• Comme on a souvent pu le voir au hasard d'un article de presse qui leur était consacré : ni copains, ni frères mais... complices ! C'est effectivement la meilleure définition que l'on peut faire des COMPAGNONS DE LA CHANSON et de l'ensemble qu'ils formaient ! Mais avouons que leur mode opératoire était tout de même bien curieux !

    Dans un interview donné par Jo FRACHON à un média, le plus grand d'entre eux le soulignait : jamais les COMPAGNONS DE LA CHANSON ne se serraient la main ni ne se disaient bonjour ou au-revoir ! Quant aux anniversaires ou aux fêtes... ! Quelqu'un a dit que la seule façon de vivre longtemps ensemble, c'est de rester séparés. Jamais ensemble à se déplacer pour être sûrs d'arriver, ponctuels, aux rendez-vous ! Une recette qui a toujours été mise en pratique par les COMPAGNONS ! On a dit que Guy BOURGUIGNON, disparu le premier en déc. 1969, avait coutume de dire à propos de leur ensemble : "Les COMPAGNONS, si je ne devais pas les voir demain matin, je serais ravi... Demain soir, je serais désespéré. Des propos qu'Hubert LANCELOT a toutefois attribués à Jean-Louis JAUBERT dans son Nous les Compagnons de la Chanson publié en 1989. 

    GASTON, qui n'avait jamais pu s'habituer à ces pratiques a été la seule exception des participants successifs à ne pouvoir observer cette règle. Mais il n'avait pas connu les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de la guerre ni ce qu'étaient les premières années vécues dans le giron d'Edith PIAF entre 1946 et 1948. Jamais non plus, en quarante ans, les COMPAGNONS ne se sont souhaité la bonne année voire une fête, ou même un anniversaire. Ou fait non plus le moindre cadeau. Et c'est vraiment là qu'est le secret des COMPAGNONS car à ce rythme de disputes, de désinvolture et de démissions fracassantes, le groupe aurait dû voler en éclats au bout de quelques mois. Or, il a duré plus de quarante ans pour certains comme Jean-Louis JAUBERT, Hubert LANCELOT et Fred MELLA ! Quand nous nous disputions, c'était toujours pour une raison professionnelle, disait GASTON. C'était à celui qui parlait le plus fort. Une fois, mon épouse avait assisté à l'une de ces discussions particulièrement animées. En rentrant, elle avait avalé un cachet d'aspirine et m'avait dit d'un air navré : c'est fini ! Maintenant, après ce que vous vous êtes dit, vous êtes fâchés à mort ! Mais, le lendemain, tout était oublié. Plus personne ne se souvenait de l'empoignade de la veille ! Hubert LANCELOT avait quant à lui précisé que leurs engueulades c'était souvent pour se chauffer la voix avant d'entrer en scène.

    Cela n'empêchait pas les bons sentiments et lorsque Guy BOURGUIGNON, l'un des piliers de la formation de base, a disparu en décembre 1969, Jean-Louis JAUBERT, son premier complice au sein de la structure JEUNESSE et MONTAGNE, a conservé affectueusement la pipe de son ami "Dents de lapin". Ebranlé à l'idée d'avoir perdu à jamais un ami, un frère qu'il côtoyait depuis plus de vingt-cinq ans, ce geste montre à lui seul quel état d'âme était celui de ces COMPAGNONS DE LA CHANSON ! Troubadours des temps modernes, disciples irréprochables de leur art, chez eux on s'était plutôt habitué à faire foin de toutes les prévenances ! Car, plus fort que tout, il y avait entre eux un état d'esprit et point n'était besoin d'y revenir éternellement en se rassurant par des gestes, même amicaux ou des présents !

     


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  • A une époque où l'INA s'opposait beaucoup moins à la diffusion de certains extraits, nous avions retrouvés un extrait de l'émission VOYAGE SANS PASSEPORT d'Irène CHAGNEAU dans laquelle le regretté Guy BOURGUIGNON commentait un film qu'il avait réalisé. Sans doute en 1958, lors de sa collaboration avec le cinéaste Marcel CAMUS (tournage Orfeu negro) et de la tournée des COMPAGNONS DE LA CHANSON au Brésil.

    Si vous étiez intéressé(e)s par ce film, sachez que l'INA peut vous le procurer. Il vous suffira, simplement, de vous rendre sur le lien suivant : http://www.ina.fr/video/CPF86642638

    Guy BOURGUIGNON commente en voix off les images du reportage qu'il a réalisé sur les transports en commun de la ville de Rio de Janeiro. La circulation dense dans le centre de Rio et dans la baie, la foule dans les rues, les autobus et les tramways bondés avec les voyageurs dangereusement agrippés à l'extérieur, les maisons des favelas sur les collines de Rio (les morros), école de samba, femmes des favelas à la corvée d'eau, foule dans une gare de banlieue, voyageurs agrippés à l'extérieur des wagons, montée au sommet du Pain de sucre en téléphérique, montée à la terrasse du christ du Corcovado en chemin de fer à crémaillère, aéroport Santos Dumont.

     

     

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  • Le violon de Tante EstelleVoilà une chanson porteuse d'une histoire qui est aussi celle de notre ami Christian FOUINAT. Et de sa découverte des COMPAGNONS DE LA CHANSON ! Comme il le raconte dans son hommage de 2007, c'est dans un théâtre de l'avenue Wagram à Paris, qu'il avait découvert en 1956 cette histoire surnaturelle et tzigane en quatre tableaux chantés avec quelques intermèdes musicaux. Le petit Christian avait déjà de l'oreille, onze ans, c'était un jeudi, et, à l'époque il n'y avait pas école ! Les COMPAGNONS participaient aux "Jeudis de la jeunesse" une émission radio d'Arlette PETERS et d'Alain SAINT-OGAN. On notera pour la petite histoire que Jean ALBERT n'avait pas encore quitté le groupe ! Ils interpréteront ce jeudi-là deux autres de leurs sketches : Le roi Dagobert et, bien entendu, Perrine était servante. C'est ce jour-là, reconnaît Christian, que je suis "tombé dans la marmite Compagnons !"

    Avec Les Tourlourous, ce Violon de Tante Estelle est sans doute l'une des toutes premières réussites sketches de Jean BROUSSOLLE ! Car il y en aura d'autres, beaucoup d'autres, grâce à une entente parfaite avec le maître de cérémonie et régisseur de l'époque, un certain Guy BOURGUIGNON !


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  • Mets ton chapeauUne très belle musique de Jean-Pierre CALVET avec un air entraînant en diable ! Mets ton chapeau, écrite par Eddy MARNAY, comme quelques autres verso de succès n'est pas à dédaigner ! Sorti en 1965, sur un microsillon comportant encore quatre titres, aux côtés de Mon Espagnole, et Des milliers de soldats.

    A noter qu'Eddy MARNAY (photo ci-contre) est l'un des paroliers qui ont le plus travaillé pour la Chanson française. Témoin, la liste des artistes pour lesquels il aura écrit et dont son site donne un aperçu. A découvrir d'un clic !

     


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  • Voilà encore une autre de ces chansons magnifiques de l'ère a capella des COMPAGNONS DE LA CHANSON ! C'est en mars 1949 que Maître Pierre écrite par Jacques PLANTE et composée par Henri BETTI a été enregistrée par nos amis.

    Les grands interprètes seront quelques-uns à interpréter ce bijou, parmi lesquels Yves MONTAND, LES TROIS MENESTRELS, Georges GUETARY !


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  • ICharles Level vient de disparaître !l avait écrit pour les COMPAGNONS DE LA CHANSON des dernières années une adaptation française de cette fameuse Fleur à la main, reprise sur le coffret de CD Reader Digest de 2007. Une chanson due à Neil DIAMOND que vous pourrez entendre en cliquant sur ce lien que beaucoup ont découvert ces dernières années. Il avait également contribué à la chanson Piano, piano.

    Une grande majorité d'entre nous se souviendront sûrement des apparitions de Charles LEVEL dans Thé dansant, l'émission de Jacques MARTIN, diffusée le dimanche après-midi sur Antenne 2 où il lui arrivait de chanter quelques belles chansons. Sous le nom de Charlie Level et les Carnaval's, il avait enregistré de nombreux disques de reprises dans les années 60. On l'avait également aperçu chez MIREILLE dans son Petit Conservatoire de la Chanson. Il avait également fait des apparitions remarquées dans l'émission Les Grosses Têtes de Philippe BOUVARD, qui le voyaient improviser des chansons et faire des imitations. Le blog de R. VAN KAREMEL lui rend un hommage appuyé ce matin.


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  • Doux c'est doux !Doux, c'est doux
    Quand le soleil fait les yeux doux
    C'est doux, c'est doux
    La boulangère me dit "Bonjour chez vous"
    Le facteur m'apporte des sous
    C'est doux- doux doux doux doux
     
    Oh dur, c'est dur
    Quand la soupe est froide
    Et les fruits pas mûrs
    De se lever tous les matins, c'est dur
    C'est très dur
    Sans argent, sans copain
    Et rien pour le futur
    Très dur, c'est dur
    Se baigner dans une rivière
    C'est doux
     
     

    Voilà un titre qui a rarement fait parler et pourtant. Pourtant, c'est à notre avis l'un des meilleurs de GASTON avec cette version assez jazz qui se marie fort bien avec le timbre de Fred MELLA. Nous sommes certains que cet extrait vidéo en ravira quelques-uns !


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    C'est pour une bien jolie personne, mignonne qui lui cueillait des fruits...

     

    C'est pour une bien jolie personne...Nous sommes sûrs que vous connaissez la suite de ce Pour une pomme, même si vous n'avez pas été chassés du Paradis !

    En tout cas, une nouvelle fois bravo à Bruno MALLET pour ce montage fort bien réussi avec une Eve plus tentante que le Diable ! Un très bon et nouveau travail de la doublette : Pete de ANGELIS/Jean BROUSSOLLE déjà rôdée après plusieurs autres succès dont un : Bras dessus, bras dessous, Guitare et tambourin, Gondolier... avec une adaptation assez réussie de There's Always A To une chanson qui serait due à une certaine Iris SAWYER. La chanson avait été enregistrée avec un autre succès dopé par la série Intervilles : De ville en ville.


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  • Grâce à certains de nos amis belges admirateurs, nous avons pu retrouver des documents dont certains vous amuseront. Parce qu'ils montrent les COMPAGNONS DE LA CHANSON face à des situations pour le moins cocasses ! Ainsi celle-ci, ci-dessous, montrant un Jean-Louis, visiblement aux prises avec quelques ennuis et qui aura pu compter sur le secours d'au moins sept amis... pour pousser sa grosse américaine ! Sous l'œil averti du huitième ! Eh oui, comme le titrait le média belge dans lequel a été prélevée cette amusante photo : "il arrive même que de puissants bolides tombent parfois en panne !" Grâce à l'immatriculation du bolide de Jean-Louis, il est vraisemblable que l'histoire se soit déroulée, sinon chez nous en France, au moins dans un des pays proches de nos frontières.

    Situations cocasses... CondenséSituations cocasses ou anecdotiques... Condensé

    Fred MELLA, le chanteur soliste habite une ancienne ferme à deux pas du château de Thoiry, à Goupillères. Il y a fait installer le chauffage central dans sa cave (photo de gauche), pour pouvoir la transformer en salle à manger. Nous pouvons, dit-il, y prendre nos repas, même l'hiver. J'ai gardé les murs de pierre sèche, mais le sol a été recouvert de tomettes provençales, récupérées dans un château en ruines. La table vient d'un monastère. Un cadre idéal pour recevoir des amis comme Georges BRASSENS, Lino VENTURA, Maurice BIRAUD, Félix LECLERC ou quelques autres amis maîtres qui enchantaient l'intéressé !

     


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  • Quel très beau message que celui-là avec une chanson dont le titre exact est : CHANTE FORT QUAND LE COEUR EST TRISTE. Une composition due à des spécialistes comme le sont P. LARUE et Jacques REVAUX, qui se distinguait habituellement aux côtés de beaucoup d'autres artistes de tout premier plan dont Michel SARDOU (Les bals populaires).

    Les COMPAGNONS DE LA CHANSON enregistreront ce titre en 1973.


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