• Gérard Bourgeois est décédé

    Gérard BOURGEOIS, l'auteur de Ma terre qu'il avait créée avec le regretté Jean-Pierre CALVET, est décédé avant-hier à Bordeaux. Il avait, c'est vrai, beaucoup travaillé avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON auxquels il avait apporté des chansons comme Swanee ou Les petits musiciens des marchés mexicains. 

    Né un 17 juin, en 1936, devenu célèbre en 1962 grâce à La Madrague, ses coquillages et ses crustacés écrite pour Brigitte BARDOT, Gérard BOURGEOIS n'avait guère tardé à confirmer ses talents de parolier avec Richard ANTHONY (A présent tu peux t'en aller), Serge REGGIANI (Il suffirait de presque rien). Ce serait long de citer les artistes avec lesquels il a collaboré durant toutes ces années tellement ils sont nombreux, de Françoise HARDY à Eric CHARDEN en passant par Nicolle CROISILLE ou Michel DELPECH qui, lui aussi, vient de nous quitter. 


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  • D'où viens-tu gitan ?... Une amorce qui reste en mémoire, tellement elle a été reprise de fois ! Même pour illustrer des spots publicitaires ! Et pourtant, cette magnifique chanson due au tandem Pierre COUR/Hubert GIRAUD, et enregistrée en 1958, parfaitement mise en valeur par les COMPAGNONS DE LA CHANSON reste l'un des succès du début de la seconde époque CALVET-BROUSSOLLE.

    Est-ce à ce moment-là que Jean BROUSSOLLE s'est lancé dans une quête d'éléments à propos des gens du voyage et de l'Andalousie sans imaginer que, quelques mois plus tard, il commencerait à jeter les bases de ce qui allait devenir son Andalousie à lui près des Saintes-Maries-de-la-Mer ? Possible. Surtout quand on sait quel était son intérêt pour les chevaux ! Une passion qui lui était restée, même après cet accident survenu à Reno aux Etats-Unis en mars 1952 !

     


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  • 10 mai 2014... Nous perdions André Popp, le complice de Jean Broussolle

    Avec lui, disparaissait voici deux ans déjà l'un des derniers grands compositeurs. Juste après un entretien enregistré pour l'émission Ecoutez-moi Benoit de France Musique. Décédé à l'âge de 90 ans, André POPP avait été arrangeur et chef d'orchestre et à l'origine de plusieurs grands succès comme cet Amour est bleu repris par les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Nombre d'entre nous se souviennent encore de Piccolo et saxo conçu en collaboration avec Jean BROUSSOLLE avec lequel "il était monté à Paris" en 1945 et qui lui avait appris à faire des chansons. Un épisode sur lequel sont revenus Christian FOUINAT et Louis PETRIAC dans leur ouvrage à paraître car il y avait énormément de choses à dire à ce propos. Le fait que l'une des soeurs de Jean ait épousé en Vendée un des plus illustres descendants d'une famille de Fontenay-le-Comte, a indéniablement favorisé la rencontre de l'auteur à succès des COMPAGNONS avec la Famille POPP !

    André POPP avait écrit plusieurs des succès des COMPAGNONS parmi lesquels : Le chant de Mallory, Tzeinerlin, Le coeur en fête, La chanson pour Anna. La Chanson française, au travers de quelques-uns de ses interprètes, lui doit quantité d'autres succès comme Les lavandières du Portugal chanté notamment par Yvette GIRAUD et Jacqueline FRANCOIS, Tom Pillibiqui vaudra à Jacqueline BOYER d'obtenir le Grand Prix de l'Eurovision à une époque où l'on était encore loin de ce qu'il est devenu avec la scandaleuse Conchita à moustaches. Sans perdre de vue des succès comme : Manchester et Liverpool de Marie LAFORET avec laquelle il avait aimé collaborer, La Paloma, La java des bombes atomiques et tant d'autres. Contrairement à certaines affirmations, Il est mort le soleil immortalisé par NICOLETTA est due à Hubert GIRAUD. Le générique de : La tête et les jambes de BELLEMARE dans les années soixante à la télévision, c'était en revanche lui, l'indicatif de l'émission ayant précédé : Des chiffres et des lettres : Le mot le plus long aussi. André POPP est également l'auteur du thème de l'émission : Les maîtres du mystère. 

    Nul doute que ses airs continueront à faire encore longtemps le tour du monde ! Merci André POPP ! Un site vient d'être créé qui vous permettra de répondre à toutes vos questions : http://andrepopp.com/


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  • Gérard évoque l'organisation des tournées...Un document exceptionnel dû à notre ami Bruno MALLET que cet extrait vidéo qui va vous permettre avec Gérard SABBAT (photographie ci-contre au Pavillon Baltard à Nogent/M en février 1985 lors de la dernière)  de retrouver l'un des personnages les plus attachants des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Un homme qui cachait de grandes qualités de coeur. On a pu le vérifier au moment des adieux des COMPAGNONS et de cette lettre adressée à Hubert LANCELOT que celui-ci évoque dans son Nous les Compagnons de la Chanson ou cette autre lettre publiée au moment de la disparition de l'historiographe en 1995. Quel hommage vibrant d'émotion qui en a touché beaucoup !

    Nous avions bien tenté avant sa disparition de lui proposer de nous atteler avec lui à un portrait rendant hommage à un profil d'homme que beaucoup ont regretté lorsqu'il nous a quittés en février 2013.


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  • Voici une autre chanson due au parolier Jacques PLANTE, chanson de 1969 enregistrée juste avant la disparition de Guy BOURGUIGNON qui est restée méconnue de la plupart ! Composée par Mick LEANDER et Eddie SAEGO, la version originale de cet air : Early in the Morning avait retenu l'attention des COMPAGNONS DE LA CHANSON à un moment où l'ensemble recherchait de nouvelles idées pour compléter les réussites d'une année marquée par Tzeinerlin et Je reviens chez nous. Interprétée également par Claude FRANCOIS, cette mélodie avait, c'est vrai, l'avantage d'être entraînante.


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  • Noël 1947... Les Compagnons de la Chanson à Miami

    Noël 1947... Les Compagnons de la Chanson à MiamiHubert LANCELOT y revient dans son ouvrage biographique dans il évoque ses amis et partenaires à la découverte de la Floride en ce Noël 1947 !

    "Au snack-bar, de l'autre côté de la rue, nous fêtons Noël devant une pizza, les oreilles déchirées par les hurlements d'un juke-box. Paul (1) offre à tous un porto. Lui aussi est né un 25 décembre... Ce premier spectacle au Latin Quarter est un retentissant succès. Ovations, sifflets interminables du public qui réclame avec en français des encore-encore !... Notre réussite a pulvérisé les prévisions les plus optimistes du directeur et le soir même il nous invite à souper et prolonge notre engagement d'une semaine. Un mois à Miami !... De cette bonne nouvelle, Marc est le plus heureux. La première grande et belle blonde qu'il a vue lui a été fatale. A la seconde il en est tombé amoureux fou !... C'est à Miami que l'on a vraiment pris, écrira-t-il, la mesure de l'esprit de famille du show-business américain. Un superprofessionnalisme qui n'exclut pas une chaude ambiance fraternelle et décontractée. Sans doute le climat de Floride y est également pour quelque chose. Ce goût de vacances, cet air de liberté, tout est prétexte à fêtes, à invitations chez les uns et les autres, et en particulier les nombreux anniversaires des boys et girls de la troupe. La plage et le sport occupent une grande partie de nos journées.

     

    (1) Paul BUISSONNEAU qui sera Compagnon de la Chanson jusqu'en septembre 1950.


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  • Guy Bourguignon, en quelques mots...

    Guy Bourguignon, en quelques mots...On l’a souvent présenté comme un don Juan, un brin séducteur alors que rien, au départ, ne le préparait à jouer un tel rôle chez les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Ni son aspect physique, ni le fait qu’il y ait occupé un rôle de leader puisqu’il n’en n’était, ni le soliste, ni le responsable !
    Pourtant, de l’avis de l’une des trois femmes qui ont partagé son existence et aussi de quelques autres conquêtes, « Guy disposait de toutes les armes de la séduction : l’intelligence, la taille, l’œil de velours, la culture…» . C’était, dira l’une des trois, « le plus intelligent de tous les Compagnons » et assurément un homme passionné, non dépourvu d’un certain caractère. Ce qu’il prouvera dès le début d’une carrière riche de succès en étant, avec Jean-Louis JAUBERT et Marc HERRAND, l’une des trois têtes pensantes d’un groupe longtemps présent sur l’ensemble des scènes du monde.

    S’il fallait le dépeindre, les qualificatifs ne manqueraient pas. On a évoqué un être cérébral, curieux de tout, vif et adorant communiquer, s’adaptant facilement, un homme plein d’humour et charmeur, capable de multiplier les séductions pour ne pas trop vite devenir le prisonnier d’une seule passion. Mais aussi capable de se montrer capricieux, un tantinet lunatique et caustique. Le portrait d’un graphologue (un document inédit publié ci-contre) de ce silencieux méditatif réalisé au cours de ses premières années de vedettariat met l’accent sur quelqu’un de très réservé qui ne se livrerait pas complètement et qui vivrait dans un monde intérieur auquel personne n’aurait accès.
    Volontiers secret, l’homme, c’est vrai, parlait peu et très peu des admirateurs des Compagnons ignorent que c’est à Guy BOURGUIGNON que les COMPAGNONS DE LA CHANSON doivent leur nom. Sans d’ailleurs jamais avoir donné le sentiment de longtemps réfléchir avant de proposer ce qui lui paraissait résumer une ligne à laquelle il était fidèle. Un nom qu’il leur avait suggéré en février 1946 lorsque fut créée la Société Coopérative de Production des Compagnons de la Chanson. Parce que d’après lui Compagnons, ils l’étaient déjà tous depuis leur formation chez LIEBARD à Lyon et que Compagnons, tous, ils resteraient !

    Le portrait publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions à l'automne 2013 préfacé par le comédien Roland GIRAUD qui avoue lui devoir beaucoup n’est pas seulement la biographie que beaucoup s’attendaient à trouver. Ce sont surtout, comme le dit l'auteur, quelques lignes sur un homme méconnu qui aura longtemps cherché adolescent le chemin qui l’a finalement mené où il était arrivé. Avant que la maladie ne le force à quitter, trop tôt, ce monde du spectacle qu’il aimait tant.

     

    Guy Bourguignon, le Compagnon de la Chanson périgourdin, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-24-9


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    Cela a ému notre ami Pierre MICHAUD un des fidèles de l'émission de France 3 "Les grands du rire" et cela retiendra également votre attention tant on se plaît à oublier quelles ont été les réussites des COMPAGNONS DE LA CHANSON !

    Ecoutez l'extrait ci-dessus ! Pas une seule fois Eric MORENA n'évoquera les créateurs de chansons comme Si tu vas à Rio ou La marmite, pressé de parler de l'un des interprètes de celles-ci, un certain Dario MORENO. Comme si le reste était superflu ! Jean BROUSSOLLE a dû se retourner dans sa tombe !


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  • Une rencontre déterminante qui a aidé à comprendre...

    Une rencontre déterminante qui a aidé à comprendre...Ma rencontre avec l'homme qu'est Marc HERRAND (précédant à gauche Guy Bourguignon en 1948) obéit à coup sûr à une sorte d'alchimie que le destin s'est plu à provoquer. Car, en juin 2007, tandis que se profilait déjà la maquette de ce qui allait devenir un hommage aux Compagnons de la Chanson, j'étais encore loin de me douter qu'en me suggérant de prendre attache avec lui, mon confrère Jean BOEKHOLT, éditeur à Montpellier, l'une des mémoires des FRERES JACQUES, contribuerait à cette rencontre.

    Mais, comme quelques autres, je reconnais que j'en savais vraiment très peu sur cet homme qui avait quasiment disparu de l'univers des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Au point qu'en revisitant les quelques extraits vidéo qui circulaient encore, je me demandais ce qui avait bien pu se passer pour que la mémoire ait ainsi choisi de se passer de tout un pan de l'histoire de ce groupe.... et d'un homme. Car enfin, pour qu'il ait chanté avec Edith PIAF et qu'il ait ainsi disparu ensuite. Certes, me direz-vous, on l'avait retrouvé à Lyon à deux reprises au milieu de ses anciens camarades en 1990, puis en octobre 2002... sans que beaucoup sachent qui était cet homme. Comme si les médias n'avaient eu de cesse de parler de ceux de la dernière période en omettant déjà tous les fondements de l'histoire. A mes yeux la plus importante car, sans Les trois cloches et d'autres merveilles comme Mes jeunes années, qu'en serait-il advenu des COMPAGNONS DE LA CHANSON en février 1946 ?

    Louis PETRIAC

    Extrait de l'avant-propos de Marc HERRAND, un inoubliable grand Monsieur... ISBN n° 978-2-918296-29-4, juin 2014.


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  • Comprendre le couac d'Edith Piaf au Play House...


    Intéressant le témoignage que livre Simone de BEAUVOIR dans Piaf, la vérité d'Emmanuel BONINI, paru en 2008 chez Pygmalion. Un témoignage qui complète à merveille ce qu'Hubert LANCELOT avait consigné dans sa biographie sur les COMPAGNONS publiée en 1989. "Edith éclipsée par ses Compagnons... Bien sûr que la presse souligne son talent, sa voix prenante, sa simplicité, mais on sent bien qu'elle n'adhère pas à son tour de chant, plus désorientée même que franchement critique. En grande professionnelle, Edith va rapidement analyser son demi-échec. Il tient en effet à un malentendu. Pour le public américain Edith c'est Paris, le Gay Paris au Lido ou au Moulin Rouge. Strass, paillettes, plumes et costumes somptueux. Et voilà que la star se présente dans sa robe de quatre sous, sans maquillage, sans bijoux... ça n'est pas l'image de la Parisienne telle qu'on se la représente en Amérique. Et voilà qu'elle nous chante de sombres drames de la vie et de l'amour. Alors là non, ç'en est trop ! Ce que veut le spectateur américain, c'est de la gaieté, des histoires de fleur bleue, des romances qui finissent bien. En entrant, il a laissé ses soucis au vestiaire, il vient chercher deux ou trois heures de bonheur, d'oubli, d'enchantement..."

    Comprendre le couac d'Edith Piaf au Play House...Simone de BEAUVOIR écrira dans une lettre à propos de ce tour de chant d'Edith : "Vous m'avez interrogée sur Edith PIAF. Précisément, je reçois une lettre d'amie française de New York qui vient d'assister à un de ses concerts ; eh bien, les chanteurs qui l'accompagnent (1), qui n'ont pas la moitié de son talent, ont remporté infiniment plus de succès qu'elle."

    La compagne de Jean-Paul SARTRE s'était renseignée sur ce paradoxe auprès de son amie. "D'après elle, les Américains, confrontés avec la réalité française, réagissent exactement comme nous en France par rapport aux réalités américaines : ils apprécient ce qui, à leurs yeux, a l'air français. Les chanteurs en question, qui interprètent de vieilles chansons françaises, ils les ont compris et aimés. Mais les vrais phénomènes français n'ont pas l'air à ce point français, ils ne sont que nouveaux. En France, nous les goûtons parce qu'ils sont différents des vieilleries françaises. Par analogie, je perçois très bien que ce qui m'a d'abord attirée en Amérique a été ce qui à mes yeux paraissait typiquement américain. A présent que j'en sais un peu plus, les faits importants chez vous ne me paraissent plus si ouvertement américains, vous voyez ce que je veux dire ? Edith PIAF dans sa robe noire, avec sa voix enrouée et son visage ingrat, n'a guère l'apparence française, les Américains ne savent que trouver en elle, et restent froids. A nous, ici, elle nous plaît, nous la jugeons extraordinaire et étrange, de cette étrangeté qui naît quand beauté et laideur se rencontrent. Or, vous m'avez dit vous-même que vos compatriotes goûtent peu ce genre de mélange. Et puis, quand elle touche son cou, le tour de son cou, en un geste bizarrement sensuel et angoissé, le public n'aime pas ça : c'est l'endroit où les hommes souffrent de la gueule de bois le lendemain, c'est la place où les femmes frustrées désirent sentir les lèvres d'un homme et ne les sentent pas, si bien que tout le monde est mal à l'aise."

    On précisera ici que celle de que l'on considérait déjà en octobre 1947 comme une vieillerie française, rencontrera enfin le succès quelques jours plus tard dans un cabaret de New York, le Versailles. A la suite d'un article réhabilitant écrit par un chroniqueur local. Comme quoi... 

     

    (1) les COMPAGNONS DE LA CHANSON

     


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