• Extrait vidéo émission French Cancan, 1974.

     

    Soixante-six ans ! Voici une chanson qui porte très bien son âge et que vous connaissez tous ! Mais, et c'est peut-être ça qui est finalement le plus intéressant de l'histoire, ce qui est toujours extrêmement amusant, c'est de mettre face à face les multiples versions ayant préludé à sa création. Car, si pour l'auteur des textes, tout le monde reconnaît la patte de Charles TRENET et sa poésie, pour ce qui est de l'élaboration complète, les avis divergent un peu ! A plus forte raison d'un témoin à l'autre et d'une biographie à l'autre ! C'est aussi pourquoi nous avions choisi en mai 2011 le terme de "mythe" pour évoquer les trente-neuf années de carrière des COMPAGNONS DE LA CHANSON !

    Mes jeunes années... Ce qui est sûr, et tout le monde est d'accord là-dessus, c'est que Mes jeunes années devait, au départ, s'appeler La montagne. Le titre restera donc disponible pour Jean FERRAT ! Et qu'elle a été écrite, ou plus exactement mise au point, à Montréal, à la fin de l'année 1948. Alors que Charles TRENET sortait d'un récital au célèbre Café de l'Est de Montréal et qu'il avait accepté de retrouver ses "Grands garçons de la Chanson" pour un dîner. Précisons qu'en décembre 1948, les COMPAGNONS DE LA CHANSON étaient, eux aussi, restés quatre semaines à l'affiche (affiche ci-contre) de ce Café de l'Est et que cette tournée au Canada était la première. 

    A priori les textes de Mes jeunes années auraient été jetés sur la nappe en papier d'un restaurant, du moins si on prend en compte les versions d'Hubert LANCELOT et de Marc HERRAND (Cf. Nous les Compagnons de la Chanson et La route enchantée). Un document que le premier prétend avoir perdu après l'avoir conservé quarante ans et que le second aurait offert en 1995 à un Musée de la Chanson à Tokyo ! Un sacré parallèle ! Et c'est Marc HERRAND qui, pour la mélodie, se serait mis d'accord avec TRENET qui était, de l'avis de nombre de biographes, un peu fâché avec le solfège et les retranscriptions de données musicales. Ce qui justifie que le nom de HERRAND (ou de HOLTZ selon les avis) puisse apparaître aux côtés de celui de TRENET.

      


    votre commentaire
  • Allez, soyons un peu espiègles et diffusons une Chanson de Lara que vous n'avez peut-être jamais entendue chantée de cette façon-là. Avec des interprètes qui, en dehors de Fred MELLA ne sont pas d'ordinaire COMPAGNONS DE LA CHANSON. Allez, regardez bien et essayez de deviner qui ils sont. Il y en a sûrement quelques-uns que vous reconnaîtrez facilement !


    votre commentaire
  • Etre Compagnon de la Chanson, mais sans chanter sur scène...Lorsqu'on lui a demandé s'il se serait imaginé vivre une vie sans chanter, Guy BOURGUIGNON avait répondu à Martine LEPAGE qui l'interviewait : Que son rêve aurait été d'être COMPAGNON DE LA CHANSON, mais sans avoir l'obligation de monter sur scène pour y chanter. Uniquement en participant à la vraie vie de COMPAGNON ! Celle qui revient à préparer quotidiennement du dehors tout ce qui est nécessaire au spectacle tout en s'assurant chaque soir de la salle que tout est bien parfait !

    On retrouvait bien là ce qui motivait davantage l'homme, savoir les aspects de la mise en scène. Ce sont d'ailleurs ces aspects de préparation du spectacle qui l'avaient tout d'abord attiré, puisque Guy a toujours été considéré comme le régisseur et le metteur en scène de l'équipe. Celui vers lequel se tournait Jean BROUSSOLLE lorsqu'une idée de sketch s'imposait à lui. Ce qui explique l'amitié et la complicité qui unissaient les deux hommes. Et combien le Camarguais a été touché lorsque Guy s'est éteint à l'Hôpital Foch de Suresnes en décembre 1969, victime d'un cancer.

    Sans doute ses premiers pas l'avaient-ils guidé vers ces aspects de mise en scène. Car, avant de devenir COMPAGNON DE LA MUSIQUE puis COMPAGNON DE LA CHANSON, Guy avait travaillé à la représentation de marionnettes en Périgord. Sans oublier une enfance vécue à Tulle aux côtés du futur cinéaste Eric ROHMER qu'il fréquentait assidûment et qui lui aura donné ce goût pour le septième art.


    votre commentaire
  • Tomber dans la marmite...Vous allez sans doute être surpris et qui sait ?, peut-être même en rire, mais en mars 2007, quand il s'est agi de rejoindre "Les amis des COMPAGNONS DE LA CHANSON", j'étais loin de savoir ce que j'ai appris depuis. Avant de tomber moi aussi dans la marmite et d'avoir une idée plus exacte des ingrédients utilisés par ceux que nous aimons toujours entendre, ce que je savais, je le tenais de mon enfance où, à la fin des années cinquante, il fallait bien admettre que l'information avait encore un peu de mal à circuler ! Certes, nous recevions bien à la maison, une édition régulière du Parisien Libéré. Mais pour le reste, cela dépendait souvent des quelques revues dont le point presse disposait ! Au point que jamais, ô grand jamais, je n'aurai imaginé que, douze ans plus tôt, les COMPAGNONS DE LA CHANSON étaient partis en tournée avec la grande PIAF dont le "Non, je ne regrette rien" m'avait bouleversé. Et que leur toute première équipe était différente de celle qu'il m'avait été donnée de connaître en 1959. J'avais bien réussi à me procurer un 33 tours "Les meilleures années des Compagnons de la Chanson" mais sans qu'apparaisse une quelconque image du groupe avec Jean ALBERT, Marc HERRAND et Paul BUISSONNEAU...

    Il me semble que c'est la première discussion que j'ai eue avec Christian FOUINAT au téléphone, un soir du début mars 2007 qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur un groupe qui avait pourtant charmé une partie de mon enfance. Du haut de mes treize ans, je me revoyais encore en 1963 concourir aux radio-crochets et y interpréter Peggy ô ! Mais hélas pour ceux qui n'avaient pas la possibilité d'assister à leurs représentations - et j'en faisais partie -, les quelques Télé Dimanche de Raymond MARCILLAC auxquels ils participaient ne les voyaient jamais interpréter des créations qui sont donc restées longtemps inconnues pour moi. Je pense à Perrine était servante, Le violon de tante Estelle, les Ecossais ou les Perruques. Pour n'évoquer que celles qui m'ont accrochées un peu plus depuis. Vous l'imaginez, évoquer régulièrement le parcours de ces hommes sur ce site, m'a donc demandé d'étoffer singulièrement mes connaissances et de me procurer aussi tout ce que l'on pouvait trouver sur les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Surtout en ouvrages. Inutile donc de dire que votre rôle a été plus que précieux et que l'ensemble des documents que vous avez mis à ma disposition m'auront beaucoup aidé. Comme cette Route enchantée publiée par Marc HERRAND avec Yvette GIRAUD que Marc m'a très vite adressée se doutant bien que j'avais quelques lacunes à combler. Notamment sur les toutes premières années de l'ensemble et sur ce qui avait précédé chez le bon Monsieur Louis, à la villa lyonnaise du Point-du-Jour. Sans oublier, évidemment, tous ces documents venus de Suisse de chez l'ami Roger dont je me suis abondamment servi pour illustrer mes productions depuis 2007.

    Si vous ne vous en étiez pas encore aperçu, c'est donc la passion qui aura été le lien de tout ce que j'ai modestement pu vous apporter depuis mars 2007. Et un formidable moteur même ! Une passion sur laquelle je compte encore m'appuyer dans les prochains mois pour creuser davantage ce qui ne l'a pas été ! En vous remerciant d'avance de m'y encourager, car sans vous cette aventure ne pourrait pas se poursuivre !

    Louis PETRIAC 


    10 commentaires

  • Les milliers de soldats Les Compagnons de la... par bmbruno0

     

    L'une des chansons engagées que les COMPAGNONS DE LA CHANSON auront versé à leur répertoire en 1965. Ce sera l'une des dernières qui sera enregistrée sous le label Polydor. Créée par un certain Rod MC KUEN, elle sera adaptée en français par Jean BROUSSOLLE.


    2 commentaires
  • Une chanson gaie comme les COMPAGNONS DE LA CHANSON savaient en interpréter ! Sortie en 1968, elle est due à André SALVET, le père de l'Ecole est finie et du Sifflet des copains de SHEILA qui aura écrit quelques-uns des succès de ces années-là ! C. DONIDA en écrira la musique. Il a également écrit Mourir au printemps, la seule chanson de Charles TRENET que ce dernier aura interprété et dont il n'était pas l'auteur.

    Originaire de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, c'est grâce à Georges ULMER que SALVET s'est fait connaître grâce notamment au célèbre Quand allons nous nous marier. Line RENAUD, Dario MORENO, Gloria LASSO, DALIDA, Tino ROSSI, Luis MARIANO, Annie CORDY et notre amie Yvette GIRAUD... ils seront quelques-uns à chanter du André SALVET. Jusqu'à Ce bonheur-là devenu celuid es COMPAGNONS DE LA CHANSON

     

     


    votre commentaire
  • Ils étaient arrivés à l'émission dans un mini bus ! C'était juste pendant la tournée d'adieu et juste avant que le regretté Jean-Pierre CALVET ne laisse sa place, malade ! Comment oublier ! D'autant qu'ils nous avaient gratifié ce soir-là d'une compil' de certains de leurs plus grands succès... Nous sommes sûrs que vous reverrez ces images avec grand plaisir !


    4 commentaires
  • Sur un fond de réalisations des trois époques des COMPAGNONS DE LA CHANSON, l'un de leurs succès de la période Polydor : Kalinka ! Nous avions déjà publié ici un autre extrait vidéo de cette chanson, revenant sur les souvenirs que conservait encore des tournées des COMPAGNONS en URSS Mimi l'épouse d'Hubert. Avant la glasnost de Mikhaïl GORBATCHEV, et à une époque où ça ne rigolait pas forcément du côté de Moscou, sauf les jours de défilés militaires !


    votre commentaire
  • Les-Compagnons-en-1969--jpg

    Le saviez-vous, au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON, chacun était identifié par un numéro que l’on allait jusqu’à broder sur les chemises et accessoires de scène ? Sans doute cela avait-il été décidé par souci de simplifier les choses et l’étiquetage voire les recensements opérés… 

    Si Jean-Louis JAUBERT avait le n° 1 sans doute en raison de son ancienneté dans le groupe, puisqu’il a rejoint le vivier des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE dès octobre 1941, on sait que Jean BROUSSOLLE avait ensuite repris le n° 2 attribué au départ à Marc HERRAND ! Mais, Gérard SABBAT a cependant conservé le n° 13 qu’il avait aux COMPAGNONS DE LA MUSIQUE alors qu’il aurait pu prétendre bénéficier du n° 7. Il en est de même pour Jo FRACHON, dont on ne sait si son n° 10 venait des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ?

    Autres précisions intéressantes : Guy BOURGUIGNON s’était vu attribuer le n° 4, Hubert LANCELOT le n° 5 et Fred MELLA le n° 6. 

    Il nous manque cependant à propos de cet usage quelques précisions. Dernier arrivé, Paul BUISSONNEAU aurait-il eu le n° 9 dont aurait hérité ensuite René MELLA ? ALBERT avait-il le n° 3, toujours en fonction de l’ordre d’arrivée ou le n° 7 qu'il aurait eu aux COMPAGNONS DE LA MUSIQUE alors qu'il n'était absolument pas le septième à être arrivé chez les LIEBARD en octobre 1941, un numéro que reprendra ensuite son remplaçant Jean-Pierre CALVET ? Beaucoup de questions restent on le voit en suspens qui mériteraient d’être éclaircies… De la même façon, nous n’avons pas réussi à savoir de quel numéro avait hérité GASTON sur la fin, à partir de 1973... Probablement le n° 2 alloué à BROUSSOLLE et HERRAND ?

    Nous avions essayé d'en savoir un peu plus à ce sujet lors de notre première dédicace de décembre 2007 en demandant à Gérard SABBAT s'il se souvenait de ce qui avait prévalu lors de l'attribution de ces numéros. Mais, sans parvenir à obtenir de réponse de lui. Il faut dire que plus de soixante ans plus tard... 


    2 commentaires
  • Après Julia et quelques autres belles inconnues, voici Pluie d'été, soleil d'hiver. L'une des innombrables chansons des COMPAGNONS qui constituaient de très bons versos des grands succès enregistrés. Cette chanson, adaptée en français, a été enregistrée en 1973.


    1 commentaire