• Berceuse pour un enfant triste - Jo FrachonLe a capella avec tout le charme de ces belles chansons d'avant !

    Cette berceuse est d'autant plus belle qu'elle a été écrite par le grand Jo FRACHON aux Etats-Unis. Après une nuit de chagrin passée à regretter de n'avoir pu assister chez lui en Ardèche à l'inhumation de sa mère qu'il aimait tant.

    Marc HERRAND, l'ami des FRACHON, se souvient encore du télégramme annonçant à son partenaire d'Annonay le décès de sa mère et l'impossibilité pour ce dernier de trouver un vol qui, dans le meilleur des cas, ne lui aurait pas permis d'être rentré chez lui pour les funérailles. Trouvant les accents musicaux qui convenaient à ce texte, Marc écrivit aussitôt pour son ami ardéchois une musique susceptible d'accompagner les paroles bouleversantes de cette Berceuse pour un enfant triste qui venait de voir le jour. A plusieurs reprises par la suite, Jo remerciera Marc de lui avoir écrit cette si belle musique qui donnait encore plus d'émotion au souvenir de sa mère. Sans doute Marc enviait-il son partenaire d'avoir pu ainsi exprimer ce qu'il ressentait alors qu'il n'y était pas parvenu quelques années plus tôt lorsqu'il avait perdu également sa propre mère sans jamais savoir comment elle avait disparu alors qu'elle se trouvait dans le sud-ouest.

    Cette collaboration fut à l'origine de l'amitié qui scella dès lors les deux hommes. Au point qu'ils se retrouvèrent toujours avec plaisir, même après le départ de Marc des COMPAGNONS en 1952.


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  •    Ginou, Guy et les Lancelot 1946 : Avec Hubert et Mimi LANCELOT, Ginou RICHER et Guy BOURGUIGNON

     

    Ginou Richer... L'ex de Guy Bourguignon se souvient !Elle n'aurait sans doute jamais imaginé durant son enfance que le destin la jetterait un beau jour dans les bras d'un COMPAGNON DE LA CHANSON et de celle dont elle était déjà une fervente admiratrice : Edith PIAF. Edith qu'elle écoutait encore à la radio chanter avec ses poulains Les trois cloches, quelques heures avant qu'elle se fasse aborder sur les Champs Elysées par un dénommé Guy BOURGUIGNON ! Mais puisque tel était le destin !

    Dans un ouvrage publié en 2007 chez un éditeur parisien très en vue : DENOEL, à grand renfort de promotion médiatique (journaux et radio, merci Charles AZNAVOUR), Ginou RICHER se livre. Avec parfois des accents de sincérité mais aussi, hélas, avec parfois un brin de mythomanie. Ce qui ressort d'un plaidoyer surtout tenté pour retrouver la trace d'Alain, un fils disparu qui devait être lassé des incartades de son adolescente de mère, c'est le malheur de cette femme que la vie a trop gâtée. Au terme d'une vie trépidante menée aux côtés de celle qu'elle adorait avec déraison, elle aura fini par perdre le lien qui la rattachait à Guy, ce compagnon COMPAGNON qu'elle regrette de ne pas avoir assez aimé. C'est finalement ce qui la rend sympathique tant on perçoit sur la fin de l'ouvrage quel est son désarroi à l'idée de ne plus revoir ce fils qu'elle n'a pas, non plus, assez aimé. PIAF, mon amie est un ouvrage singulier sur l'incompréhension d'une trop jeune maman qui n'était visiblement pas faite pour donner la vie à un petit. Du moins aussi vite, sans avoir eu le temps de grandir dans la vie et dans sa tête. Cette détresse de Ginou est perceptible et donne un éclairage sur la passion qu'elle a éprouvé pour Edith PIAF au risque peut-être de perdre l'essentiel.

    Pour ceux qui aiment les COMPAGNONS DE LA CHANSON et Guy BOURGUIGNON , un livre à lire, bien écrit.


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  • Il n'était pas le dernier à apprécier la blanquette de veau et les petits plats de son épouse Brigitte qu'il considérait être un cordon bleu. Mais il n'était pas le dernier non plus à se mettre aux fourneaux pour préparer cette recette très camarguaise qui va commencer à s'imposer (dans le bon sens du terme) en ces journées où le soleil recommence à se montrer.

    Une recette à la "Jean Broussolle"...


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  • Jean Broussolle et Jean-Pierre Calvet... Un duo magiquePour quelle raison l'ouvrage consacré à Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET nous avait-il paru nécessaire ?  Il l'était parce que, si ces deux artistes ont réalisé des parcours connus de la plupart d'entre vous au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON, beaucoup restent cependant toujours sans vraiment les connaître, ni sans savoir qui étaient ces deux hommes et d'où ils venaient, comment ils avaient petit à petit construit leur univers musical. Aussi, nous n'avons pas compté nos heures pour trouver les témoignages dont nous avions besoin.

    C'est en travaillant à un premier portrait consacré à Guy BOURGUIGNON voici déjà trois ans qu'il nous avait été donnés d'apprendre quelle avait été l'enfance du regretté régisseur de l'équipe et comment ses passions étaient nées. Car tout en sachant que Guy était né à Tulle, qui aurait pu penser à cette enfance passée dans la métropole corrézienne alors que ses attaches familiales étaient... périgourdines ! Aussi, quand il nous a été possible de demander à tous ceux qui avaient connu Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET qui étaient ces deux hommes, nous n'avons pas hésité. Et ceux qui se sont manifestés le verront, ils découvriront parfois des faits que jamais ils n'auraient pu imaginer avec, en plus, grâce parfois à leurs proches des documents et des photos inédits !

    Compte tenu que le sursaut que nous appelions de nos voeux le 6 avril dernier ne s'est pas produit et que, malgré de nombreuses promesses, les réservations qui nous auraient permis de mieux nous organiser ne nous sont toujours pas parvenues dix jours plus tard, nous allons être contraint le 30 avril prochain de mettre un terme à notre offre de pré-vente et de rechercher d'autres pistes de financement. Ce que nous avons d'ailleurs commencé à faire pour que vive notre nouveau projet parce qu'une fois encore, malgré le peu d'enthousiasme soulevé, nous y sommes attachés et que nous ne voulons pas avoir autant travaillé pour rien. Nous repousserons aussi probablement la sortie de cet ouvrage pour être en mesure de fabriquer éventuellement nous-mêmes les quelques exemplaires imprimés dans le cadre d'une série limitée. Comme nous l'avions fait pour Guy BOURGUIGNON et Marc HERRAND, déjà contraints et forcés. Evidemment, et vous pouvez l'imaginer, cette fois-ci nous sommes désolés de votre manque de soutien et de devoir ainsi renoncer à ce qui promettait d'être tout à fait autre chose ! Surtout que l'ouvrage avait été préfacé par Fred MELLA. Mais bon, si nous sommes déçus nous ne prenons pas mal le fait que vous ayez jugé cette initiative inintéressante. En 2008, pour son répertoire notre regretté ami Jean BOEKHOLT vous avait déjà demandé un coup de main quasiment analogue et vous n'y aviez pas répondu... Alors, cela n'est jamais qu'un bis repetita ! 


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  • Ah ces copains d'abord, ils en auront inspiré quelques-uns ! Il faut bien dire qu'avec Georges, le mot "copain" prenait tout son sens et qu'ils étaient nombreux à répondre au sens amical du vocable pour faire un boeuf avec lui ! Une vidéo enregistrée lors d'une célèbre émission de Jacques CHANCEL avait déjà été diffusée sur ce site voici un petit mois... Mais au fait, sauriez-vous nous dire en quelle année ces fameux "Copains d'abord" ont été créés par l'ami Georges qui interprète ce célèbre succès ici :

    Animation Flash
    Georges Brassens - Les Copains d'abord par Quarouble



    Pour Henri T., un admirateur de Georges BRASSENS assez fin analyste :

    http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=83&contacter=0.2402&analysebrassens=8f1e0354916395a94f8ff662e3ee9bfe#2402 

    la chanson a servi de thème musical au film tiré du roman de Jules ROMAINS "Les Copains", d'Yves ROBERT le non moins fameux auteur de la Guerre des boutons !.. Georges avait vécu à la campagne lorsqu'il était enfant, et il avait toujours entendu dans cette image de "mare aux canards" le vacarme que faisaient les canards de la ferme lorsqu'ils étaient tous à prendre leur bain. De plus, la mare était un endroit particulièrement boueux et puant. Je pense que BRASSENS y a peut-être pensé aussi : lui et sa bande de copains naviguent paisiblement, sans y prêter attention, sur un océan de bruits, bobards, mensonges, rumeurs dont l'odeur n'est pas très agréable. L'idée que Georges avait à propos de certains médias en était-elle la cause ?

    Mis à part le fait d'avoir joué dans Porte des Lilas de René CLAIR, la contribution de Georges BRASSENS au septième art n'est pas très importante. Comme le soulignait à un moment donné un site MSN consacré à ce travail « les Copains d'abord » reste la plus belle contribution. Composée pour le long métrage d'Yves ROBERT, tiré du roman de Jules ROMAINS, les Copains, la chanson de BRASSENS connaîtra immédiatement un énorme succès public, et le passage chanté à bouche fermée — comme pour imiter un trombone — fera partie de ces « gimmicks » qui gravent immédiatement une mélodie dans la mémoire populaire. Chez Georges, l'amitié est un thème récurrent, que l'on retrouve dans des chansons aussi différentes de forme et d'inspiration que « le Vieux Léon », « Chanson pour l'Auvergnat », « l'Ancêtre », « Au bois de mon cœur », etc. Une amitié qui, presque toujours, porte en elle, en filigrane, l'idée de la mort et d'une fidélité que celle-ci ne saurait entamer. Une amitié-fidélité, sans grandes phrases — comme si cela allait de soi — qui est, avant tout, une histoire d'hommes ; à deux exceptions près : « Jeanne » et « la Femme d'Hector ». Tous ces ingrédients (amitié, mort, fidélité, simplicité des sentiments, fraternité masculine sans équivoque) sont présents dans « les Copains d'abord » qui, à ce titre, ressemble à un développement de tous ces thèmes plus ou moins largement esquissés par ailleurs. Presque une profession de foi, de la part d'un auteur qui n’avait pas le goût des déclarations solennelles, et qui, par pudeur et pour masquer sa tendresse, préférait traiter ses copains de « cons ».


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    Perry Como l'un des inspirateurs de Jean BroussollePerry COMO est resté l'un des crooners américains en vogue de la fin des années cinquante et l'un des rois du mambo. Il y avait donc dans la liste des titres qu'il interprétait largement de quoi satisfaire les COMPAGNONS DE LA CHANSON qui feront parfois appel à Jacques LARUE pour réaliser des adaptations en français de l'un de ses succès.

    Deux de ses titres seront repris par les COMPAGNONS, interprétés à la même époque par Perry COMO : Round and round dont nous avons retrouvé l'extrait vidéo ci-dessus et Catch a falling star qui deviendront : Ronde, ronde, ronde et Garde ça pour toi !

    De l'avis de beaucoup de connaisseurs, Perry était tout simplement un perfectionniste. Mais peu de gens savent que le "Barber Singing" était aussi un peu plus âgé que le sont généralement les crooners. Il a rejoint l'orchestre de l'Ohio de Freddy CARLONE en 1933 à l'âge de 21 ans, puis il a eu un peu plus tard un certain succès avec l'orchestre de Ted WEEMS. Après avoir signé avec Columbia, il a dû cependant attendre de signer avec RCA avant de connaître quelques succès modestes et d'être âgé de 33 ans pour connaître un premier vrai succès avec Til the End of Time. Une chanson restée numéro un dix semaines durant. Il a été considéré comme un interprète au chant facile, et au style décontracté. Et c'est Round and Round qui a permis à Perry de faire un truc. C'est vrai qu'au début des années 1950, COMO était déjà dans la quarantaine et qu'il voyait des jeunes chanteurs arriver et menacer de prendre sa place. Frankie LAINE et Johnnie RAY par exemple. Enfin, à l'âge de 46 ans, en 1958, la carrière de COMO a atteint son apogée avec Catch a Falling Star et Magic Moments. Cet enregistrement a été le premier qui a été certifié par RCA et qui a contribué à permettre à COMO d'engranger le premier Grammy pour chanteur masculin de l'année. Une démonstration assez impressionnante à une époque où Elvis PRESLEY régnait en maître. 


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  • Jo FRACHON, on l'a oublié, a été l'auteur de quelques jolies compositions que les COMPAGNONS DE LA CHANSON auront versées à leur répertoire au cours des premières années.

    Chanson à ma bien aimée en fait partie qui a été enregistrée en octobre 1951.


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  •  12 avril 1956... C'était il y a 60 ans !

    1ère représentation du programme 1955-1956 de l'Olympia !

    Le 12 avril 1956 à 20H45, les COMPAGNONS DE LA CHANSON étaient à l'affiche chez Bruno COQUATRIX ! Rappelez-vous : Alors raconte, avec un Jean BROUSSOLLE étourdissant au piano qui avait également donné un premier aperçu au public parisien de ses facultés au violon avec ce Violon de tante Estelle. Un sketch qu'il venait de présenter avec les COMPAGNONS déguisés en comiques troupiers et en Tourlourous ! Sans que personne ne sache que c'était l'une des dernières prestations devant un large public du P'tit Rouquin Jean ALBERT puisqu'il venait d'envoyer sa lettre de démission à Jean-Louis JAUBERT ! Une lettre que nous publierons dans notre prochain ouvrage consacré à Jean-Pierre CALVET et à Jean BROUSSOLLE !


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  • Jean-Pierre Calvet et Jean Broussolle, leurs premiers pas...

    Début des années 60... Avec leurs complices et... Raymond MARCILLAC !

     

    Parvenir à faire resurgir tout un passé enfoui est peut-être la tâche la plus exaltante pour un biographe. Car lorsque les sujets de la recherche ont disparu et que les quelques témoins qui les ont connus ne sont plus là non plus pour en parler, chaque parcelle de passé mise à jour devient importante.

    En nous lançant le défi d'évoquer quel avait été l'enfance de ces deux musiciens d'exception qu'étaient Jean-Pierre CALVET et Jean BROUSSOLLE, décédés en 1984 et 1989, nous savions que nous aurions un peu de mal à reconstituer ce qui avait incité ces deux hommes à devenir ce qu'ils sont devenus. L'un après avoir connu une Lorraine occupée par les Nazis et dû poursuivre ses études à Clermont-Ferrand, loin de chez lui et l'autre pour avoir dû quitter un Orchestre symphonique, celui de Monte-Carlo, où il ne se sentait vraiment pas à son aise, tellement ses conceptions musicales différaient de celles des autres musiciens !

    Préfacé par Fred MELLA, un ouvrage de Christian FOUINAT et Louis PETRIAC d'un peu plus de 300 pages en grand format que nous prendrons beaucoup de plaisir à publier à l'automne prochain et qui, une fois encore, se situe dans la droite ligne de ce qui nous captive dans notre travail ! Les réservations avant sortie à l'aide de ce lien sont recommandées.

    Jean-Pierre CALVET, Jean BROUSSOLLE, le duo magique des Compagnons... ISBN n° 978-2-918296-40-9


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  • Les Compagnons sur le sentier de la guerre...Au vu de certaines réactions, peu d'admirateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON connaissent cette Légende indienne. Il faut dire qu'elle date un peu puisque le titre a été enregistré en juin 1951 chez Pathé et qu'elle est due à... Jo FRACHON, une fois n'est pas coutume et à un certain Terry GILKYSON, un musicien folk américain.

    Rien à voir avec un autre titre : Mariage indien qui a valu aux COMPAGNONS d'être filmés par Jacques VERNICK lors de leur tournée au Canada en train de fumer le calumet de la paix avec des peaux rouges plus vrais qua nature !

    GILKYSON, les amateurs de western connaissent. Il s'est en effet illustré dans Le train sifflera trois fois en écrivant les chansons d'un film où évoluait un certain Gary COOPER. On notera aussi à propos de ce musicien qu'en 1968, il sera nominé aux Oscars pour avoir élaboré la chanson du film Le livre de la jungle. Excusez du peu !

     


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