• Régine Reyne... A la fin des années quarante, elle avait l'oeil !

    Elle avait effectué ses premiers pas de speakerine aux FOLIES BELLEVILLE durant la guerre et elle se souvient encore aujourd'hui y avoir vu les représentants du Reich allemand. Ils venaient, témoigne-t-elle dans son livre, assister à certaines finesses de l'esprit français d'alors. Le public des Folies était assez pittoresque, se souvient-elle, et les habitants du quartier venaient parfois au spectacle dans leur tenue de travail ! Plus tard, ce sera BOBINO, et pour elle d'autres salles et d'autres découvertes... et toujours des artistes, beaucoup même : Bruno COQUATRIX encore chanteur, Robert ROCCA, le talentueux chansonnier de ce qui deviendra par la suite la BOITE A SEL des dimanches télévisuels des années cinquante ! Sans oublier celui qui l'avait pris en charge : Loulou BARRIER l'imprésario d'Edith PIAF, Jacqueline FRANCOIS, Georges GUETARY, Yves MONTAND, BOURVIL, CHEVALIER et MISTINGUETT et... les COMPAGNONS DE LA CHANSON !... 

    Régine REYNE, c'est d'elle dont il s'agit ici, les avait déjà vus pendant la guerre à un moment où ils étaient encore COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ! Une époque héroïque où il arrivait que les matinées se déroulent à la lumière du jour et sans le secours d'aucun projecteur ! Comme elle le précise dans cet ouvrage publié chez LHARMATTAN (photo ci-dessus) : l'OEIL EN COULISSES, elle se souvient de Jean-Louis JAUBERT, le leader du groupe, de Fred MELLA doté d'une voix exceptionnelle, de Marc HERRAND au piano, de Jean ALBERT, le clown de la troupe surnommé le petit rouquin, qu'on aurait tout aussi bien pu appeler Poil de carotte ! D'Hubert LANCELOT aussi, le beau brun aux yeux bleus, de Guy BOURGUIGNON, pour elle le plus grand, de Gérard SABBAT et de Jo FRACHON... 

    La jolie voix de Fred était, dit-elle, très appréciée et ALBERT, le petit clown remportait les faveurs du public. Jean-Louis JAUBERT, tout en dirigeant la formation chantait avec eux. C'était pour Régine REYNE celui qui avait le moins de chance de plaire à l'assistance féminine. Son physique n'évoquait en rien celui d'un Adonis. Son long nez, nous la citons, le faisait ressembler de profil à un rapace et le fait de constater qu'il se rongeait les ongles au point que la chair formait un bourrelet au bout de ses doigts n'était pas précisément un critère de séduction supplémentaire. Et pourtant, pourtant, dit-elle encore, Edith PIAF était amoureuse de lui ! Régine REYNE reconnaît que ses rapports avec Edith n'étaient pas particulièrement chaleureux ! On s'en serait douté à la lire, tant ses appréciations sur la gent masculine différaient !... Invitée par les COMPAGNONS, il lui arrivera d'aller déjeuner avec eux dans un endroit où ils se retrouvaient pour répéter et situé près de la rue Cognac-Jay.

    Dans cet ouvrage, chacun en prend pour son grade car la dame qui finira speakerine en Nouvelle-Calédonie à Nouméa entre 1970 et 2004, ne se fait pas prier pour décrire par le détail ce qu'elle a vécu ! Et ils ont été quelques-uns à la croiser : le comique Jean PAREDES, Annie CORDY qui a d'ailleurs préfacé l'ouvrage... Tant pis pour ceux qui, comme notre Lolo ne faisaient pas partie de son type d'hommes !... Elle a toujours nourri, à propos d'Yvette GIRAUD, une sorte d'admiration. Yvette était une très jolie rousse auburn aux yeux bleus verts et à la voix grave et chaude et elle avait tapé dans l'oeil de Marc HERRAND. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que le jeune pianiste des COMPAGNONS ait succombé au charme de cette femme de quelques années son aînée ! Elle se souvient d'ailleurs avoir bafouillé dans les années cinquante lorsqu'il s'est agi de la présenter au cours d'un spectacle en pastichant Pierre REP, l'homme grand spécialiste des "maniches à laver" qui en aura amusé pas mal avec ses savants bafouillages ! Elle l'avait fait de la façon suivante : Yvette GIRAUD, accompianée au piano par Marc HERRAND. Obnubilée, elle aura par la suite peur de se tromper à nouveau, ce qui arrivera du reste, au point d'en arriver à changer finalement son texte de présentation et de dire, tout simplement : Yvette GIRAUD, au piano d'accompagnement : Marc HERRAND !

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  • Commentaires

    1
    Berthoux
    Vendredi 16 Octobre 2015 à 11:05

    bonjour,

    j'ai connu Régine à Nouméa ! elle a toujours la Classe ! je l'embrasse.

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