• Voici déjà trois ans, nous perdions notre boss !

    1ere couv en 75 dpiEn cette journée où nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une pensée pour Jean-Louis JAUBERT, "le boss des Compagnons" nous ne pouvons que revenir sur l'un des événements de sa longue carrière chez les COMPAGNONS DE LA CHANSON : sa rencontre avec Edith PIAF en mars 1946.

    Le jeune Alsacien avait eu l'occasion de croiser la grande artiste en avril 1944, deux années plus tôt à la Comédie Française à Paris lors d'un gala donné au profit des cheminots alors qu'il était encore COMPAGNON DE LA MUSIQUE à Lyon et qu'il faisait ses classes chez l'ancien assistant du maître de chapelle de la cathédrale de Dijon : Louis LIEBARD. Dans leur biographie consacrée au groupe, Christian FOUINAT et Louis PETRIAC évoquent cette soirée de mars 1946 qui aura précipité la destinée de neuf garçons (ils n'étaient encore que huit ce printemps-là) et celui de cette artiste hors du commun qu'était déjà la grande Edith PIAF. Avec elle, ce sera le départ d'une liaison de quelques mois, alors qu'elle venait de rompre avec un certain... Yves MONTAND... Et ce jusqu'à ce qu'Edith rencontre Marcel CERDAN au début de l'année 1948 !

    Voici déjà trois ans, nous perdions notre boss !VILLEURBANNE, 20 MARS 1946... Alors qu'il a projeté de passer la soirée avec ses amis Mimi Coutelen et Hubert Lancelot, sans encore se douter que les échanges entre les deux jeunes tourtereaux avaient franchi une étape supplémentaire, Jean-Louis resté seul tombe sur une affiche vantant un spectacle d'Edith. Soucieux d'employer utilement sa soirée, il se rend finalement à son récital. A quoi tient le destin ?... Un contact est pris qu'un dîner prolongera. Jean-Louis et Edith, sans encore s'en rendre compte, se sont plus trouvés que retrouvés. Il sait, lui, que les Compagnons ont besoin de soutien et que cette femme, dont tout le monde s'arrache les faveurs, représenterait pour eux la Providence si elle... Et elle répondra à son attente en leur rendant à son tour (fin mars 1946) une visite de politesse au Casino de Montparnasse où les Compagnons donneront par la suite un spectacle. Les quelques impressions d'Hubert Lancelot en avril 1946 montrent que son admiration à lui pour Edith n'était pas feinte. "Edith était encore jeune, gaie, insouciante, en bonne santé et sans doute la plus heureuse. Toujours prête à s'amusait, riant de tout et de rien comme une petite fille. Elle adorait faire des blagues innocentes mais aussi cruelles, adorant brocarder ses camarades... Son seul souci dans la vie était d'aimer et de chanter l'amour car elle en avait besoin comme on a besoin de boire ou de respirer." Et au moment où elle retrouve Jean-Louis, vient de se terminer sa liaison avec Yves Montand  (EXTRAIT p. 66 et 67)

     

    13.01 couleur Piaf et ses protégés 1946

    Sur cette photo prise en 1946, Jean-Louis se trouve juste derrière Edith, à la gauche de Marc HERRAND.

     

    ENTRE MYTHE ET EVIDENCES (Biographie), Christian FOUINAT et Louis PETRIAC ISBN n° 978-2-918296-02-7 - 26 € 

    « Enfin j'ai ma maison d'Hubert Giraud Le 4 juin 2008, il fêtait ses 100 ans ! Son portrait »

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