ont un côté anecdotique. Cela a été le cas d'Alors raconte écrit par Jean BROUSSOLLE avec Gilbert BECAUD lors d'une escapade aux Etats-Unis, ou des Comédiens d'AZNAVOUR dont les Compagnons n'avaient pas voulu et que Fred MELLA, déçu par cette décision, avait menacé de ne jamais chanter. Heureusement pour les COMPAGNONS DE LA CHANSON et pour Charles AZNAVOUR qu'il changera d'avis. Si certains airs ont leur histoire comme Les trois cloches ou comme Le Marchand de bonheur, dont on dit que l'air a été écrit par Jean-Pierre CALVET sur une nappe en papier dans un restaurant israélien, d'autres en revanche conservent tout leur mystère et c'est ce mystère-là que nous vous proposons de décrypter en faisant appel à vos souvenirs. Avec cette chanson magnifique, voici un titre qui, à notre avis, a conservé aujourd'hui encore toute sa fraîcheur : EN ECOUTANT MON COEUR CHANTER enregistré sur un 30 cm sorti au début des années 70   

    Le court extrait de la version Charles TRENET que vous pourrez écouter en cliquant sur ce lien, n'échappe pas à cette règle anecdotique. Ecrit en 1946 par HERPIN (pour les paroles) et JAMBLAN (pour la musique) ce titre qui, curieusement, ne figure pas parmi les plus grands succès des COMPAGNONS DE LA CHANSON aurait dû connaître un meilleur sort. Dans une version magnifiquement mis en valeur par le timbre de Fred MELLA, celle de Charles TRENET semble un peu palote. Contrairement à l'interprétation de Mes jeunes années. C'est en 1967 que, derrière Mireille MATHIEU, les COMPAGNONS DE LA CHANSON l'ont interprétée. Pourtant, la chanson avait derrière elle une très longue carrière puisqu'avant d'être remise au goût du jour et adaptée en français pour être interprétée par Charles TRENET, le crooner Jean SABLON ou Line RENAUD voire Lys GAUTY, elle avait été interprétée par les plus grands aux Etats-Unis, dès 1946, sous le titre : All of a sudden my heart sings, dont : Frank SINATRA, Nat King COLE et Paul ANKA. Rien que ça, excusez du peu !

    Mais il n'est pas inutile de revenir sur le cheminement de ce titre. Dans un article consacré à JAMBLAN, nous avons appris que c'était le 28 mai 1942 que Jean SABLON avait enregistré aux studios Decca à New York une version française et anglaise de Ma mie, un titre déjà ancien de JAMBLAN et HERPIN. Cela vaudra à la chanson d'être remarquée et recréée sous le titre de All of a sudden my heart sings pour une comédie musicale Anchors Aweigh portée à l’écran. Le succès considérable amènera à rebaptiser la chanson My heart sings, et elle deviendra après coup un des plus grands standards américains repris par Duke ELLINGTON, Nat KING COLE, Errol GARNER, Paul ANKA, Dany KAYE pour ne citer que les plus célèbres. Un engouement qui atteindra la France où JAMBLAN adaptera de nouvelles paroles pour une chanson devenue En écoutant mon cœur chanter.


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  • Bonne année 2016 à tous !Après des débuts un peu timides en février et mars 2015, notre nouveau site Eklablog COMPAGNONS DE LA CHANSON prend un tout petit peu de hauteur et il se hisse un peu plus souvent à la première page de Google.fr. Mais c'est vrai que vous êtes désormais approximativement cent cinquante à venir assez régulièrement nous rendre visite et une cinquantaine à vous être abonnés à notre newsletter. Et, soulignons-le, vous êtes aussi plus de 1.500 à vous être inscrits chez l'ami Bruno MALLET et une grosse poignée à suivre les COMPAGNONS de notre amie Sybille. Sans oublier pour autant de visiter la gigantesque vitrine de notre autre ami Claude VERRIER. Ce qui montre que vous restez fidèles à cette mémoire bafouée et à ces seize COMPAGNONS qui auront charmé trois générations d'admirateurs et qui ont écrit l'une des plus belles pages de notre belle Chanson française ! Qu'on se le dise !

    Le 8 du mois prochain, ce site fêtera ses huit ans et nous conservons plus que jamais l'espoir de séduire ceux qui apprécient la belle Chanson française et qui ne nous suivent pas encore. Mais, en attendant, laissez-nous vous souhaitez en ce premier janvier tout le meilleur pour les jours qui viennent. En espérant aussi moins de drames, tragiques, comme ceux que nous avons connus l'an passé !

    B O N N E   A N N E E   2 0 1 6   C H E R S   A M I S !  


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  • A Bruxelles en Belgique, cette fin d'année 1969 sera mal vécue par les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et pour cause ! Avec Guy, ils perdaient, non seulement leur régisseur, mais aussi l'un des créateurs du groupe qui, en février 1946, avait bataillé ferme avec Jean-Louis JAUBERT et Marc HERRAND face à Louis LIEBARD et enfin, une basse dont la voix fera défaut par la suite.

    "C'est un frère qu'ils ont perdu" titrera l'une des parutions people de l'époque.

    Fin 1969, les Compagnons étaient en tournée en Belgique... sans Guy !


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  • 30 décembre 1969... Guy nous quittait !30 décembre... Une journée épouvantable à tous points de vue ! En 1969, voici 46 ans, la nouvelle tombait sur FRANCE INTER, et sur nombre d'autres radios également ! Ceux de la génération HERRAND et de la génération CALVET/BROUSSOLLE ne peuvent avoir oublié cette annonce que nous vous reproposons d'écouter. Si du moins leur transistor de l'époque était branché sur les ondes de FRANCE INTER : 

    FRANCE INTER - 30.12.69 - Décès Guy Bourguignon.mp3 

    L'un des piliers et créateurs de l'édifice venait de décéder après une hospitalisation de quatre semaines à l'Hôpital FOCH de Suresnes. Guy BOURGUIGNON, tout le monde le connaissait et l'été auparavant on l'avait vu s'arrêter à Périgueux avec ses COMPAGNONS DE LA CHANSON pour y fêter le centenaire de sa grand-mère qu'il surnommait affectueusement : Maman Atou (photo ci-dessous JM Bourguignon). Sur cette photo prise en Périgord, on le voyait encore trinquer aux côtés de la jeune présentatrice télévision Martine LEPAGE qui préparait une émission pour Jacqueline JOUBERT : A bout portant  montrant l'ensemble en tournée. Une Martine LEPAGE à laquelle il avait confié qu'il aurait aimé être un Compagnon, mais dans la salle ! Pour s'assurer, chaque soir, que tout était bien conforme au plan de répétitions. Comme le raconte si bien Hubert dans son Nous les Compagnons de la Chanson, alors qu'ils étaient en ce mois de novembre 1969 en train de se familiariser avec la mandoline tout en répétant ensemble : Angelo, Guy ne s'était pas présenté à leur rendez-vous habituel. Alors qu'ils s'apprêtaient une fois de plus à partir tous en tournée en Belgique.

    Jusqu'à la dernière minute de cette fin décembre tragique, ses partenaires et amis n'avaient pas voulu croire à une issue fatale malgré le pronostic vital plus que réservé du médecin qui avait tenté de l'opérer. Certes, les dernières photos et les derniers enregistrements réalisés lors d'un Télé-dimanche en novembre nous avaient montré un Guy fatigué qu'une thrombose de l'œil avait un peu plus affaibli, mais de là à imaginer qu'il décéderait aussi brutalement et de cette façon...

    30 décembre 1969... Guy nous quittait !

     


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