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    Jean Broussolle et le Concerto de Varsovie...On sait que les grands airs classiques ne laissaient pas Jean BROUSSOLLE indifférent, nous l'évoquons dans l'ouvrage à paraître. L'arrangement de l'extrait du Concerto de Varsovie pour piano et orchestre d'une durée d'environ dix minutes que vous retrouverez dans l'extrait vidéo ci-dessous interprété par la virtuose roumaine Iona Maria LUPASCU, et conçu par le Britannique Richard ADDINSELL (ci-contre) dans le style de Serguei RACHMANINOV en est un autre exemple. Le parolier Pierre AMEL y versera des paroles qui se marient fort bien à cette superbe mélodie.

    Ce concerto romantique est issu du film Dangerous moonlight tourné en 1941 qui, durant la guerre, relate la résistance polonaise devant l'oppression nazie. Dans un article évoquant cette oeuvre de Richard ADDINSELL pour piano et orchestre, le média NORD ECLAIR disait que c'est une oeuvre sublime dont on ne se lasse pas. Les COMPAGNONS DE LA CHANSON, grâce à un arrangement de Jean BROUSSOLLE, tireront des paroles de Pierre AMEL, une chanson d'un peu plus de deux minutes qu'ils enregistreront en 1959 sous le label Columbia. Nous sommes certains que vous aimerez ce Monde entier parce que c'est magnifique et que ce concerto dans sa version originale est poignant !

    Pas étonnant que notre Jean BROUSSOLLE se soit laissé séduire au point même de l'attaquer au piano ! François DEGUELT interprétera également cette chanson. 


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  • Jean Driant, ténor des Compagnons par défaut !

    Jean Driant, ténor des Compagnons par défaut !C'est si loin aujourd'hui que plus personne n'en parle, en admettant qu'on en ait même parlé un jour ! Du moins en dehors d'Hubert LANCELOT ! Et pourtant, à la suite de la désaffection de Paul CATRIN de participer avec ses amis COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de l'équipe de scène à la formation des... COMPAGNONS DE LA CHANSON, il fallait bien trouver un ténor ! Ne serait-ce que pour respecter le parfait ordonnancement en vigueur : 3 ténors, 3 barytons et 3 basses !

    Il faudra cependant aux premiers COMPAGNONS DE LA CHANSON cinq longs mois de patience avant de dénicher l'oiseau rare ! Car, c'est en juillet seulement qu'un dénommé Paul BUISSONNEAU, celui qu'Edith appelait Le P'tit Paul, acceptera de rejoindre le groupe en tant que ténor, succédant à un intérim de quelques semaines effectué par un certain Jean DRIANT, Parisien de son état. Emballé par une prestation de ses camarades donnée à Chartres en février, juste après le divorce d'avec LIEBARD, Jean avait de suite manifesté son intérêt pour cette jeune formation. Il n'y restera pourtant que quelques semaines, participant notamment après la tournée LA FONTAINE en Alsace à la Folle de Revue à l'ABC. Comme l'a reconnu Hubert LANCELOT, "ce charmant garçon au teint coloré et aux cheveux frisés, plein de bonne volonté, à force de nous courir après pour tenter de nous rattraper devra très vite renoncer à nous suivre". De ce premier COMPAGNON DE LA CHANSON, il ne reste aujourd'hui que cette magnifique photo parue dans la revue RADIO 46 où on le voit à l'extrême droite s'appuyant sur le P'tit Rouquin Jean ALBERT. Photo qui complète celle prise par le célèbre studio Harcourt (ci-contre).

    Vous noterez au passage que les premiers COMPAGNONS DE LA CHANSON portaient encore des espadrilles et que les chaussures n'apparaîtront qu'au début des années cinquante !


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  • Une radio belge pour ensoleiller un peu plus votre Pentecôte !

    Depuis que nous l'avons découverte, cela fait déjà quelques mois, nous passons de très agréables moments à l'écoute de cette radio qui présente l'avantage de ne pas nous rabâcher les mérites des dernières modes toutes les cinq minutes. Et ils sont quelques-uns que nous n'entendons pas ailleurs et qui sont restés dans nos coeurs, avec, parfois de merveilleuses chansons et des découvertes comme Roger WHITTAKER dont ne nous rappelions que de son talent de siffleur ou un certain Perry COMO chantant un Ronde, ronde, ronde, l'un des succès d'abord prisé aux Etats-Unis avant, pour notre plus grand plaisir de devenir l'un de ceux chantés par nos amis les COMPAGNONS DE LA CHANSON !

    Et, il ne se passe pas une demi journée sans que nous ayons le plaisir d'entendre ceux-ci. Le marchand de bonheur, Verte campagne, Vénus, Amour brésilien... pour ne citer que les derniers entendus ces derniers jours.

    http://www.harmonyradio.be/w/1/index.php 

    Et avec le lien, ça sera encore mieux si le coeur vous en dit.


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  • A propos de notre Jean Albert...

     

    Petit à petit se complète ce que nous savions de notre P'tit Rouquin, Jean ALBERT. Et grâce à cet article aperçu sur la page Facebook des Compagnons que nous devons à notre ami Michel CORAILLER, vous allez sûrement en apprendre un peu plus encore. Un document accessible pour une lecture parfaite avec ce lien sur lequel vous cliquerez pour ce faire ! Vous rectifierez cependant la date de départ d'ALBERT de 30 août 1958 en 30 août... 1956 qui a bien vu arriver pour le remplacer le petit prodige de Menton, Jean-Pierre CALVET. Et vous corrigerez l'affirmation du chroniqueur Rémy LE POITTEVIN nous décrivant un Jean ALBERT ténor soliste des COMPAGNONS ce qu'il n'a jamais été, le rôle étant tenu par Fred MELLA.


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  • C'était le temps des vaches maigres !

    Avant de connaître la consécration aux Etats-Unis grâce à Edith PIAF, les premiers COMPAGNONS DE LA CHANSON encore COMPAGNONS DE LA MUSIQUE avaient découvert durant l'été 1944 un Paris peu disposé à une quelconque reconnaissance du moindre talent. Elle ne viendra que deux ans plus tard, au moment des Trois cloches !

    "Nous allions d'un théâtre à l'autre, raconte Fred MELLA dans ses Maîtres enchanteurs, transportant nos accessoires de scène en camionnette couverte les jours ensoleillés et découverte les jours de pluis ! En fin de semaine, c'était un véritable marathon, avec une matinée et une soirée dans deux salles différentes, aux antipodes de Paris, tandis que les dimanches nous avions deux matinées par salle et deux soirées pour conclure le week-end. Du jour au lendemain, nous eûmes le tournis avec tous ces spectacles. Au Boeuf sur le toit, nous ouvrions le spectacle dans le programme de Georges Ulmer, une vedette prometteuse qui chantait déjà une chanson de Charles Aznavour et de Pierre Roche... La sortie des artistes passait par la cour, remplie de filles hystériques, toutes amoureuses de Georges Guétary et refusant de quitter les lieux, si bien que le régisseur était forcé de les chasser à la lance à incendie. Nous, lorsque nous sortions et que les filles nous reconnaissaient, on entendait leurs commentaires peu avenants... On se souvenait qu'un journaliste observateur avait écrit que nous avions des têtes de marrons sculptés ! Pour couronner le tout, dans le hall d'entrée, il y avait des vitrines pleines de photos. Les grandes de Georges étaient couvertes de rouge à lèvres, mais sur la nôtre, toute petite, il n'y avait jamais rien !... Il nous est régulièrement arrivé de remplir les soirées de relâche en participant à des galas de bienfaisance... Le soir au Pré Catelan, à minuit au Moulin Rouge, le lendemain à l'Excelsior, puis au Palace, sans compter les salles parisiennes les plus invraisemblables. Notre participation était gratuite. Pas un centime ! Il faut reconnaître que nous n'étions pas les seuls et qu'un grand vent de générosité soufflait sur Paris. On émergeait d'une telle nuit..."


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    Une lettre nous était parvenue de Belgique au moment de la sortie de Entre mythe et évidences qui nous a touchés et que nous souhaitions partager avec vous. Elle nous touche d'autant plus qu'en novembre 2009, un contact avait été pris avec une maison d'édition belge Les éditions de l'Arbre à Bruxelles, une maison qui avait prévu de donner une suite favorable à ce projet de biographie avant qu'elle choisisse subitement de ne plus se manifester sans donner la moindre explication aux auteurs. Car, début 2011, nous n'étions pas en situation de publier ce travail dans des conditions idéales ! Ce qui nous a incités à supprimer une manifestation de présentation de l'ouvrage tout d'abord prévue à Paris ! 

    Cette lettre explique sans doute aussi les raisons pour lesquelles Marianne-Mélodie l'a proposée un trimestre durant dans son catalogue. Il est vrai que l'extrait vidéo (ci-dessus) dû au travail de Michel YVANNE et de Pierre MICHAUD nous aura considérablement aidés ? Même s'il est venu un peu trop tard car le reportage réalisé le 29 avril n'aura été diffusé sur la chaîne qu'après la mi-mai rendant le travail de Michel et Pierre difficile.    

    Mais voyons cette lettre encourageante sur laquelle nous nous appuyons aujourd'hui pour vous reproposer un travail consacré cette fois-ci à deux disparus de marque : Jean-Pierre CALVET et Jean BROUSSOLLE, le duo magique des COMPAGNONS DE LA CHANSON :

     

    Ayant acquis votre ouvrage sur les Compagnons, je me permets de vous faire part du plaisir que j'ai eu à le lire ! Je pense à l'importante documentation qu'il vous a fallu réunir, trier toutes ces informations, dont certaines datent peut-être de plus d'un demi siècle, et mettre tout ça en forme. Et la forme est belle !  Voilà, pour ce qui concerne le groupe, un ouvrage de référence.

    Mais comment aurait-on pu éviter qu'il se termine par ce constat. Ils sont déjà fort oubliés et négligés par les medias ! Mais je ne peux qu'être entièrement de votre avis quant aux différentes raisons que vous avancez pour expliquer ce silence !  Il est vrai que ce furent de grands garçons sages et qu'il leur aura manqué "scandales" et "tristes coups du sort" pour qu'on revienne plus souvent sur leur itinéraire !  Je me demande aussi si, autre explication possible, les groupes vocaux et les chorales, ne sont pas, surtout dans les pays latins, considérés comme un genre musical secondaire ? Ce par quoi la carrière et la longévité des Compagnons a quelque chose d'exceptionnel. Je repense à des groupes vocaux des années 60, parfois de réputation internationale, comme les "Swingle Singers" (même si ce n'est pas vraiment le même genre), qui sont complètement oubliés (en tous cas dans nos pays francophones). Qui, chez nous, peut encore les entendre sur les ondes ? Qui, chez nous, connait un groupe comme les "King's Singers", parcourant le monde depuis 40 ans, et pour beaucoup, le meilleur groupe vocal existant ? 
     Un détail, plus anodin, peut-être : à la dernière édition du concours eurovision de la chanson était inscrit pour la Belgique un groupe vocal dont on avait fort vanté les mérites, avec lequel notre pays espérait enfin avoir ses chances : il a été éliminé lors des présélections. Il faisait de la polyphonie et avait négligé paillettes et contorsions !  
    Une toute dernière observation : qui, parmi les plus jeunes, connaît les oeuvres,voire les noms de nombreux auteurs qui étaient au programme des écoles secondaires, fin 50, début 60 : Mauriac, Cesbron, Giono, etc ?
    En littérature aussi, les gloires sont éphémères. A l'exception de certains comme Boris Vian... tiens, tiens !  Je crains qu'à la vitesse où vont les choses à notre époque, et, il faut bien le dire, la multiplication de talents - parfois très fugitifs - dans les domaines de l'art et du spectacle, cela engendre aussi l'oubli de valeurs plus anciennes.
    Considérons donc ce qui arrive à nos Compagnons comme étant dans l'ordre des choses; ce qui n'empêche pas ceux qui ont eu la chance de les voir et de les entendre de continuer à prendre beaucoup de plaisir à les réécouter ! 
    Grand succès à votre publication !
    Bien à vous.
    Christian V.,  Bruxelles (Belgique)
     

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  • Les Joyeux Compagnons

     

    Nous sommes ravis d'accueillir de nouveau parmi nous notre ami Jean CHARRAS qui avait ensoleillé notre second repas de dédicace de Cran-Gevrier en octobre 2008 avec sa guitare. Il n'est pas inutile de rappeler ici, surtout pour les nouveaux membres, qu'il appartient aux JOYEUX COMPAGNONS, un groupe qu'il a contribué à former avec ses sept amis en 1952, aussi à titre d'hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON et dont tous ses amis sont de fervents admirateurs.

    En 2005, ils avaient assisté au mariage du regretté Gérard SABBAT avec Mireille. Une journée exceptionnelle

    Les JOYEUX COMPAGNONS ont débuté a capella. Dans leur répertoire figurent du reste de nombreux titres des Compagnons, mais qu'ils ont toujours interprété avec leurs propres arrangements & harmonisations. Séparés en septembre 1965, ils se sont retrouvés en 1995 pour donner une suite à leur toute première expérience. Bien que les éloges ne manquent pas, l'âge étant là... ils ont dû cesser de se produire en 2012 tout en étant fiers d'avoir ensoleillé pas mal d'après-midis et de soirées dans le Sud-Est de notre beau pays. Pour en savoir un peu plus sur cette sympathique formation, leur site. Il vous permettra d'entendre quelques-uns des enregistrements du groupe.


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  • Le Copley Plazza de Boston, anecdotes...

    C'est toujours quand elles arrivent aux autres que les choses les plus emm...dantes deviennent marrantes ! En tout cas, ce qui est sûr, c'est que notre Lolo a dû longtemps se souvenir des couloirs du COPLEY PLAZA de Boston aux Etats-Unis ! Dans une ville sophistiquée qui était souvent présentée comme puritaine ! Du moins dans les années quarante ! 

    Et un COMPAGNON DE LA CHANSON, nu comme un ver seulement enveloppé dans un drap de lit, qui sort dans le couloir d'un hôtel, ça n'est pas banal ! Même quand il lui prend l'envie de jouer les guignols pour se distinguer ! Inutile d'imaginer quelles furent les réactions indignées de certains des clients lorsque Jean-Louis, qui avait dû se mettre en tête de jouer les Bourgeois de Calais seulement revêtu d'un drap pour la circonstance, dut finalement jouer les prolongations dans les couloirs de l'hôtel. S'il avait pu se douter qu'un courant d'air diabolique ferait claquer la porte de sa chambre, il se serait peut-être abstenu de se donner en spectacle sans ses partenaires habituels !   


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  • Bon anniversaire Marc Herrand !

    Et notre inoubliable Grand Monsieur de la Chanson française, comment va-t-il ? Eh bien, pas mal aux dernières nouvelles ! Il fêterait même ses 91 ans aujourd'hui !

    91 ans !... Au nom de tous ceux qui collaborent à ce site, de près ou de loin, permettez-nous mon cher Marc de vous souhaiter un très bon anniversaire et de continuer à nous épater comme vous le faites. Et tous ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur ce qu'a été votre fabuleux parcours, pourront toujours cliquer sur le lien suivant, celui d'un court portrait que nous vous avions consacré en 2009 ! Il les aidera à comprendre ce que vous avez semé chez les COMPAGNONS DE LA CHANSON !


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  • Une rime inoubliable et l'amorce d'une chanson ô combien populaire tout aussi inoubliable ! Nous sommes sûrs que cette mélodie empruntée au répertoire de l'illustre Georges ULMER ne vous est pas inconnue. Mais peut-être ne l'aviez-vous jamais entendue interprétée par les COMPAGNONS DE LA CHANSON ? Du moins jusqu'à aujourd'hui !

    D'origine Danoise avant d'être naturalisé Français, c'est d'abord une carrière dans le cinéma qui tentait le jeune ULMER, avant que ce Pigalle ne l'impose dans les milieux de la chanson ! Après avoir été quelque temps chanteur dans l'orchestre de Fred ADISON. Et pourtant... Pourtant ce Pigalle sera interdit de diffusion lors de sa sortie. Sans doute avait-on estimé déplacées certaines de ses paroles évoquant filles de joie et maquereaux et ce "Tu viens chéri" clôturant un couplet !

    Georges ULMER a également écrit pour les COMPAGNONS l'un de leurs premiers succès : Catherine ! Il était fréquemment l'invité d'émissions télé comme Télé-Dimanche, les Rendez-vous du Dimanche ou le Palmarès des Chansons ! Il nous a quittés en septembre 1989, voici déjà... 27 ans !


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